Schareina et Goczal gagnent au Bivouac Refuge
Dakar 2026 |
Étape 9 |
WADI AD DAWASIR
> BIVOUAC REFUGE
13 janvier 2026
- 15:15
[GMT + 3]
MOTOS | SCHAREINA, POUR EXISTER ET Y CROIRE
- Les étapes marathon-refuge ne sont pas abordées comme les autres. Et celle qui partait ce matin de Wadi ad Dawasir présentait de plus des difficultés de navigation qui ont rapidement changé la donne entre les protagonistes des derniers jours. La belle histoire de Benavides n’est peut-être pas terminée, mais son séjour au sommet du classement a au minimum été interrompu. Le gros coup du jour a été porté par Tosha Schareina, le plus inspiré en début de parcours pour choisir le bon canyon à un point où ses rivaux on pris la mauvaise option, et surtout le plus rapide sur toute la fin de la spéciale, bouclée avec le meilleur temps : 6’24’’ plus vite que Daniel Sanders, et 6’22’’ par rapport à son coéquipier Honda Ricky Brabec.
- Le pilote espagnol, toujours 4e du général avec un retard ramené à 15 minutes, peut continuer à se mordre les doigts au sujet des dix minutes de pénalité prises sur la première étape marathon et sans lesquelles il serait bel et bien en train de livrer le duel pour lequel il était attendu avec Daniel Sanders. Le tenant du titre est en effet le principal bénéficiaire de la journée, puisque sa confusion commune avec son coéquipier Luciano Benavides lui fait perdre un peu moins.
- Le pilote australien de KTM retrouve ainsi la tête du classement général, qu’il domine avec 6’24’’ d’avance sur son rival américain Ricky Brabec. La marge n’est pas réellement confortable avant la deuxième manche du marathon, dans laquelle le chasseur Honda prendra le départ trois minutes après lui et où le copieux programme de dunes réserve peut-être des surprises.
AUTOS | LES GOCZAL EN FÊTE
- Ils nous ont habitués aux coups d’éclat. Mais celui du jour s’impose comme le plus fort de leur carrière sur le Dakar. Eryk Goczal avait impressionné pour son grand baptême en 2023, remportant 4 étapes et la catégorie SSV à seulement 18 ans. Cette année, il signe son premier succès d’étape pour ses débuts dans la catégorie reine. Le gamin polonais n’est jamais à court de prophéties sur le destin de sa famille dans les classements du Dakar. Aujourd’hui, son père n’est pas là pour l’accompagner, mais son oncle Michal signe le deuxième temps de la spéciale.
- C’est un véritable chamboule-tout dans un mouchoir de poche qu’a connu le classement général à l’issue de la 9e étape. Nani Roma retrouve le sommet qu’il n’avait plus connu depuis l’année de sa victoire, en 2014. Mais une bataille des nerfs se prépare dans la tête des trois pilotes les plus expérimentés de l’élite. Trois anciens vainqueurs composent le podium, puisque le Catalan s’apprête à se lancer dans un Clasico avec son coéquipier madrilène Carlos Sainz, qui le suit à 57’’.
- Et à l’entame des quatre dernières étapes, peut-on croire que Nasser Al Attiyah, délogé de son trône mais seulement posté à 1’10’’, ne pourrait pas faire le mouvement inverse dans sa Dacia Sandrider dès demain ?
- La hiérarchie reste ouverte comme jamais aussi proche du but. Mais s’ils ne sont pas totalement exclus du jeu, deux perdants du jour peuvent être nettement identifiés. Henk Lategan doit sa survie dans les accessits (4e à 6’13’’) au pit-stop qui a été installé au km 183 et où il a pu faire réparer sa direction assistée, mais cet arrêt de 14 minutes lui a fait perdre sa place sur le podium provisoire. La dégringolade est encore plus dommageable pour Mattias Ekstrom, qui a quitté Wadi en 2e position du général et qui rentrera dans sa tente ce soir en tant que 5e, à 11’19’’, après une grosse erreur de navigation.
