Le Dakar met le cap au sud. Les deux dernières éditions, consacrées à un tour des déserts saoudiens, ont pu donner la mesure de la diversité des paysages du pays, allant des canyons et falaises de la région de Neom aux cordons de dunes entourant Riyadh, en passant par le littoral de la Mer Rouge qui a surtout dévoilé d’infinies nuances de bleu. Pour aller chercher les difficultés de pilotage qui sélectionnent les maîtres du franchissement, le parcours 2022 s’aventure dans l’Empty Quarter, aussi sablonneux que mystérieux. Dans cette immensité de sable et de dunes, les virtuoses du guidon et du volant sauront prendre l’avantage à condition d’appréhender la navigation avec le même soin.

Un prologue, version sable
Le ton sera donné dès la mise en route des moteurs. Même sur un court exercice destiné à définir un ordre de départ cohérent pour la première étape, les environs immédiats de Ha’il offrent déjà des portions de sable conséquentes. De quoi s’habituer en douceur à un menu qui deviendra ensuite très copieux : il y aura ensuite trois étapes 100 % dunes !

Deux étapes en boucle
Il faut par endroits prendre le temps de se poser pour exploiter le potentiel sportif des terrains qui nous sont offerts. Ce sera le cas à deux reprises sur le Dakar 2022. La formule donne également l’occasion aux structures d’assistance de ralentir leur rythme pour mieux se consacrer à leur mission essentielle.

Etape marathon, dans la tradition
La gestion de la mécanique ainsi que des efforts que l’on inflige à son organisme fait partie des piliers du rallye raid. Et cette dimension n’est jamais aussi décisive que sur une étape marathon, où la faculté d’autonomie s’impose, y compris dans un contexte d’entraide. Dans l’Empty Quarter, les deux journées de ce marathon se disputeront « à l’ancienne ».



Ha’il

C’est peut-être la capitale des nomades en Arabie Saoudite. Ha’il a longtemps été une halte sur la route commerciale reliant la Mer Rouge à la Mésopotamie. Lieu d’échange, de pause ou de transit, la ville a développé un sens de l’accueil ancré dans le mode de vie. C’est ici que le noyau des pilotes saoudiens s’est constitué, là où le rallye annuel est devenu le rendez-vous de toute la communauté du rallye raid. Après avoir déjà reçu le Dakar pour une étape en 2020 puis pour la journée de repos en 2021, Ha’il s’apprête à organiser les vérifications et le départ en 2022. Un bivouac-départ y sera installé pour plonger d’emblée dans l’ambiance.

 

Riyadh

Les grands vergers qui ont donné son nom à la ville au XVIIIe siècle (jardins en arabe) ont pour l’essentiel laissé place à un tissu urbain qui s’étend sur plus de 1 500 km2 (vs 105 km2 pour Paris, 203 km2 pour Buenos Aires) et accueillant plus de six millions d’habitants. La poussée démographique constatée dans la capitale depuis les années 70 s’est accompagnée de la construction de plusieurs gratte-ciels grandioses à l’architecture novatrice, comme la Tour Al Faisaliah (267 m), le Kingdom Center (302 m) ou le Burj Rafal (307 m). La capitale du royaume saoudien a vu l’arrivée du Dakar 2020 et s’ouvre à nouveau comme oasis aux pilotes et équipages de l’édition 2022… pour une courte journée de repos.  

 

Jeddah

C’est dans le poumon économique du pays que le Dakar a débarqué en Arabie Saoudite en 2020. Puis en 2021, un parcours en boucle avait été dessiné avec départ et arrivée à Jeddah. Les rivages de la Mer Rouge, comme récompense pour tous les efforts fournis sur plus de 8 000 kilomètres. 


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