

Nous allons vous faire vivre le Rallye Dakar 2011 vu du sol en laissant la parole au pneumatique BFGoodrich All-Terrain+ qui équipe, entre autres, les voitures officielles Volkswagen et BMW. Pour un pneu aussi, le Dakar est une sacrée aventure et un vrai défi.
L’asphalte élimé de l’Avenue 9 de Julio n’est pas franchement ma tasse de thé. Même si l’ambiance était surchauffée au pied du podium de Buenos Aires où près d’un million de spectateurs venus admirer mes flancs noir brillant, je préfère largement la piste et les grands espaces, le terrain pour lequel j’ai été conçu par les ingénieurs et chimistes de BFGoodrich en France.
Après quelque 600 km de bitume, enfin la première piste du Dakar 2011 s’ouvre à moi. Entre Rio Cuarto et les environs de Cordoba, la spéciale est sinueuse et serpente au milieu des collines. La terre est souple, mais les relances incessantes en sortie de courbe me font tourner la tête. Je patine, les pilotes dosent les 300 chevaux de leur prototype. Ca y est, je parviens à me cramponner à cette terre sablonneuse pour offrir l’adhérence maximum avant un nouveau freinage. Les plus expérimentés nous font glisser, surtout mes deux compères à l’arrière. On frôle les bas-côtés où les pierres tranchantes n’attendent qu’une dérive trop ample pour nous faire la peau.
Et puis le ciel nous tombe sur la tête : une averse aussi soudaine que violente inonde la piste. Nous avons été conçus pour rouler dans toutes les conditions. Grâce à nos profonds sillons et une sculpture très aérée, on parvient à évacuer des litres d’eau et de boue à la seconde. Mais le sol est devenu si glissant et la visibilité si réduite que nos pilotes sont contraints de baisser le rythme. Ouf, on souffle un peu. Carlos Sainz compare cette spéciale à celle d’un RAC Rally ; dans la boue des forêts galloises et écossaises où nos aïeux ont signé des exploits inoubliables…
Les orages nous accompagnent encore le lendemain dans les sierras entre Cordoba et San Miguel de Tucuman : la pluie dégouline sur les sommets culminants à plus de 2000 m d’altitude. Aujourd’hui, la piste est très technique, avec des virages masqués et serrés. Les pilotes n’hésitent pas à braquer violemment, à jouer du pied gauche pour maîtriser la dérive. On doit être hyper réactifs et avoir une bonne tenue latérale pour limiter la glisse. Certains pilotes ont tutoyé les limites physiques de l’adhérence : plusieurs de nos confrères ont même fini en l’air !
En fin d’étape, c’est la poussière et une piste roulante et sablonneuse qui s’offrent à nous. Des conditions difficiles car les hautes vitesses et les températures élevées, 36°C à l’air, près de 50°C au sol, augmentent notre pression interne. Mais nos pilotes ont parfaitement su ajuster les pressions au départ et les contrôler sur les ordinateurs de bord en course.
Entre Tucuman et Jujuy, c’est une forêt de plus en plus dense qui nous attend, avec ses risques de crevaison inhérents aux souches d’arbre mal placées. Et puis on franchira la Cordillère des Andes avant de plonger dans le sable de l’Atacama. Enfin, les premiers hors-pistes du Dakar. Le terrain de jeu favori des pneus BFGoodrich All-Terrain+…
Pour nous, les choses sérieuses ont débuté avec l’entrée du rallye au Chili. Le sable, les dunes géantes, les ergs, les grands espaces… Nous, les All-Terrain+, on reprend volontiers un peu de désert.
Le désert de l’Atacama est le plus aride au monde. Il n’a jamais plu à Calama, dit-on, la ville qui accueille la 4e étape du rallye. On ne risquait donc pas l’aquaplanning sur les 206 km de spéciale. Le départ était donné au pied de la majestueuse Cordillère des Andes que nous avons franchi par le Paso de Jarama à 4836 m d’altitude - plus haut que le sommet du Mont-Blanc – entre les parcs nationaux Eduardo Avoroa, Los Flamencos et Olaroz Cauchari où vivent paisiblement lamas, vigognes et autres guanacos. Pour nous, pas de maux de tête, mais un peu de pression supplémentaire dans nos veines…
Mardi, entre Tucuman et Jujuy, sur le territoire originel des indiens d’Argentine, la piste se faufilait dans une végétation dense. Le sol dur et caillouteux nous a râpé la gomme. On affichait un taux d’usure de 45% à 50% à la fin des 329 km chronométrés. Et puis cette chaleur, omniprésente : 50°C au sol, on étaient cuits à l’arrivée. Certains ont lâché prise, éventrés par des pierres tranchantes. Deux de mes collègues ont carrément été déjantés après 600 m de course : leur Nissan a décollé sur une bosse avant de retomber lourdement sur ses roues gauches : imaginez, plus de 2,5 tonnes à réceptionner sur notre épaule droite en une fraction de seconde.
Le décor a radicalement changé en traversant les plateaux andins. Ici, au Chili, l’univers est minéral, aride, venteux et poussiéreux. Les pistes sont recouvertes de pierres et de sable. A plus de 180 km/h, ça tape fort, ça tabasse. Les pierres giclent contre nos flancs, s’engouffrent dans les passages de roues et rebondissent contre les jantes. On passe dans des rios assoiffés, dans des saignées cassantes, à une cadence infernale. Près de deux heures de souffrance, mais aussi de bonheur de pouvoir offrir le meilleur grip possible à nos pilotes.
Dernière descente en vue de l’arrivée, près du bivouac de Calama. On a chaud, plus de 90°C relevés sur notre épiderme. Mais tous les pains de gomme sont encore là. Un peu arrondis par l’effort certes, mais ils sont tous là.
Les pierres sont encore au menu de l’étape qui nous emmène à Iquique, sur les rivages du Pacifique. 423 km de pistes cassantes, empierrées et poussiéreuses. Une étape longue et éprouvante avec des salars brûlants et des canyons abyssaux à traverser. Elle se termine par une cinquantaine de kilomètres de dunes et une descente vertigineuse sur le bivouac : 2,3 km à 32% de pente. Surtout, ne pas s’emballer. Les pilotes conservent les gaz pour que nous puissions toujours motricer et que le sable gicle devant nos crampons. Le sable, on adore !
Depuis toujours, BFGoodrich accompagne tous ceux qui veulent repousser leurs limites. Engagé dans le Dakar en 1999, la marque entre dans la légende en s’affichant au classement général grâce à Jean-Louis Schlesser à bord de son Buggy Renault.

En 2006, Luc Alphand remporte la victoire de l’Euromilhöes-Dakar à bord de son Mitsubishi Pajero équipé de pneus BFGoodrich. En 2007, Stéphane Peterhansel offre à la marque son 8ème succès à bord de son Mitsubishi Pajero et en 2010, BFGoodrich est couronné une 10ème fois avec la victoire de Carlos Sainz sur Volkswagen. Fort de ces trophées, BFGoodrich conçoit des produits pour assurer à chaque conducteur un contrôle total, une parfaite réactivité et une précision de conduite inégalée.
Comme dans toutes les disciplines des sports mécaniques, le pneumatique est un élément incontournable. En Rallye Tout-Terrain, les pilotes recherchent un produit endurant, robuste polyvalent, mais aussi de plus en plus performant. Une épreuve Tout-Terrain rassemble souvent différents types de sol (pistes cassantes, rocailleuses, sable, poussière…) et les équipages peuvent rencontrer diverses conditions (chaleur, boue, terre gelée…). Dans la plupart des cas, comme au Rallye Dakar, le règlement n’autorise qu’un seul type de pneumatique pour toute la durée du rallye et interdit le « retaillage » de la bande de roulement pendant l’épreuve. Un pneu de Rallye Tout-Terrain doit donc être polyvalent.
Plus qu’aucune marque de pneumatiques, BFGoodrich porte gravée dans la gomme, l’audace et l’esprit de conquête de ceux qui cherchent toujours à se dépasser…
La route qui a mené Benjamin Franklin Goodrich à l’industrie des pneumatiques n’a rien d’une ligne droite. Avant de fonder BFGoodrich, il a été chirurgien, soldat, ouvrier dans les champs de pétrole, agent immobilier… Savoir maintenir le cap même quand la vie impose ses virages : cette philosophie s’applique au fondateur autant qu’à ses pneus.
En 1869, un incendie ravage la maison d’un ami de Benjamin Franklin Goodrich, mais les pompiers ne peuvent intervenir : le froid a gelé l’eau dans les tuyaux de cuir. Benjamin Franklin a alors l’idée de fabriquer des tuyaux de caoutchouc enveloppés de coton, insensibles au gel. Cette technologie évoluera vers les tuyaux d’arrosage, les pneus de bicyclette, d’automobile, les trains d’atterrissage d’avion… et de navette spatiale.
Être le premier, voila ce qui fait rouler BFGoodrich. Première traversée des États-unis en automobile en 1903, premier vol transatlantique sans escale en 1927 (BFGoodrich équipe le Spirit of St-Louis), premier pneu radial en 1965, premier pneu capable de rouler dégonflé en 1967, premier pneu à bande de roulement couleur en 1999, premier pneu 24 pouces pour 4X4 en 2002.
Savoir maintenir le cap même quand la vie impose ses virages…

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