« Nous sommes les petits poucets de la catégorie Ultimate »
معلومات عن الطاقم
- C’est à moto et sur les circuits que Christian Lavieille est devenu une machine à gagner. Champion du monde d’Endurance moto 1998, il a à son palmarès les trophées du Bol d’or et des 24H de Spa-Francorchamps, gagnés trois fois. Sa deuxième carrière de pilote s’est construite en auto. Il a découvert le Dakar en 2003 et le fréquente sans interruption depuis. L’édition 2026 sera sa 23e participation.
- L’ancien motard s’est rapidement fait un nom en rallye-raid. Après une petite collection d’abandons, il a trouvé sa place au plus haut niveau, suivant une progression exemplaire qui l’a mené à terminer à la 6e place en 2015. Le Varois affiche trois places dans le Top 10, au volant de trois véhicules différents : 8e en 2011 avec Nissan-Dessoude ; 8e en 2014 dans un Haval-SMG ; 6e en 2015 avec un Toyota Hilux.
- Des victoires, Lavieille en a obtenu sur différentes courses, de la Chine à l’Égypte. Il s’est aussi imposé au Dakar en « Production », classe uniquement ouverte à des véhicules proches des modèles de série. Trois succès empochés pour le compte de l’écurie Toyota Autobody (2017, 2019, 2020). Il aspire désormais à le faire en catégorie 2 roues motrices, dont il a terminé 2e en 2023 et 2024.
- Le Français relève à nouveau ce défi en 2026, toujours avec MD Rallye Sport et son célèbre Optimus. Ce sera sa quatrième participation consécutive avec son navigateur Valentin Sarreaud, désireux de tourner la page d’une édition 2025 qui s’est mal finie (abandon sur panne mécanique) alors que le duo fonçait vers la gagne en 2RM. Nouveauté FIA : l’admission d’air a été augmentée d’un millimètre, ce qui permettra une meilleure entrée d’air. De quoi aider le buggy à faire un peu mieux face aux surpuissants T1+.
- Impliqué dans les sports mécaniques depuis les années 2000, Valentin Sarreaud a immédiatement été attiré par le siège de droite quand il a débuté. D’abord dans des rallyes de sa région, puis en gravissant les échelons au niveau national, jusqu’à concourir en WRC-2, notramment au côté de Yoan Rossel pendant la saison 2022.
- Sa découverte du Dakar s’est faite en 2019, sur une proposition de Michaël Pisano. Le séjour au Pérou a été court (abandon lors de l’étape 4) mais Valentin a persévéré, puis a trouvé une stabilité dans son association avec Christian Lavieille dans l’habitacle de l’Optimus. Ils bataillent à la hauteur du Top 10 et luttent pour le titre en 2 roues motrices. Tel est l’objectif assumé, après une édition 2025 à la fin malheureuse (panne mécanique) alors qu’ils fonçaient vers la victoire en 2RM.
- En plus d’une discipline qui l’a conquis et où il excelle, le Gardois s’épanouit aussi en rallye- raid pour le calendrier moins dense que le rallye traditionnel. Il peut ainsi se consacrer tout aussi pleinement à son métier de pompier, et en particulier à sa mission de chef d’une unité de secours en milieu périlleux montagne (SMPM). Il a pour spécialité les interventions nécessitant des experts en spéléologie et en canyoning. Un travail qui demande un sang froid et des qualités, physiques comme mentales, également sollicitées en compétition auto.
طموح
« Même si on était compétitifs avant notre abandon en 2025, on a connu des galères qui nous ont mis dans une mauvaise spirale. On a retenu pas mal de choses à ce sujet, et il nous faut rebondir en 2026. Il y a un gros plateau en Ultimate, on est un peu les petits poucets de la catégorie. On veut se battre devant en 2 roues motrices et essayer d’aller chercher une belle place au général, mais sur le papier, il y a beaucoup de voitures plus compétitives que nous. Le plateau s’étoffe de plus en plus. Après, cela dépend de qui est au volant ! Dix pilotes peuvent gagner le Dakar… et c’est énorme. J’espère une édition difficile, car si c’est le cas, cela fera trébucher les voitures officielles qui ne vont pas gérer, et ce sera à nous de bien le faire. Je pense que garder le même navigateur fait partie de la recette de la réussite. C’est important de bien se connaître, car le Dakar est fait de moments difficiles. Valentin connaît la voiture, ses points faibles et ses points forts, ce qu’il faut emmener comme outillage, comment intervenir, etc. C’est une expérience qui donne un petit plus quand il y a des problèmes, des imprévus. On a un peu la même philosophie dans la vie, la même bonne hygiène de sportif, le goût des challenges… C’est un ADN commun important. »
« Abandonner à trois jours de l’arrivée, alors qu’on menait la catégorie des 2 roues motrices, c’est forcément frustrant. Mais il s’agissait d’un souci mécanique auquel on ne pouvait rien faire. Le positif est qu’on était dans le coup, dans les clous de nos objectifs, et que l’entente avec Christian a bien fonctionné. D’un point de vue personnel, c’est une fierté que quelqu’un comme lui me fasse confiance. Cela veut dire qu’il est content de moi et c’est une preuve de mes compétences. On repart donc sur la même base, avec de petites évolutions sur la voiture, comme chaque année. On a un peu gagné en poids, et la FIA a aussi libéré un millimètre de bride, ce qui devrait nous donner un peu plus de performance. Cela va être mon septième Dakar et, sans prétention, je ne veux plus me contenter de finir : je veux jouer quelque chose. Qu’est-ce qu’un Dakar réussi ? Cela dépend d’où on met le curseur de la réussite. Le rêve, l’idéal, serait de gagner en 2 roues motrices et de ne pas être loin du Top 10 au général. Mais avec le nombre de T1+ face à nous, c’est de plus en plus compliqué. »