« Chaque Dakar fait de moi quelqu’un d’autre »
En resumen
- Mathieu n’a jamais connu ni cherché la facilité. Autodidacte, élevé par sa mère dans une famille qui n’était pas pratiquante de moto tout-terrain, il en voulait toujours plus. Dans son parcours, il a pris soin de monter le plus vite possible dans la catégorie supérieure pour apprendre au contact des meilleurs, quitte à se priver des lauriers. D’où le surnom de « Much » donné par sa mère.
- Le Nancéen fait partie de la « génération Covid », ces pilotes dont le confinement a précipité le départ vers le rallye-raid. Enduriste jusqu’en 2020, il s’est lancé dans l’aventure avec pour ambition immédiate de s’inscrire au Dakar. 29e dès sa première participation en 2021, il a crevé l’écran national en finissant 3e meilleur français. Sa progression l’a conduit à grimper au 16e rang en 2024, en plus d’entrer dans le club des vainqueurs d’étapes en Rally 2.
- La résilience physique et mentale de « Much » a été testée à plusieurs reprises. Une chute au Dakar 2022 a anéanti ses espoirs de bons résultats, de même qu’une panne en 2025. Il s’est également blessé au coude lors du Rallye du Maroc 2024, puis à la clavicule sur la même course en octobre dernier. Il a aussi subi une ligamentoplastie début 2025 pour soigner son épaule. Des épreuves dont il a tiré force et leçons, qui le construisent en tant que pilote et personne. Remis à 100 %, il aborde l’édition 2026 en tant que sérieux outsider de la catégorie Rally 2, où il a déjà remporté trois spéciales.
- Le Toulois a le diplôme pour former et accompagner des pilotes amateurs dans leur passion. Il l’a même fait en enduro, mais a dû mettre cette activité entre parenthèses pour se dédier à sa carrière de pilote professionnel. La transmission lui plaît et il n’écarte pas d’y revenir plus tard, dans ce rôle ou un autre. Celui de team-manager l’intéresse tout particulièrement.
Ambición
