Téléchargez l'application
Plongez au coeur du Dakar
Utiliser

Feu vert pour la lanterne rouge

Dakar 2026 | Étape 3 | ALULA > ALULA
6 janvier 2026 - 21:09 [GMT + 3]

Après trois étapes, Jatin Jain pointe en 105e et dernière position du classement général, mais poursuit son objectif d’arriver au bout du Dakar. Il reste le seul Indien en course et tient à son statut de porte-drapeau.

JAIN Jatin (ind), Desert Storm, Kove, Rallye 2, FIM W2RC, portrait during the Stage 2 of the Dakar 2026, on January 5, 2026 between Yanbu and Al-Ula, Saudi Arabia
JAIN Jatin (ind), Desert Storm, Kove, Rallye 2, FIM W2RC, portrait during the Stage 2 of the Dakar 2026, on January 5, 2026 between Yanbu and Al-Ula, Saudi Arabia © A.S.O./Charly López
82 JAIN Jatin (ind), Desert Storm, Kove, Rallye 2, FIM W2RC, action during the Stage 2 of the Dakar 2026, on January 5, 2026 between Yanbu and Al-Ula, Saudi Arabia - Photo Antonin Vincent / DPPI
82 JAIN Jatin (ind), Desert Storm, Kove, Rallye 2, FIM W2RC, action during the Stage 2 of the Dakar 2026, on January 5, 2026 between Yanbu and Al-Ula, Saudi Arabia - Photo Antonin Vincent / DPPI © Antonin Vincent / DPPI

Les heures supp’ ne lui font pas peur. Jatin Jain se lance dans son deuxième Dakar en toute connaissance de cause. L’année dernière, il n’a passé que six jours en course, et avait été contraint à l’abandon après une nuit interminable pendant laquelle sa moto avait abdiqué avant lui. Mais Jatin est du genre accrocheur, et a donc continué à s’exercer toute l’année sur les manches du championnat du monde W2RC, devenant un habitué de la dernière ligne des classements, mais accumulant une expérience qui pourrait l’aider à devenir le 4e pilote indien à terminer le Dakar, après CS Santosh, Aravind Prabakhar et Harith Noah. Il est déjà acquis qu’il ne parviendra pas à se mesurer à ses compatriotes en termes de résultats, puisqu’il navigue depuis le début dans les profondeurs. Mais sa stratégie est assumée, comme il l’expliquait dans la lumière des phares à son arrivée à AlUla : « J’ai passé 11 heures sur la selle depuis ce matin, peut-être 12. Je n’étais pas trop fatigué au ravitaillement, mais avec la poussière ensuite, c’est devenu dur… j’ai mangé plus de poussière que de nourriture ».

Conscient des difficultés qui l’attendent, Jatin Jain ne semble pas gagné par le découragement, bien au contraire. « Cette fois-ci je suis là pour aller au bout, quoi qu’il arrive. Je suis le dernier Indien en course, après la chute d’Harith Noah, alors je dois tenir. Je ne suis pas encore exténué, c’est la routine du Dakar : une courte nuit, on se réveille à 5 heures et c’est reparti pour une dizaine d’heures ». Quand la situation se complique, le motard sait qu’il ne peut pas compter sur une technique de champion, et que son mètre soixante-cinq ne l’aide pas à affronter les difficultés : « aujourd’hui c’était compliqué avec toutes ces pierres. Je ne suis pas très grand, alors dans les passages trialisants, je suis parfois descendu de la moto pour la pousser, ça m’a certainement coûté deux heures. Mais je ne suis pas tombé une seule fois et je n’ai pas raté un seul way-point ». En fond de classement, on sait aussi afficher un sans-faute !

Dakar 2026 - Inside bivouac - Jatin Jain

Suivez-nous

Recevez des informations exclusives