Saoudiens du Dakar : le futur au féminin

Dakar 2022 | Etape 7 | Ha'il > Sakaka
10 janvier 2021 - 06:19 [GMT + 3]

Les femmes ont obtenu le droit de conduire en juin 2018 en Arabie Saoudite et la fédération saoudienne des sports mécaniques soutient maintenant les projets de plusieurs pilotes féminines. Dania Akeel et Mashael Alobaidan, spectatrices particulièrement attentives invitées sur le rallye ont pour objectif de prendre le départ… en 2022 si tout va bien.

Akeel Dania (sau), Saudian female driver who want to take part to the Dakar Rally in 2022 during the Rest Day of the Dakar 2021 in Ha’il, in Saudi Arabia on January 9, 2021 - Photo Julien Delfosse / DPPI
Akeel Dania (sau), Saudian female driver who want to take part to the Dakar Rally in 2022 during the Rest Day of the Dakar 2021 in Ha’il, in Saudi Arabia on January 9, 2021 - Photo Julien Delfosse / DPPI © Julien Delfosse / DPPI

Il faudra certainement compter avec elles sur le Dakar. Une poignée de pilotes et équipages saoudiens ont terminé en 2020 le plus grand rallye du monde qui se jouait pour la première fois à domicile. Et cette année, huit véhicules pilotés par des Saoudiens ont été engagés, tous encore en course pour aborder la deuxième semaine. Pour le moment, aucune femme n’a réussi à se faire en chemin jusqu’à la ligne de départ, mais c’est bien l’objectif que se sont fixées par exemple Dania Akeel et Mashael Alobaidan, qui ont en commun d’avoir goûté aux sports mécaniques en commençant par la moto, respectivement sur circuit et en cross. « J’ai commencé très jeune avec un quad 50cc parce que ma famille avait une maison de vacances proche d’une place, puis vers 13 ans j’ai eu une moto 150cc, se rappelle très clairement Dania pour évoquer ses premiers frissons au guidon. J’ai ensuite étudié au Royaume-Uni, c’est là que j’ai passé mon permis moto, puis je me suis installé pour travailler à Dubai où j’ai vraiment commencé à apprendre à piloter pour participer à des compétitions ». De retour dans sa ville de Jeddah, la sportive désormais aguerrie a reçu en 2018 le premier permis moto accordé à une femme.

Le parcours atypique de Dania Akeel a tapé dans l’œil de la fédération saoudienne de sports mécanique, qui a mis en place un programme de promotion de la pratique féminine en même temps que le pays se préparait à accueillir le Dakar. Naturellement, la grande jeune femme de 32 ans a été enthousiasmée par l’invitation reçue pour visiter le bivouac en 2020 : « Je suis tout de suite tombée amoureuse de cette ambiance, de cette communauté. Je pourrai aussi vivre sur un circuit de moto tellement j’aime ça, mais en plus on est en contact avec la nature dans cette discipline, donc c’est vraiment la combinaison parfaite pour moi ». Dès lors, la perspective de participer à cette aventure est devenue la priorité pour Mashael comme pour Dania, qui a en tête une stratégie très claire et cohérente pour y parvenir : « J’aime tout ce qui se pilote, mais pour le rallye, j’ai envie de commencer par un véhicule léger, j’assume de ne pas avoir le niveau à moto. J’ai trop à apprendre, notamment en navigation. C’est pour cela que je viens en spectatrice cette année, je suis là pendant tout le rallye pour observer, pour poser des questions, pour ne pas être surprise par le fonctionnement le jour où ce sera mon tour d’être en piste. Je marche par étape, il ne s’agit pas de se précipiter ». La méthode et la patience, voilà deux qualités bien nécessaires pour réussir sur le Dakar. Le chemin est tracé.

Alobaidan Mashael (sau), Akeel Dania (sau), Saudian female driver who want to take part to the Dakar Rally in 2022 during the Rest Day of the Dakar 2021 in Ha’il, in Saudi Arabia on January 9, 2021 - Photo Julien Delfosse / DPPI
Alobaidan Mashael (sau), Akeel Dania (sau), Saudian female driver who want to take part to the Dakar Rally in 2022 during the Rest Day of the Dakar 2021 in Ha’il, in Saudi Arabia on January 9, 2021 - Photo Julien Delfosse / DPPI © Julien Delfosse / DPPI

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