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Réunir sur la même épreuve des pilotes amateurs aux côtés de professionnels engagés par des constructeurs officiels, des véhicules utilisant des technologies ou des châssis totalement différents, oblige à se poser en permanence la question de l’équité entre les concurrents. Les adaptations du règlement du Dakar, qu’il s’agisse de dispositions techniques pour les autos ou des bonifications attribuées aux motards qui ouvrent la spéciale, cherchent justement à créer les conditions d’une compétition aussi ouverte que juste.

Motos : des "bonifs" pour les ouvreurs

La mécanique des ordres de départ produit des effets de yo-yo qui pénalisent le vainqueur d’étape de la veille, contraint à s’élancer dans la position délicate d’ouvreur. Afin de ne pas freiner les ambitions, un système de compensation a été mis en place pour valoriser ceux qui assurent la navigation à l’avant de la course. Sur la grande majorité des étapes, le décryptage instantané des passages aux way-points entre le départ de la spéciale et l’arrêt au ravitaillement (environ 200 kilomètres en moyenne) permettra d’identifier les pilotes qui sont restés à l’avant, afin de leur attribuer les bonifications suivantes : 1,5 sec./km au premier ; 1 sec./km au deuxième ; 0,5 sec./km au troisième. Exemple : si le pilote qui a pris le départ le premier ouvre la route pendant 200 kilomètres, il recevra 300 sec de bonifications (soit 5 minutes), tandis que le deuxième sera récompensé de 200 sec. (3’20’’) et le troisième de 100 sec. (1’40’’).

Autos : on ne s'arrête plus

Une expérimentation a été menée sur l’édition 2022, imposant à tous les équipages autos une pause de 20 minutes à la hauteur du poste de ravitaillement. Les bénéfices minimes en termes de récupération ont aussi fait apparaitre des conséquences contraires à l’esprit de la discipline en termes de stratégie, l’arrêt permettant par exemple aux véhicules de tête d’obtenir des informations sur les temps réalisés par leurs poursuivants. Les véhicules engagés en T1 et T2 seront donc invités à traverser la zone, en respectant une courte neutralisation technique avant de repartir à l’assaut du chrono. Toutefois, les T3 et T4 s’arrêteront bien 20 minutes afin de faire le plein de carburant.

Les "Explorers" récompensés

Selon les résultats obtenus sur les précédentes éditions du Dakar et les épreuves majeures du rallye-raid, les pilotes auto les plus expérimentés se verront attribuer le statut de Silver, Gold ou Platinum. Mais au-delà de l’élite, la discipline vit aussi grâce au dynamisme et à l’engagement des équipages évoluant un peu plus loin dans les classements. Cette année, une récompense sera donc attribuée chaque soir au meilleur duo parmi les Explorers, c’est-à-dire tous ceux qui ne se trouvent pas dans les trois appellations précitées.

Original by Motul : on ne gagne qu'une fois

Un volumineux carré d’irréductibles, des motards qui font le choix de vivre le Dakar à la dure, participe au classement Original by Motul, pour lequel de nouvelles conditions d’admission ont été ajoutées. Désormais, les pilotes qui présentent un palmarès de haut niveau, ou qui ont été pilotes professionnels durant une première carrière en rallye-raid, n’apparaitront plus dans le classement des Original. Parmi eux, ceux qui le souhaitent pourront bien sûr rejoindre les « malles-motos », adopter ce mode de vie à part et même être accueillis comme ambassadeurs des Original by Motul. De même, toujours avec l’intention de favoriser les amateurs, le titre en jeu ne sera plus attribué à un pilote ayant déjà remporté la catégorie.

 

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