Une bonne raclée

4 janvier 2021 - 10:00 [GMT + 3]

Quatre-vingt-treizième à l’issue de la première journée, Pierre Cherpin a d’emblée été mis à l’épreuve. Quatre chutes, une moto bien râpée, un airbag déclenché... Pas de quoi faire douter le gaillard.

Il l’avoue. A l’entame de son quatrième Dakar, Pierre Cherpin ne s’attendait pas à en baver autant. « J’ai pris une grosse raclée », lâchait l’entrepreneur nordiste à l’arrivée de la spéciale de la première étape. Témoins de cette raclée, un pare-main cassé et une moto bien éraflée. « Je suis tombé quatre fois ! J’en ai pris une bonne, j’ai même déclenché mon airbag en m’envolant. J’aime pas les cailloux, les pierres ça me fait peur. Moi ce qui me plait c’est le sable... Du coup, j’ai fini tranquille, je n’ai même pas voulu m’arrêter pour changer de masque quand la nuit est tombée car je ne voulais pas perdre cinq minutes de plus. » Pas de quoi entamer la bonne humeur et l’enthousiasme de ce pilote qui a terminé deux de ses trois premiers Dakar. « Rien de grave, juste de la carrosserie, deux ou trois trucs à changer, se rassurait-il avant de rejoindre le bivouac. Il ne me reste que 35 km de liaison. Je vais rentrer doucement, réparer tout ça, manger un morceau et faire un gros dodo. Aujourd’hui j’ai été nul mais demain sera un autre jour. En tout cas, c’était une véritable étape, pas une simple mise en jambes. » Cet amateur de voile et de ski qui a découvert la moto sur le tard a toujours pris la course avec philosophie. « Je viens pour l’aventure et pour la découverte, je ne suis pas un bon pilote, insiste-t-il. J’admire les gars qui jouent les premières places. Je ne sais pas comment ils font pour rouler sur un tel rythme tout en lisant les notes du road-book. » Ce matin, Pierre Cherpin a renfilé son casque et ses gants. Prêt pour une nouvelle aventure.

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