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Actus

02-01-2009 - Tous à la parade

Copyright A.S.O. / Amaury Sport Organisation

217 motards, 25 pilotes de quads, 177 équipages en voiture et 81 autres en camions. Ils seront au total 837 pionniers, à bord de 500 véhicules, à s’élancer demain matin sur le parcours du 31ème Dakar, le premier sur le continent sud-américain. Ils ont pour l’instant profité d’une dernière journée dans la capitale, où les Porteños continuent de leur souhaiter bon voyage.

Dernières recommandations, dernières heures de repos, et surtout derniers encouragements avant le début du grand défi. Les pilotes et équipages des 500 véhicuLes partants sur le Dakar ont commencé leur journée par un grand rassemblement, le traditionnel « briefing » d’avant-course, durant lequel Etienne Lavigne, directeur du rallye, a répété quelques consignes, mettant l’accent sur la sécurité, et sur la confiance qu’il place dans les concurrents pour honorer et respecter les deux nouveaux pays d’accueil, l’Argentine et le Chili.

Avant de se consacrer à la course proprement dite, les véhicules ont prévu de gentiment chauffer leurs mécaniques sur une première boucle, nettement plus abordable que la grande qui les attend, avec une poignée de kilomètres. Au programme de cette parade, la visite d’une partie du centre de Buenos Aires, avec le parc de La Rural comme point de départ. Plusieurs lieux incontournables ont été placés sur le parcours : l’Automobile Club Argentin, une des institutions du pays aux 5000 courses organisées par an ; l’avenue du 9 juillet, que l’on revendique ici comme la plus large du monde ; et le célèbre Obélisque qui domine la Plaza de Republica. En plus d’une promenade ensoleillée dans la capitale argentine, les concurrents devraient profiter d’un immense bain de foule. Après les 80 000 visiteurs accueillis à La Rural pendant les « vérifs », les Argentins évoquent la possibilité de croiser près de 500 000 spectateurs massés le long du parcours. De quoi puiser l’énergie nécessaire pour s’attaquer aux 14 étapes à venir : il leur reste à tous 9500 km de routes et de pistes à couvrir.


02-01-2009 - ITW "Top 10" : Cyril Despres (Fra - 1 - KTM)

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« C’est avec la tête qu’on gagne un Dakar »

Double vainqueur du Dakar (2005, 2007), Cyril Despres aborde son rendez-vous de l’année avec sérénité. Finement préparé sur les plans technique et physique, le pilote KTM accorde aussi une place prépondérante à la dimension psychologique de la compétition.

Les données du Dakar sont totalement différentes cette année. A quoi vous attendez-vous avec ce changement de continent ?
Je m’attends à souffrir. Quand on s’engage sur cette course avec l’intention de la gagner, ce n’est jamais facile. Et ici tous les ingrédients sont réunis pour rendre le défi particulièrement corsé : la chaleur, la longueur des étapes, les passages en altitude. Pour parvenir à s’imposer, il faudra réussir à contrôler de nombreux paramètres.

Vous vous présentez en tant que tenant du titre, au sein d’une équipe KTM, dont la structure a elle aussi été modifiée. Est-ce un problème pour vous ?
KTM a en effet réduit les moyens de son équipe sur le Dakar, mais le format est tout à fait suffisant. J’ai Alain Duclos comme porteur d’eau, et nous avons chacun un mécanicien. En bref c’est une petite équipe mais nous sommes performants. De toute façon c’est avec la tête qu’on gagne un Dakar.

Vous êtes régulièrement présenté comme le favori de la course, et vous semblez accepter ce statut avec décontraction. La clé de vos succès se trouve-t-elle là ?
La pression est nécessaire pour rester concentré et jouer la gagne, mais il faut bien sûr réussir à la contrôler. Il se trouve que depuis plusieurs années, j’emmagasine de l’expérience. J’ai beaucoup appris, et je retiens avant tout qu’on ne peut pas tout gérer sur une course comme le Dakar. Personne n’est à l’abri des chutes ou des problèmes mécaniques : il y a toujours des surprises sur le Dakar et il faut donc être adroit pour gérer toutes ces situations. Il se trouve que j’ai maintenant suffisamment de recul pour m’en sortir. C’est en 2007 que j’ai reçu ma plus grande leçon. J’ai encore le classement de la 4ème étape, à l’issue de laquelle j’étais 17ème, suite à un problème de boite de vitesse. J’aurais très bien pu arrêter là, baisser les bras et rentrer chez moi. Après tout, je ne m’entraîne pas aussi longtemps et durement pour ce genre de résultat. Mais je me suis dit que les autres n’étaient pas plus à l’abri que moi. Et on connaît la suite…


02-01-2009 - ITW "Top 10" : Hans Stacey (Nld - 500 - MAN)

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« Nous sommes prêts »

Le tenant du titre a réussi tout ce qu’il a entrepris en 2008, avec notamment une victoire sur le rallye d’Europe Centrale. Son équipe est plus structurée que jamais et il vient défendre son titre en confiance, seulement gêné par une blessure au poignet gauche.

Hans Stacey, vous êtes sur place depuis quand ?
Nous sommes arrivés le 29 après un long voyage, assez fatigant. Notre programme est simplement d’attendre tranquillement le départ. Un peu de repos, se retrouver avec toute l’équipe, c’est ce qui est important avant une course aussi dure.

Comment avez-vous trouvé le camion ?
Nous l’avons récupéré au port et je l’ai conduit jusqu’à Buenos Aires. Nos mécaniciens ont dû travailler dur dessus car la traversée a eu des conséquences sur la batterie que nous avons trouvée à plat. C’est gênant, évidemment, car ce n’est pas une batterie habituelle. Elle fait partie des éléments spéciaux que comptent ce genre de camion et influe sur l’électronique du véhicule. Mais tout est rentré dans l’ordre.

Votre blessure au poignet gauche est-elle oubliée ?
Pas complètement. Je me suis donné cette blessure il y a maintenant un peu plus d’un mois et c’est sur le point de se terminer, mais je ressens toujours une gêne. Tout sera OK pour la course. Mais je vais mettre un bandage, le gant de course puis encore un strap. Le problème est que cette main est très sollicitée.

Sinon, dans quelle disposition vous présentez-vous ?
Physiquement je n’ai jamais été aussi bien. Nous avons beaucoup travaillé et avons fait un stage en montagne. Nous savons que la chaleur sera un élément important, mais tout le monde sera sur le même point à ce niveau. Nous sommes prêts.

 


02-01-2009 - ITW "Top 10" : Stéphane Peterhansel (Fra - 300 - MITSU)

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« Un peu dans l’inconnu »

Pour son 21ème Dakar, Stéphane Peterhansel se présente une nouvelle fois comme un prétendant à sa propre succession. Vainqueur de 6 Dakar à moto et 3 en auto (en 2004, 2005 et 2007), l’homme fort du Team Mitsubishi s’élance pour cette édition 2009 au volant du tout nouveau Lancer Diesel….


Comment vous sentez-vous à la veille du grand départ de ce Dakar ?
Je me sens vraiment bien, prêt. Nous sommes venus dès le 28 décembre pour bien nous acclimater, pour ne pas trop ressentir la pression. Je suis cool, bien reposé, sans stress. Nous rentrons doucement dans le rythme.

Vous prenez le départ au volant d’une Mitsubishi Lancer Diesel, c’est une nouveauté de plus pour cette 31ème édition ?
Cela fait maintenant un an et demi que nous développons ce modèle. Nous avons passé beaucoup de temps à rouler, au total 17 000 kilomètres d’essais. Il y a eu une évolution constante jusqu’en octobre pour finalement figer nos réglages et nous concentrer sur le Dakar. La voiture est très performante, fiable mais nous sommes un peu dans l’inconnu. Nous ne l’avons pas testée en course ou en confrontation avec nos principaux adversaires. Il y a donc de l’appréhension pour ce Dakar.

L’autre nouveauté, c’est évidemment le terrain ?
Ce Dakar en Argentine est un nouveau but pour moi. Je suis déjà venu en 2005 pour le Por Las Pampas et j’en garde un excellent souvenir, même si ce n’était pas facile. Les moyennes sont très variées. En Afrique, on savait à quoi s’attendre. En regardant la carte, les étapes difficiles ou décisives étaient déjà identifiées. Ici, nous n’avons pas assez d’expérience. Il y aura des surprises tous les jours. Nous nous fions aux commentaires, aux différentes informations, et de toute façon nous savons nous adapter. Mais il est difficile de savoir si la voiture correspond à ce Dakar. On l’a faite pour un Dakar en Afrique. Nous serons en tout cas mieux en altitude que dans l’ancienne voiture grâce au moteur turbo, par opposition à l’atmosphérique.

Vos adversaires sont encore mieux préparés et ambitieux que les autres années…
Le Team Volkswagen a progressé. Ils ont certainement plus d’expérience avec le diesel. Mais nous en avons plus en termes de Dakar.


02-01-2009 - DAKAR -1 : Vidéos

Camion-balai, bonjour tristesse !
Trahis par la mécanique ou immobilisés par une chute, les concurrents qui n’ont pas besoin de soins urgents commencent souvent leur apprentissage de la défaite par une longue période d’attente. Ils doivent patienter avant que le camion balai les rejoigne. Son arrivée signifie la fin de l’épreuve pour ceux qui abandonnent.
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Les as de la bidouille
Des qualités d’endurance, bien sûr. Une bonne technique de pilotage, naturellement. Il faut aussi parfois une bonne dose d’imagination aux concurrents pour continuer leur route vers l’arrivée finale. Dans le registre des réparations de fortune, les mécanos du Dakar ont tenté l’impensable.
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01-01-2009 - Fins prêts

La dernière journée des vérifications techniques et administratives, dont l’enjeu principal était de boucler la liste des engagés, a attiré plus de 60000 spectateurs sur le site de La Rural. Les Porteños, comme les Argentins et les Chiliens en général, manifestent un enthousiasme proportionnel à celui des 837 concurrents qui prendront le départ samedi. Le plateau de 500 véhicules sera constitué de 217 motos, 25 quads, 177 autos et 81 camions. Favoris ou « poireaux », ils n’attendent plus que le coup d’envoi.

La perspective de disputer le Dakar en Amérique du Sud place en moyenne les concurrents dans un état d’excitation tout à fait raisonnable. Pour l’un d’entre eux, l’euphorie a toutefois conduit à une forme d’aveuglement, voire d’excès de confiance. Engagé pour la première fois sur le Dakar, le motard Chinois Li Zhiheng a tout simplement omis de prévoir une combinaison pour enfourcher sa KTM. Au rayon des étourderies, il s’est également présenté à Buenos Aires sans se préoccuper de la licence délivrée par la fédération internationale, indispensable pour prendre le départ du rallye. Avec ses deux compatriotes Chen Jianguo et Wei Guanghui, eux aussi légers avec la paperasse, Zhiheng se retrouve engagé dans une course contre-la-montre pour présenter avant le départ de la première étape une licence en bonne et due forme.

Hormis la triplette chinoise, à qui pourrait être décerné le grand prix collectif de la distraction, l’ensemble des concurrents avait au contraire préparé avec minutie le rendez-vous. L’exemple le plus abouti dans ce registre reste celui de l’écurie Mitsubishi, qui aligne quatre Lancer diesel. Le changement de technologie a exigé près de deux ans de développement, avec 17000 kilomètres d’essais au total. C’est sur les pistes argentines que le successeur du Pajero effectuera sa grande rentrée, après une première sortie fructueuse sur la Baja de Porto Alegre. Au volant des quatre protos, Peterhansel, Alphand, Roma et Masuoka hésitent entre le statut de favoris ou de challengers. Cette fois-ci, leurs rivaux de chez Volkswagen peuvent en effet revendiquer une plus longue expérience du diesel. Les pilotes de la firme allemande, habitués à collectionner les coups du sort, pourraient enfin voir le vent tourner en leur faveur. D’autant plus que sur le plan de la préparation, les ingénieurs qui ont planché sur les Race Touareg de Sainz, De Villiers, Miller et Depping n’ont apparemment rien laissé au hasard. Dans ce défilé de champions qui a eu lieu au parc des expositions de La Rural, il a donc été malaisé de désigner UN favori, ni même UNE voiture. Seul Robby Gordon, fanfaron en chef du sport auto aux Etats-Unis, n’hésite pas à déclarer que la victoire finale reste son seul objectif. Reste à savoir si son Hummer sera réellement capable de défier sur la durée les véhicules d’usine.

Côté motos, les deux derniers vainqueurs du rallye, Cyril Despres et Marc Coma, connaissent suffisamment la discipline pour s’exprimer avec prudence. Leur désir affiché de victoire est donc systématiquement tempéré par les réserves d’usage sur les aléas de la course. C’est peut-être ce genre d’incidents qui pourrait profiter à David Frétigné, qui ambitionne de se faire pour la première fois une place sur le podium, au guidon de sa Yamaha 450cc.

Les tout premiers éléments de réponse seront donnés sur la piste dès samedi, avec une première étape menant à Santa Rosa. D’ici là, les pilotes testeront leurs véhicules sur un podium monté sur la majestueuse place de l’Obélisque, au beau milieu de l’avenue du 9 juillet.


01-01-2009 - La seconde carrière de Carlo de Gavardo

Le pilote chilien a participé à 11 Dakar à moto, contribuant à populariser l’épreuve dans son pays à travers ses performances (3ème en 2001). Il y a deux ans il débutait des cours de conduite sportive à Cordoba. « Trop de mes amis avaient eu des accidents graves en compétition. Je voulais passer à autre chose. » Après deux rallyes du Brésil et deux rallyes d’Egypte, tous perturbés par des ennuis mécaniques, Carlo de Gavardo arrive sur le Dakar, sur un buggy SMG, comme s’il repartait à zéro : « Au Chili les gens sont habitués à mes places dans le Top 10 en moto. Là il est important que je finisse dans les 30 premiers pour rester crédible. C’est décisif pour moi afin de mettre en route un projet sur plusieurs années. »


01-01-2009 - Sainz – Esteve : la rencontre

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La scène se passe ce jeudi en début d’après-midi, au cours des vérifications administratives. Carlos Sainz s’extraie du groupe imposant de l’équipe VW et se dirige vers Isidre Esteve, ancien motard de l’élite reconverti à la voiture depuis un sérieux accident qui lui a couté l’usage de ses jambes. « Comment ça va, bandit ? » lance le double champion du monde de rallye (1990, 92). L’ancien pilote de moto catalan sourit et embraye. La conversation vire tout de suite Dakar. « Tu as fait le Patagonia-Atacama déjà ? » demande Esteve. « Pourquoi ? Ce sera dur ? » s’inquiète le pilote madrilène. « Tu sais ce que j’ai découvert ? Avoir un copilote qui te dit tout, quelle différence avec la moto ! » Carlos s’accroupit au côté du fauteuil roulant d’Esteve. Les flashes crépitent. « Donne-moi ton téléphone » dit encore Sainz.


01-01-2009 - Vladimir Chagin : « Il faudra garder la tête froide »

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Quintuple vainqueur de la catégorie camions, Vladimir Chagin, « le Tsar », entend retrouver la plus haute marche du podium après un dernier Dakar, en 2007, marqué par un abandon sur accident. Motivé par une nouvelle course, le leader incontesté des Kamaz Master assume son rôle de favori.

Nouveau continent, nouvelle course, mêmes ambitions ?
A quelques heures du départ de la course, je n’ai que des sentiments positifs. La nouveauté est vraiment une source de motivation. On annonce un climat difficile avec beaucoup de chaleur, mais nous sommes habitués à cela. Nous espérons simplement que les moteurs s’adapteront aussi bien que nous et que nous pourrons viser à nouveau la première place.

Quelle a été votre préparation lors des dernières semaines et depuis votre arrivée à Buenos Aires ?
Nous avons eu du temps libre puisque les camions devaient être prêts pour novembre. Cela a permis de se reposer. Je n’ai pas roulé depuis le Desert Challenge à Dubaï. Ici, depuis notre arrivée le 29 décembre, nous réglons quelques détails. Mercredi 31, nous avons étudié la description du parcours. Notre stratégie va s’adapter à la longueur des spéciales. Il faudra être plus lent.

La concurrence sur la course camions s’annonce féroce...
Il y a plusieurs prétendants. Tout le monde a envie de cette course, surtout après une année sans Dakar. Il est temps que la compétition démarre. Pour nous, il va falloir veiller à notre course en gardant la tête froide.


01-01-2009 - Vigouroux, l’invité surprise

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« Inespéré », le terme est faible pour évoquer cette 31ème édition du Dakar… Eric Vigouroux n’a appris que la veille de Noël qu’il participerait finalement au rallye raid. Après une année bien occupée, le plus américain des français avait estimé qu’il serait « plus raisonnable de faire l’impasse sur le Dakar pour mieux rebondir en 2010 ». Un coup de fil lui a finalement fait changer d’avis et d’orientation. Vigouroux sera le deuxième pilote du Team Dakar US en lieu et place de Ronn Bailey qui se remet actuellement d’une intervention aux cervicales. C’est donc à bord du massif Hummer que l’ancien quadiste s’élancera sur ce Dakar sud américain. « L’objectif est de faire du bon boulot et de rester le pus près possible de Robby Gordon qui reste le leader de l’équipe. J’aborde la course avec ambition mais aussi beaucoup d’humilité. La voiture est époustouflante dans le cassant, très saine mais je n’ai fait que 50 kilomètres d’essai. »


01-01-2009 - « Cali » serein

Il n’a rien perdu de sa carrure et l’Argentine, il connaît plutôt bien. Christian Califano, le rookie du Team 100% Sud Ouest, est venu ici à plusieurs reprises défier les Pumas argentins : « Avec l’équipe de France de rugby on fréquentait plutôt les Hilton et les Sheraton. Là, ce sera différent... » Motard dans l’âme depuis toujours « Cali » s’apprête à vivre son rêve, dans la même équipe que son pote Philippe Bernat-Salles. « Je ne me prends pas pour un autre, et je voudrais juste terminer. » Mais sa modestie et son humour habituels ne sont pas loin : « Pour avoir mes impressions, viens au premier bivouac. Après, c’est moins sûr. »


01-01-2009 - Carlos Veronesi : une Transat pour rien

Il y a cru jusqu’au bout, mais Carlos Veronesi ne participera pas au premier Dakar organisé dans son pays. Profitant du changement de continent de l’épreuve dont il rêve, le pilote argentin avait monté avec son complice Juan Carboneri un dossier solide pour s’engager sur le rallye. Côté technique, Carlos avait choisi de louer un prototype à un préparateur espagnol, qui s’était chargé d’embarquer ledit véhicule au Havre dans le cargo qui a fait croisière vers Buenos Aires. Mais les bonnes nouvelles attendues ne sont pas arrivées dans les dernières semaines, et le manque de sponsors a contraint Carlos à renoncer à son défi de l’année. Faute de moyens, l’équipage a donc annoncé son forfait juste avant le départ. La voiture a quant à elle été entreposée dans un container sur les docks, en attendant sagement le retour des autres véhicules… Avec le compteur bloqué à zéro.


01-01-2009 - ITW "Top 10" : Carlos Sainz (Esp - 301 - VW)

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« Nous sommes les challengers »

Le double champion du monde des rallyes entreprend son troisième Dakar avec l’expérience des 9 victoires d’étapes acquises en Afrique et la pression d’un challenger qui peut enfin concrétiser les espoirs d’une marque qui n’a pas encore inscrit son nom au palmarès du rallye.

Décalage horaire et acclimatation ont probablement été vos préoccupations principales avant le départ…
Nous sommes arrivés le 28 après un vol direct de près de 13 heures depuis Madrid. Le seul souci, c’est de s’acclimater au décalage horaire. Physiquement j’ai fait un dernier footing de 10 kilomètres le 31. Jusqu’au départ il faut simplement se reposer et accumuler de l’énergie.

Travaillez-vous des aspects techniques durant cette période ?
Nous avons repris certains aspects avec les ingénieurs pour préciser des points et recevoir leurs dernières recommandations. Mais surtout nous avons regardé de plus près le tracé. Du moins dans ses grandes lignes car nous n’en connaissons pas le détail. Nous avons vraiment vu que cette édition va être très dure. Surtout après la journée de repos. Mais avant aussi ce sera très délicat.

Cela accentue la pression pour vous ?
Nous ne sommes pas favoris, nous sommes les challengers. Et il y a de la pression parce que nous sommes une équipe d’usine avec des ambitions de victoire. Volkswagen est une équipe officielle et je suis pilote professionnel, tout cela est normal. Ce que nous savons c’est que nous pouvons vraiment très bien faire et que pour un rallye de ce type il faut beaucoup de patience et prendre les étapes les unes après les autres.

Avez-vous eu le temps d’essayer la viande argentine ?
J’ai d’abord essayé la voiture puis j’ai gouté la viande.


01-01-2009 - Vérifs : jour 2

La liste des partants du Dakar 2009 sera officiellement close à la fin de la deuxième journée de vérifications techniques et administratives, durant laquelle les spectateurs Porteños découvriront notamment les véhicules qui partent avec la faveur de tous les pronostics pour la victoire finale. En autos, les pilotes Mitsubishi (Peterhansel, Alphand, Roma, Masuoka), qui ont différé leur passage de 24 heures, se présenteront dans les allées des vérifs dans la matinée, marqués de près par leurs rivaux de chez Volkswagen (Sainz, De Villiers, Miller, Depping), ainsi que par Robby Gordon. Dans la catégorie motos, Cyril Despres et Marc Coma seront déjà « roues dans roues », au plein cœur de l’après-midi, tandis que les camionneurs russes de Kamaz, avec Vladimir Chagin en tête, font partie des plus matinaux.


31-12-2008 - Ils découvrent l’Amérique

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A trois jours du départ du rallye, la partie argentine des vérifications a commencé. Les officiels de course ont pour mission de contrôler la conformité des véhicules avec les règlements, pour ceux qui ne l’ont pas fait au Havre. Les concurrents, déjà emballés par le début de leur séjour, s’impatientent de découvrir le reste du continent.

Le compte à rebours s’égrène peu à peu, les premiers tours de roues du Dakar 2009 n’ont pas encore été donnés. On commence pourtant à parler d’émerveillement. Sur la centaine de kilomètres qui sépare Delta Dock du parc des expositions de La Rural, où se tient la deuxième session de vérifications, les concurrents ont déjà eu plusieurs fois l’occasion de savourer l’atmosphère qui gagne le pays. Beaucoup avaient choisi d’anticiper de quelques jours leur arrivée en terre australe : les carnivores les plus insatiables ont collectionné les « bife de chorizo », de monumentales pièces de bœuf servies dans tous les restaurants de la capitale ; les plus prévoyants ont vu large pour s’adapter au décalage horaire ; les touristes ont flâné dans les ruelles colorées du quartier de la Boca, ou pour certains dégusté une Quilmes bien fraîche sur une terrasse de San Telmo. Quoi qu’il en soit, tous ont été conquis par les préliminaires, et se sont présentés enthousiastes au moment des dernières formalités. « J’ai d’abord essayé la voiture, et ensuite la viande », précise toutefois Carlos Sainz, concentré sur son objectif de victoire finale.

Le défilé des concurrents, qui concernait essentiellement pour la partie technique les véhicules du continent américain, a permis aux Porteños de croiser quelques-uns des favoris de la course, convoqués pour cette première journée. A moto, le Français David Casteu, accompagné de son nouveau coéquipier chilien Francisco Lopez, a passé sa première épreuve avec succès. C’est également le cas du Team BMW X-Raid, avec ses pilotes de pointe Nasser Al Attiyah et Guerlain Chicherit, ou du tenant du titre en camions Hans Stacey, qui se soucie plus de son poignet récemment blessé que des formalités à régler. Attendus en milieu d’après-midi, les diamants du team Mitsubishi ont quant à eux différé leur passage sur les stands. Désireux de faire passer une dernière série de tests aux tout nouveaux Lancer de Peterhansel, Alphand, Roma et Masuoka, Dominique Serieys a en effet sollicité un léger report auprès de l’organisation : « lors du shake-down que nous avons fait au Creusot, il faisait 2°c. Les véhicules étant équipés de beaucoup d’électronique, il nous a donc fallu modifier certains des paramétrages, sensibles par exemple à la différence de température, à l’altitude ou encore au carburant, qui n’est pas exactement le même. C’est pour cela que nous sommes allés rouler aujourd’hui sur l’autodrome de Buenos Aires », explique le patron de l’écurie aux 12 succès sur le Dakar.

Le réveillon du jour de l’an sera donc studieux pour les pilotes de la firme japonaise, qui ont fixé rendez-vous dans la matinée pour les vérifications administratives. Dans l’après-midi, leurs véhicules pourraient croiser pour une première fois ceux de leurs rivaux de chez Volkswagen, Sainz et De Villiers en tête, ainsi que le Hummer de Robby Gordon. Les deux derniers vainqueurs de la catégorie motos, Cyril Despres et Marc Coma, auront également la possibilité de deviser sur les 9500 kilomètres de route qui les attendent. Sans bien sûr dévoiler le moindre pouce de leur stratégie.


31-12-2008 - Nalbandian and Co dans la course

En 2007, Gabriel Pozzo s’est classé 2ème du championnat du Monde des rallyes, catégorie N4. C’est le meilleur résultat de l’équipe Tango, fondée en 2006 et financée par le tennisman David Nalbandian et par Marcos Ligato. Cette année, le team argentin franchit un nouveau palier. Et si son parrain de prestige se retrouve privé du grand rendez-vous pour cause de tournée australienne, l’engagement sur le Dakar était devenu incontournable : « Le projet est né il y a cinq mois, explique Ligato, lui aussi pilote et propriétaire du team. Jusqu’à présent nous comptons sept voitures engagées dans les divers rallyes sud américains. Ce Dakar est une première expérience vers une implication plus importante en rallye raid. »


31-12-2008 - Petits pépins

Pascal Vincent (Fra - 96 - KTM) a voulu joindre l’utile à l’agréable, en invitant une partie de sa famille à l’accompagner à Buenos Aires, une semaine avant le départ du rallye. Le motard français, qui participe à son 4ème Dakar, a même profité d’une petite excursion en Uruguay pour s’acclimater tranquillement au nouveau continent. Mais la journée de mardi a été un peu trop mouvementée au goût du petit groupe, la sœur de Pascal s’étant fait dérober son portefeuille : « Nous avons donc eu un programme très chargé, puisqu’il a fallu passer par le commissariat, le consulat pour pouvoir refaire un passeport en urgence, etc. Je me serais bien passé de ce contretemps, mais ce n’est pas très grave ».


31-12-2008 - Mitsu repousse ses verifs

Prévu aujourd’hui pour passer les vérifications techniques et administratives, le team Mitsubishi a demandé à repousser cette échéance à demain. L’équipe dirigée par Dominique Serieys, qui a reçu de nouvelles pièces pour ses 4 Lancer, souhaite effectuer des calibrages et des derniers essais avant que les véhicules n’entrent au parc fermé.


31-12-2008 - En ballottage…

Parmi les concurrents qui ont passé les vérifications au Havre, une petite cinquantaine a été convoquée pour un deuxième examen à Buenos Aires. Leurs véhicules ne correspondant pas exactement à l’ensemble des normes à respecter, certains ont dû y apporter de légères modifications afin d’obtenir le précieux tampon final qui autorise à prendre le départ. Pour les motards concernés, il s’agissait exclusivement de problèmes relatifs au niveau de décibels. « C’était quelquefois des problèmes de réglages, et dans d’autres cas une petite réparation à effectuer. Ils ont pu le faire après avoir récupéré leurs motos à la sortie du bateau », détaille Gianfranco Ferretti, commissaire de course moto. Pour les voitures, les officiels ont pris garde de ne pas envoyer en Argentine des véhicules susceptibles d’être recalés, mais là encore, il a quelquefois fallu ressortir les outils : « Ce n’est jamais très compliqué, mais il manquait parfois la housse qui entoure l’arceau de sécurité, ou le cutter qui doit être à portée de main pour couper le harnais en cas d’urgence. Mais les vrais problèmes ont été réglés au Havre avant d’embarquer », précise André Garbi, officiel auto.


31-12-2008 - ITW "Top 10" : Francisco Lopez (CHE - 20 - KTM)

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« Je vais privilégier la lucidité »

Il court son deuxième Dakar, avec l’objectif affiché de finir dans le Top 5. Francisco « Chaleco » Lopez, à l’issue d’une saison 2008 prometteuse où il a notamment terminé deuxième du Rallye de Dubaï, va défier les autres favoris sur son terrain.

Francisco Lopez, quand êtes-vous arrivé à Buenos Aires ?
Je suis arrivé le 29. Je n’ai pas de problème de décalage horaire en venant du Chili. Nous nous sommes retrouvés avec toute l’équipe. Il était important d’être ensemble et de se préparer tranquillement.

Avez-vous roulé ?
Je suis allé au port et j’ai ramené la moto au parc. En tout, une petite centaine de kilomètres. Mais ce n’était pas nécessaire de beaucoup rouler. Nous profitons juste de ces quelques jours pour vérifier et régler quelques détails techniques sur les motos. Pour le reste, nous avons étudié ensemble le parcours avec David Casteu, Frans Verhoeven et les autres pilotes du team.

Physiquement faut-il encore travailler si près du départ ?
Non. La condition physique est acquise. Sur ces quelques jours je veille simplement à commencer à régler les horaires de réveil très tôt. Je fais des étirements et je prévois une ou deux séances de massage d’ici au départ.

Vous êtes le seul sud américain parmi les Top pilotes : ressentez-vous de la pression ?
Je sais gérer la pression, l’attente. Mais pour moi, mon objectif est de courir tranquillement, en étant lucide et en veillant à ne pas m’emballer. Le Dakar, c’est de la première spéciale à la dernière.


31-12-2008 - ITW "Top 10" : Nasser Al Attiyah (QAT - 302 - BMW)

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« C’est encore un rêve »

La progression de Nasser Al Attiyah, heurtée par deux abandons en 2005 et 2006, l’a mené aux portes du podium sur l’édition 2007. Le pilote Qatari se présente au départ, après une récente victoire de prestige sur l’UAE Desert Challenge, avec des ambitions élevées.

Nasser Al Attiyah, vous sortez d’une année 2008 très fructueuse, qui vous place maintenant parmi les favoris pour la victoire…
En effet je me souviens d’avoir eu le numéro 318, en 2007 j’avais le 309, et je crois que l’année dernière je devais partir avec le 305… Cette année j’ai le 302 ! Je crois que cela veut dire quelque chose, mais pour moi c’est encore un rêve de gagner le Dakar. Je suis plutôt confiant, car cette année j’ai fait encore plus de courses que d’habitude en rallye raid, et je crois que j’ai beaucoup progressé, puisque j’ai notamment gagné sur la Baja de Hongrie et sur l’UAE Desert Challenge.

Les BMW se sont souvent révélées moins performantes que leurs rivales chez Mitsubishi ou Volkswagen. Pourront-elles les concurrencer cette année ?
Je pense que cette année elles ont surtout gagné en fiabilité, notamment parce que nous avons pu faire beaucoup de tests en course. La voiture n’a pas été totalement révolutionnée cette année, mais plusieurs points ont été perfectionnés, comme les suspensions. En résumé, c’est une nouvelle voiture, mais avec le même moteur. En revanche, ils ont réellement changé leur voiture chez Mitsubishi, et on ne sait pas ce que la nouvelle donnera.

Habitué du WRC, vous avez plusieurs fois couru en Argentine, du côté de Cordoba. Vous sentirez-vous en terrain connu ?
Ce sera naturellement tout à fait différent de ce que nous faisons en WRC. Plus généralement, je m’attends à quelque chose de tout à fait nouveau. Et je suis certain que ce sera très difficile.


 


31-12-2008 - ITW "Top 10" Ales Loprais (CZE - 502 - TATRA)

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Ales Loprais : « Je rêve qu’il y ait deux Dakar par an ! »

Neveux du légendaire pilote de camion Karel Loprais, six fois vainqueur du Dakar, le jeune Ales n’a pas tardé à se faire un prénom sur le plus grand des rallyes raid. 3ème du général dès sa deuxième participation en 2007, il arrive donc à Buenos Aires avec de légitimes ambitions de victoire.

Comment occupez-vous ces derniers jours avant la course ?
Il y a tellement à faire ! D’abord, j’ai beaucoup d’engagements médiatiques. Il y a assez peu de Tchèques sur la course, mais en plus je suis le neveu de Karel et j’ai de vraies chances de faire une belle performance. Alors, évidemment, ça intéresse. Et puis, je fais énormément de vérifications de dernière minute… Je ne veux pas oublier la moindre vis !

Difficile de rester calme dans ces conditions…
C’est sûr, je suis surexcité, je ne peux pas m’arrêter de penser au Dakar ! J’ai tellement hâte que la course commence… D’ailleurs, mon véritable rêve, c’est qu’il y ait deux Dakar par an, et que la course voyage autour du monde. Ça serait vraiment le paradis !

Techniquement, qu’est qui différencie votre camion de celui de vos concurrents ?
Nous avons quasiment tout changé sur notre camion : un moteur plus puissant, de nouvelles suspensions, des transmissions modifiées... Notre véhicule n’est sans doute pas l’un des plus puissants, il est aussi un peu plus lourd que la moyenne, mais il reste très compétitif. Il faut d’ailleurs remercier Tatra. Nous ne sommes pas un team d’usine, mais nous avons d’excellents rapports avec la firme, qui nous aide beaucoup.

C’est votre troisième Dakar et vous êtes déjà un prétendant au titre, après une troisième place au général en 2007. Comment expliquez-vous cette ascension fulgurante ?
C’est sans doute dû à l’héritage de mon oncle Karel. J’ai toujours vécu avec cette course, et j’ai commencé à l’accompagner en Afrique quand j’avais 14 ans ! Toute ma vie, j’ai donc rêvé de remporter cette course.


31-12-2008 - Mitsu à bon port

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Contrairement à la grosse majorité des véhicules européens partis en bateau du Havre fin novembre, le team Mitsubishi, à l’image des autres écuries officielles, a attendu le dernier moment pour envoyer ses bolides en Amérique du Sud. « Les quatre Lancer ont quitté l’atelier de Pont de Vaux le 19 décembre pour embarquer à bord d’un avion régulier le 22 de Paris », précise David Serieys, responsable logistique du Team Mitsubishi.
Arrivés à Buenos Aires le 23, les véhicules ainsi que 2 tonnes de fret sont ensuite restés immobilisés en douane jusqu’au 27 avant d’être récupérés par le personnel de l’écurie.
« C’est une opération qu’on a déjà eu l’occasion de faire pour d’autres courses, explique le frère de Dominique Serieys, patron de l’équipe. Il nous restait encore beaucoup de travail à effectuer sur la voiture et il nous fallait vraiment ce mois supplémentaire pour peaufiner notre Lancer. Si nous avions pu être prêts à temps, les voitures seraient parties du Havre comme les autres ». Reste à présent à passer les vérifications techniques et administratives pour les quatre voitures engagées et leurs équipages, dont les tenants du titre Stéphane Peterhansel et Jean-Paul Cottret.


31-12-2008 - David Casteu : « J’ai déjà perdu une heure dans Buenos Aires ! »

Quelques uns des favoris de la course ont déjà entamé le circuit des vérifications administratives, et notamment les deux pilotes de pointe du Team Vectra, David Casteu et Francisco Lopez. Le Français, 3ème du Dakar 2007, est arrivé à Buenos Aires dans la matinée de lundi, et a commencé à se mettre dans le rythme de la course : « Ce matin, je me suis levé à 6 heures, et demain matin ce sera 5 heures, car les départs seront donnés très tôt. Donc ce soir, le réveillon du jour de l’an sera très calme. Pour venir de l’hôtel à La Rural, nous nous sommes perdus pendant plus d’une heure, mais pour l’instant ce n’est pas très grave ». Son nouveau coéquipier, « Chaleco », qui évoluera à domicile dans les étapes clé du désert d’Atacama, ne compte pas non plus laisser des minutes en chemin : « Il joue gros, explique Casteu. Mais il sera chez lui, et ce sera une grande force ». Egalement présent dans les allées des « vérifs », Pal Anders Ullevalster, leader du team Scandinavia, compte lui aussi finir le rallye dans le Top 5 : « J’ai eu un programme de course plus léger que les autres années, j’ai donc un peu moins de repères. Je me demande aussi comment se comportera la moto en altitude », détaille le seul Norvégien du plateau moto.


31-12-2008 - Vérifs : deux jours de contrôle

Après deux journées consacrées au contrôle des véhicules d’une majorité des concurrents européens au Havre, le Dakar 2009 a maintenant installé ses quartiers à Buenos Aires, et plus précisément au parc d’exposition de La Rural, où se tient la deuxième session de vérifications. En plus des véhicules qui ont été acheminés par bateau, environ 70 autres sont attendus pour une série de contrôles effectués par des commissaires, missionnés pour s’assurer de la conformité avec les règlements. Aujourd’hui, 2 quads, 14 motos, 22 autos et 2 camions, qui correspondent à la fois aux concurrents du continent américain et aux voitures des pilotes de pointe, passeront sur les différents stands, dont 8 équipages argentins et 3 chiliens. Premier concurrent convoqué pour les vérifications techniques, à 8h00 précises : le quadiste brésilien Carlo Collet.


30-12-2008 - ITW "Top 10" Luc Alphand (Fra - 303 - Mitsubishi)

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Luc Alphand : « On pète le feu »

L’ancien numéro un mondial de ski alpin est l’un des grands protagonistes du Dakar depuis ses trois podiums successifs, agrémentés de la plus haute marche en 2006. Il débarque en Amérique du sud avec l’avantage de deux victoires sur le continent, en 2006 et 2007.

Comment un ancien vainqueur du Dakar gère les derniers jours d’avant course ?
J’ai passé huit jours chez moi à Serre-Chevalier avant de prendre l’avion pour l’Argentine. Il faisait un temps magnifique. J’en ai profité pour être dehors et faire de l’entretien. Physiquement, c’est terminé, nous sommes déjà au point lorsqu’on se trouve si près du départ. J’ai simplement fait un footing tous les deux jours, pendant une quarantaine de minutes sur les pistes de ski de fond. Et tous les matins du ski. Mais tranquillement, en faisant attention. Avec des conditions climatiques aussi exceptionnelles, c’était parfait.

Vous êtes partis à Buenos Aires le 27 décembre : pourquoi si tôt ?
Il s’agissait de gérer le décalage horaire et de s’habituer le plus vite possible à la différence entre l’hiver et l’été. La température est un des facteurs importants à prendre en compte.

En avez-vous profité pour rouler un peu ?
Nous avons travaillé sur les voitures jusqu’au 18 décembre à Pont-de-Vaux. Elles ont pris l’avion et ont débarqué le 23. Nous ne les retoucherons que pour le départ de la course. Ce n’est pas un souci. Nous avons bien travaillé dessus avant, et je connais bien une partie du Dakar puisque j’ai gagné deux fois le Rallye Por las Pampas. J’ai bien en mémoire les étapes que nous avons vécues vers Copiapo et La Serena.

Cela doit motiver d’avoir déjà gagné sur ce terrain ? 
Pour beaucoup de raisons, on pète le feu. Personnellement je suis hyper motivé. Je connais un peu ici et j’aime cet aspect de notre discipline où il s’agit de s’adapter et d’anticiper.


30-12-2008 - ITW "Top 10" : Gerard De Rooy (NLD - 505 - GINAF)

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« Le vainqueur est celui qui a le moins de malchance »

Gerard De Rooy n’a que 28 ans, mais déjà un sacré palmarès. Sur ses cinq participations au Dakar, le Hollandais en a terminé trois : 6e en 2002, 3e en 2004, 5e 2005. Cette année, à bord de son Ginaf X22.23, il espère avoir enfin ce petit brin de réussite qui fait toute la différence.

A quoi avez-vous consacré les derniers jours avant le départ ?
J’ai été très occupé par mon entreprise de transports jusqu’à la fin du mois de décembre, donc je n’ai pas vraiment pu m’entraîner ces dernières semaines. Ce n’est pas très embêtant, car en camion, on n’a pas besoin de travailler sa condition physique comme le font les pilotes voiture ou moto. Donc maintenant, chacun reste en famille. De toute façon, nous avons déjà bien travaillé toute l’année, notamment sur le camion.

Justement, quels derniers ajustements avez-vous effectué sur votre Ginaf ?
Après la Transorientale, nous avons fait un bilan complet du camion, en vérifiant tout, jusqu’à la moindre vis. Il a été entièrement reconstruit, en renouvelant toutes les pièces abimées. Le camion est prêt, et il est vraiment compétitif. Depuis un mois, je me dis : « Si le Dakar débute demain, je suis prêt à y aller ». Ça va être une belle bagarre, notamment avec les Kamaz ou les Tatra. J’ai vraiment hâte d’y être.

Vous êtes passé plusieurs fois tout près de la victoire. Cette année va-t-elle enfin être la bonne ?
Comme toujours, nous allons essayer d’atteindre le plus haut niveau. Cette année, comme chaque année, c’est possible de gagner. Mais le vainqueur du Dakar est toujours celui qui a le petit brin de réussite en plus. Ou plutôt, c’est celui qui a le moins de malchance. Ces dernières années, j’ai souvent eu la malchance de mon côté. J’espère que cette fois, ça tombera sur les autres !


30-12-2008 - ITW "Top 10" : David Casteu (FRA - 3 - KTM)

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« La différence, c’est que maintenant je sais gagner »

Collectionneur d’accessits, avec notamment une 3ème place sur le Dakar 2007, David Casteu a connu pour la première fois la victoire en rallye raid, sur le Rallye d’Europe Centrale. Ce résultat de tout premier plan pourrait agir comme un déclic.

Une fois de plus, vous avez effectué la meilleure saison de votre carrière. Vous sentez-vous capable d’aller chercher la victoire sur le Dakar ?
Il est clair que c’est une belle saison, puisque j’ai gagné pour la première fois une course de grande envergure, au Rallye d’Europe Centrale, puis au Rallye des Pharaons. J’ai aussi fait d’autres podiums, c’est donc très intéressant. Ce qui me satisfait le plus, c’est que je n’ai pas gagné des courses au rabais, il y avait à chaque fois une réelle opposition.

La structure avec laquelle vous vous engagez est également différente…
Oui, et au niveau professionnel aussi l’année a été concluante, puisque nous avons maintenant un team cohérent et compétitif. Tous mes partenaires me suivent, et même KTM, alors que je ne suis pas un pilote officiel de l’usine, m’a fourni la même moto que les autres pilotes de pointe. Pour ce qui est de l’assistance, nous avons appréhendé le rallye des Pharaons comme une grande répétition. Nous savons quels aspects nous pouvons améliorer, et ce sera fait pour le Dakar. Bien sûr, je suis aussi ravi de rouler avec Frans Verhoeven et Francisco Lopez, avec qui il ya une très bonne entente.

Vos deux principaux rivaux seront à nouveau Cyril Despres et Marc Coma. Qu’est-ce qui vous sépare d’eux dans l’optique de la victoire ?
Ils seront bien sûr les deux favoris, et selon moi, Marc est d’ailleurs le pilote le plus rapide du plateau. Mais je serai un outsider sérieux : je ferai le maximum, et je sais que je suis prêt. La grosse différence, c’est que maintenant je sais gagner. Lors du rallye des Pharaons, j’ai passé neuf jours en tête de course, à faire la navigation, j’ai donc beaucoup appris. Pour autant, je ne ferai pas tout en n’importe quoi pour gagner.

Comment sentez-vous le changement de continent ?
C’est une bonne opportunité pour ceux qui, comme moi, ne sont pas de très anciens du Dakar, du genre à connaître par cœur toutes les passes en Mauritanie, etc. Aujourd’hui nous partons d’une feuille blanche, il n’y aura aucun point de repère. Cela veut dire qu’il n’y aura aucune possibilité de gérer, qu’il faudra être dans le coup tout de suite et qu’il peut y avoir beaucoup de rebondissements. Par exemple, il se peut que les 450 cc soient plus menaçantes que d’habitude pour les leaders. 


30-12-2008 - Course autos : l’heure du diesel

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Issy-les-Moulineaux, le 30 décembre 2008

A la veille du Dakar 2004, Volkswagen se lançait un défi technologique ambitieux : tenter de concurrencer Mitsubishi sur son terrain, avec la difficulté supplémentaire d’aligner un véhicule diesel, qui serait le premier du genre à s’imposer sur le Dakar. Si le Race Touareg n’a pas démérité sur l’ensemble de son parcours, avec deux podiums à l’arrivée (Kleinschmidt, 3ème en 2005 ; De Villiers, 2ème en 2006), et 21 victoires de spéciales au total, sa mission de base n’a pas encore été remplie. Surtout, le souvenir amer de l’édition 2007, où Carlos Sainz, puis Giniel De Villiers, avaient semblé cadenasser la course avant de sombrer sur une casse mécanique au cœur de la Mauritanie, donne aux pilotes de la firme allemande une soif de revanche qui augmente leur motivation. C’est avec Sainz et De Villiers en première ligne, mais aussi Mark Miller, 4ème en 2007, et Dieter Depping, que VW poursuivra sa quête sur les pistes d’Amérique du Sud.

Chez Mitsubishi, qui a finalement réussi à contrôler toutes les situations et à aligner sept victoires de rang depuis 2001, le choix du diesel correspond également à une révolution. Après plus de 20 ans de bons et loyaux services, le Pajero a été remisé au garage pour laisser place au Lancer, à qui les techniciens japonais souhaitent le même succès. Pour sa grande rentrée sur le Dakar, ce tout nouveau prototype sera naturellement confié à l’homme de tous les records, Stéphane Peterhansel, tenant du titre et surtout vainqueur de neuf Dakar. La marque aux diamants pourra tout autant compter sur Luc Alphand, Joan « Nani » Roma ou encore Hiroshi Masuoka pour perpétuer sa domination.

Le duel entre les « bleus » et les « rouges » pourrait être arbitré par les sérieux outsiders du team BMW X-Raid. Nasser Al Attiyah, sorti du podium 2007 sur une pénalité tardivement appliquée, s’est montré plus régulier sur la saison que ne le laisse croire sa réputation, tandis que Guerlain Chicherit semble totalement remis de la spectaculaire sortie de route qui avait mis fin à son rallye en 2007. A défaut d’avoir la faveur des pronostics, l’Américain Robby Gordon, prétendant autoproclamé pour la victoire finale, représente probablement l’unique alternative au diesel, au volant de son impressionnant Hummer.

Derrière l’élite, une autre course se jouera entre les véhicuLes partants en catégorie production. Avec des contraintes réglementaires qui les oblige à conserver une mécanique proche des véhicules de série, les classements sont généralement ouverts et disputés jusque dans les derniers jours. Sur les trois dernières éditions, Toyota a placé un de ses véhicules en tête. Jun Mitsuhashi, tenant du titre, aura à la fois à surveiller ses compagnons d’écurie, qu’ils s’appellent Ronan Chabot ou Nicolas Gibon, mais aussi ses rivaux chez Nissan, avec par exemple Jean-Pierre Strugo.

Plus d’informations sur www.dakar.com 

Contact Presse
Emilie Poucan
epoucan@aso.fr / +33 (0)6 78 01 51 31


29-12-2008 - ITW "Top 10" Pal Anders Ullevalseter (NOR - 4 - KTM)

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Pal Anders Ullevalseter : « Le rêve, c’est le podium »

Depuis sa première participation, le Norvégien est abonné aux places d’honneur, qu’il décroche avec une régularité impressionnante : 9e pour sa découverte du Dakar, puis 7e, 5e, 6e, et enfin 4e en 2007. Alors le podium, c’est pour cette année ?

Quel a été votre programme d’entraînement dans la dernière ligne droite ?
Je me suis entraîné sur ma moto d’enduro, mais je n’ai que très peu roulé, de peur de me blesser bêtement. J’ai préféré me concentrer sur la préparation physique. Depuis trois semaines, il neige beaucoup en Norvège. Du coup, je fais beaucoup de ski de fond, c’est un excellent exercice. Physiquement, je suis prêt.

Et mentalement, comment aborde-t-on une course comme le Dakar ?
Comme avant chaque course, je suis un peu nerveux. C’est peut-être amplifié cette année parce qu’on part complètement à l’aventure. Mais en général, cette peur s’envole lorsque la course démarre. Le Dakar, c’est une sorte de tunnel de deux semaines où vous ne pensez à plus rien d’autre. En fait j’ai un peu l’impression de partir en guerre. Mais ce n’est pas une guerre contre les autres. C’est une guerre contre moi-même.

Vu votre régularité depuis votre première participation, et après avoir échoué au pied du podium l’an passé, vous devez être ambitieux cette année…
C’est vrai que j’ai toujours fini dans le top 10 et que ce serait décevant de ne pas y être encore cette année. Le rêve, c’est le podium, même si je pense que beaucoup de pilotes peuvent terminer devant moi. Je pense à Coma, Despres, Casteu, Lopez, etc. J’ai la même moto qu’il y a deux ans, mais elle est complètement neuve, et les suspensions sont bien meilleures. De plus, d’après ce que j’ai vu de la course, ça s’annonce long et éprouvant. Je pense qu’on ne va pas beaucoup dormir, et pas beaucoup s’amuser. Mais avec mon expérience, des conditions difficiles peuvent être un avantage.


29-12-2008 - ITW "Top 10" : Firdaus Kabirov (RUS - 506 - KAM)

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« Eviter les pertes de temps »

Vainqueur du Dakar en 2005, Firdaus Kabirov est cette année à nouveau un candidat très sérieux au podium. Avec ses 14 Dakar au compteur, le Russe ne s’emballe pas pour autant. Il sait qu’il aura fort à faire, à commencer au sein de sa propre équipe, celle des impressionnants Kamaz emmenés par Vladimir Chagin.

Firdaus, quel est votre objectif sur le Dakar 2009 ?
De figurer parmi les vainqueurs de rallye. Mais je sais que la concurrence va être rude, notamment des équipes MAN, DAF et TATRA.

Avez-vous défini une stratégie spéciale sur ce nouveau Dakar ?
Non, pas vraiment. La clef est de tenter de faire le minimum de fautes en conduite et en navigation, ainsi que de garder le maximum d’attention et de concentration afin d’éviter les pertes de temps pour la réparation du camion.

Avez-vous opéré des changements significatifs sur votre camion ?
La principale modification a été de diminuer les gaz d’échappement pour être en conformité avec les exigences du règlement du rallye. Cela nous a demandé un gros travail. Du coup, nous avons perdu en puissance au niveau du moteur, ce qui va rendre la lutte plus difficile lors du rallye.

Comment vous-êtes vous préparé physiquement cette année ?
Le travail de la forme physique est la norme quotidienne de chaque sportif. Le principal est de tâcher d’éviter la diminution des forces physiques à cause du travail sur le camion. Cette année tout s’est bien passé puisque avec l’embarquement des véhicules dès la fin novembre, nous avons eu la possibilité de nous délasser un mois avant le rallye.

Avec 14 participations sur le Dakar, quel souvenir sur le rallye demeure le meilleur pour vous ?
Je crois que ça reste l’arrivée grandiose au Caire en 2000. Les pyramides, la remise des prix (il finit 3e de l’épreuve) à côté du Sphinx… Ce final correspondait parfaitement à la grandeur du Dakar.


29-12-2008 - ITW "Top 10" : Giniel De Villiers (ZAF - 305 - VOLKSWAGEN)

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« Je viens pour gagner, sinon je perds mon temps »

Giniel De Villiers est là, et il ne se cache pas. En tête du Dakar durant une partie de la course il y a deux ans, avant de finir 11e en raison d’un problème mécanique, le Sud-Africain revient sur le rallye avec la victoire pour unique ambition, et sa ténacité pour principal atout.

Physiquement, mentalement, où en êtes-vous à quelques jours du départ ?
Je suis un peu fatigué donc je prends quelques jours de vacances avant la course. Ces derniers temps, j’ai effectué un entraînement physique quotidien, mais léger, à base de VTT, de course à pied, et de gymnastique. Depuis quelques semaines, je n’ai quasiment pas piloté. C’est important d’arriver frais sur le Dakar, et de ne pas se « surentraîner ». J’essaie aussi de ne pas trop penser à la course avant. Par contre, une fois sur place, je peux vous assurer que je ne pense qu’à ça.

Après la déception d’il y a deux ans, avec quelles ambitions revenez-vous sur le Dakar cette année ?
Je suis là pour la victoire. Quand je viens sur une course, c’est toujours pour gagner, sinon je perds mon temps. Il faudra batailler pour être devant Peterhansel, Sainz ou Alphand, mais je suis confiant. Nous avons fait un gros travail sur la voiture, et apporté beaucoup de petites améliorations, au niveau des suspensions et du moteur. La voiture est meilleure qu’il y a deux ans. Surtout, elle plus fiable. C’est la clé pour une course aussi longue.

Qu’avez-vous de plus que les autres et qui peut vous faire gagner ?
Ma combativité. Je n’abandonne pas facilement. Dans une course comme le Dakar, il ne faut pas baisser les bras, même quand les difficultés s’accumulent. On peut très bien passer une sale journée et gagner l’étape. Vous savez, ça va être une course très longue, qui va demander beaucoup d’endurance. La traversée de la Cordillère des Andes sera très dure pour les voitures et pour les pilotes. Il va falloir s’accrocher.


26-12-2008 - COURSE MOTOS : DUEL SOUS SURVEILLANCE

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Ils sont les plus rapides, les plus fiables, les mieux équipés, les plus fins navigateurs, les athlètes les plus complets du plateau. Cyril Despres et Marc Coma, vainqueurs à eux deux des trois dernières éditions du Dakar, sont arrivés à un degré de maturité et de performance qui les place au sommet de leur discipline. Côté français, le tenant du titre table sur la régularité et le sang-froid pour construire ses succès. Sa prise de pouvoir dans les trois derniers jours de la course 2007 porte la signature Despres : c’est une fois encore sur la solidité au long cours que s’est jouée la victoire. Côté espagnol, la démonstration avait pourtant été nette jusqu’à son unique erreur dans la 13ème étape. La méthode Coma consiste à s’installer en patron dès les premiers jours : le Catalan sera attendu pour un festival sur les pistes argentines.

Si les deux favoris de la course conservent leur statut, la récolte effectuée durant la saison 2008 se révèle moins impressionnante que les années précédentes. Avec une seule victoire, à l’UAE Desert Challenge, Despres s’est montré tout aussi vulnérable pour la gagne que régulier pour les places d’honneur (2ème sur la Baja Espa¬ña, le Pax Rallye et le Rally Dos Sertoes). Le parcours de Coma, qui n’a enrichi son palmarès que d’un trophée (Baja España), laisse entrevoir le même type de failles. Dans ce contexte propice aux contre-offensives, David Casteu, 3ème en 2007, se positionne comme un outsider de plus en plus crédible. Sa victoire sur le Rallye d’Europe Centrale, première du genre pour le Niçois, efface toute sorte de complexe par rapport à ses deux principaux rivaux. Mais Pal-Anders Ullevalseter ou Jordi Viladoms ont aussi de sérieux arguments à faire valoir. Le changement de continent pourrait également bouleverser la donne habituelle en tête de course : le Chilien Francisco Lopez, qui sera à coup sûr le plus fin connaisseur du désert d’Atacama, partira avec un avantage sur ces étapes décisives.

Enfin, si la différence de gabarit compromet leurs chances de succès final, les motards engagés en 450cc, qu’ils pilotent sur Yamaha, Honda ou KTM, seront, pour les meilleurs, candidats à une place dans le Top 5. David Frétigné, déjà 5ème en 2005, sera un des hommes en vue dans la catégorie, probablement animée par le Portugais Rodrigues ou encore les Français Béthys, Marchini et Pain.


26-12-2008 - Gros Plan : Francisco Otano - Leonardo Monti (Arg - 411)

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Le rêve de sa vie. Francisco avoue que cela fait vingt ans qu’il attendait de pouvoir participer au Dakar. Il savait simplement que tôt ou tard il pourrait en être. « C’est tellement important pour moi que je vais me tatouer mon numéro...

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26-12-2008 - ITW "Top 10" Guerlain Chicherit (Fra - 306 - BMW)

Guerlain Chicherit : « Sans stress et sans angoisse »

Quadruple champion du monde de ski extrême, Guerlain Chicherit a découvert le Dakar en 2005. Rapidement repéré par Sven Qandt, ce touche à tout de génie a poursuivi son apprentissage du rallye raid au sein du team X-Raid, avec une 9ème place au classement général et une victoire de spéciale dès l’année suivante. Le montagnard compte notamment sur les hauteurs de la Cordillère des Andes pour continuer sa progression.

Guerlain Chicherit, vous avez quitté le Dakar 2007 sur une spectaculaire sortie de piste. Etes-vous totalement remis de cette douloureuse expérience ?
Je peux maintenant dire que je suis complètement guéri, mais j’ai eu des douleurs dorsales pendant près d’un an et demi. Et ce qui a été le plus long à dissiper, ce sont les appréhensions qui polluent le pilotage. Pendant très longtemps, je n’ai pas réussi à rouler détendu, car j’avais en permanence la peur de l’accident. Ce n’est que l’été dernier, précisément sur la Baja de Hongrie, que j’ai commencé à retrouver les sensations que j’avais avant.

Techniquement, la BMW X3 que vous conduirez vous permettra-t-elle de rivaliser avec Mitsubishi et Volkswagen pour les premières places ?
La voiture est très performante, mais notre problème s’est toujours situé au niveau de la fiabilité, car nous n’avons pas exactement les mêmes moyens qu’eux. Je sais que j’ai eu des problèmes techniques à plusieurs reprises cette année, notamment sur la Baja de Hongrie et sur le Pax Rallye. Théoriquement cela ne devrait pas se reproduire, car sur le Dakar nous aurons des véhicules totalement neufs. Mais je ne veux pas me fixer un objectif de classement qui risquerait de devenir une obsession : j’ai certainement les moyens de finir dans les trois premiers, mais je veux avant tout me faire plaisir, courir sans stress et sans angoisse.

Le changement de continent nous emmène en altitude. Ces nouvelles conditions vont plutôt dans votre sens…
Je pense que tous les pilotes de pointe auront pris le soin d’effectuer une préparation en altitude. Pour notre part nous nous sommes réunis pour un stage, où nous avons fait des simulations d’altitude. Je crois que ceux qui auraient négligé cette partie pourraient le payer. Même si nous passerons peu de temps en altitude, on peut perdre de la lucidité ou de la forme physique sur une ou deux spéciales, et les conséquences sont lourdes. Personnellement, je vis toute l’année à 2000 m, dans la station de Tignes, alors je n’aurai pas de problème d’adaptation.


26-12-2008 - ITW "Top 10" : Wulfert Van Ginkel (NLD - 503 - GINAF)

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« Les meilleurs en Afrique seront les meilleurs en Amérique »

Il y a deux ans, Wulfert van Ginkel avait échoué à la plus mauvaise place, au pied du podium (4e). Impatient d’en découdre, le Batave affiche ses ambitions, à la veille de sa sixième participation au Dakar.

Comment aborde-t-on les jours qui précèdent immédiatement la course ?
Nous sommes très impatients. Depuis que le camion a pris le bateau pour l’Argentine, on ne peut plus s’entraîner à piloter. Mais je peux vous dire qu’avec mon navigateur, nous n’arrêtons pas de faire le Dakar dans nos têtes ! Nous avons déjà dû franchir trois fois la ligne d’arrivée ! Nous sommes dans les derniers détails, en insistant sur la préparation physique, avec beaucoup de course et d’haltères. On fait aussi toute une série de tests physiques, cardiaques et sanguins pour vérifier que notre condition est optimale.

Après une 4e place en 2007, pouvez-vous viser plus haut cette année ?
Au vu des tests que nous avons effectués en Allemagne, je pense que nous avons un camion très compétitif qui peut nous permettre d’entrer dans le top 5. Et les écarts sont tellement serrés que si vous êtes dans le top 5, vous pouvez prétendre à la victoire. Je pense que Stacey [le tenant du titre] reste le grand favori, même s’il aura beaucoup de pression. Il faudra également surveiller les Kamaz, qui ont de nouveaux camions très performants.

Ce Dakar sud-américain sera-t-il particulier ?
Mis à part les magnifiques paysages que nous allons découvrir, je ne crois pas que les nouvelles conditions auront une grande influence sur la hiérarchie. Personne ne sera à l’abri d’un problème technique Les meilleurs pilotes en Afrique seront les meilleurs pilotes en Amérique du Sud, et il faut s’attendre à ce que le top 5 soit identique. Ce qui serait plutôt bon pour nous…


26-12-2008 - ITW "Top 10" : David Frétigné (Fra - 12 - YAM)

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« La moto a progressé, et moi aussi »

Au guidon de sa Yamaha 450cc, David Frétigné part avec un handicap face aux pilotes d’élite engagés sur des 690cc. Pourtant, il a été le premier à tenter le pari de s’aligner sur le Dakar avec une petite cylindrée, tout en visant le haut du classement. 5ème en 2005 à Dakar, « Fretos » a aussi remporté quatre spéciales sur le rallye. Il ne compte pas s’arrêter là.

David Frétigné, quel type de préparation avez-vous privilégié dans les semaines précédant le Dakar ?
Je ne fais que de l’entraînement sur sable, avec une moto d’enduro, comme si je me préparais pour le Touquet. Nous allons à plusieurs dans le sud-ouest, du côté de Langon notamment, où l’on trouve des terrains tout à fait adaptés. Généralement ce sont de très grosses journées, assez éprouvantes physiquement. Il y a donc un moment où j’arrête complètement, pour préserver l’énergie.

Votre Yamaha a encore évolué cette année. Cette progression sera-t-elle suffisante pour concurrencer les favoris de la course ?
Les derniers essais que nous avons faits avec la moto sont très encourageants. D’ailleurs, j’ai gagné le Shamrock avec cette moto, et Olivier Pain a également gagné avec sur le rallye de Tunisie. En 450cc, ce qui compte c’est d’améliorer la fiabilité de la machine. Et cette année nous avons installé une nouvelle ligne d’échappement qui devrait nous permettre de moins solliciter le moteur, et donc de l’économiser. C’est très bon signe. Alors mon objectif, c’est de monter sur le podium, puisque je me suis déjà classé 5ème. Je crois que c’est plus envisageable que les autres années, puisque la moto a progressé, et moi aussi.

Le changement de continent pourrait-il jouer en votre faveur ?
Nous ne savons pas exactement à quoi nous attendre, mais il se peut que les pistes soient un peu plus sinueuses qu’en Afrique. Ce serait évidemment très bon pour moi, mais il sera de toute façon très dur de jouer placé. Pour rivaliser avec Coma et Despres par exemple, il me manque des confrontations plus régulières avec eux. En pure technique, je n’ai rien à leur envier. En revanche, ils ont une grosse expérience de la navigation.


25-12-2008 - ITW "Top 10" : Robby Gordon (Usa - 309 - HUMMER)

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« La voiture est au top niveau »

La quatrième tentative sera-t-elle la bonne ? Le pilote californien Robby Gordon veut y croire. A une semaine du départ, cette icone du championnat américain NASCAR rêve d’une arrivée triomphale le 18 janvier à Buenos Aires. Il deviendrait ainsi le premier « Yankee » à s’imposer en voiture sur le Dakar…

Pourquoi pensez-vous pouvoir vous imposer sur le Dakar cette année ?

Il y a plusieurs éléments. Tout d’abord, notre Hummer n’a jamais été aussi bien préparé. On a fait nos derniers tests il y a quelques jours à peine : la voiture est au top niveau, super solide. Sur le Dakar Series d’Europe centrale, on avait été performants, mis à part un problème technique, réglé depuis. Tous les mécaniciens sont vraiment excellents. Bref, nous avons tous un seul objectif –gagner-, et on a énormément bossé. Sur un Dakar, rien ne peut remplacer une bonne préparation !

Le choix de l’Amérique du Sud peut-il vous avantager ?

Sur ce nouveau continent ; on remet un peu les compteurs à zéro. Aucun des top pilotes n’a couru très régulièrement dans ces pays, alors qu’ils connaissent les pistes sahariennes par coeur. Moi, je n’ai jamais fait de courses en Amérique du Sud, mais les terrains seront similaires à ceux des Bajas des Etats-Unis et du Mexique. Et sur les Bajas, je suis comme chez moi. Donc…

Que vous a-t-il manqué jusqu’ici pour remporter la course ?

Sans doute l’expérience, la compréhension du terrain. Quand on sait lire les pièges de la route, ça va tout de suite beaucoup mieux. L’expérience, c’est la seule chose qu’on ne peut pas acheter…

Les médias américains s’intéressent-ils à votre participation ?

Le Dakar n’est pas très connu en Amérique, mais il y a pas mal de reportages sur nous. Une victoire pourrait avoir un vrai impact médiatique, d’autant plus qu’en janvier, il n’y a pas du tout de sport mécanique aux USA. Donc la voie est libre pour nous…


25-12-2008 - ITW "Top 10" : Yoshimasa Sugawara (Jap - 511 - HINO)

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« Apprendre aux jeunes à triompher de situations difficiles »

A 67 ans et après 25 Dakar, Yoshimasa Sugawara demeure infatigable et toujours plein d’humour. S’il paraît désormais un peu difficile pour lui de jouer les toutes premières positions – ce à quoi son fils Teruhito pourrait en revanche prétendre -, le Japonais n’en demeure pas moins un très sérieux candidat au top 10.

Yoshimasa, quel sera votre objectif sur ce nouveau Dakar ?
C’est difficile à dire car l’Argentine est un nouvel endroit et donc également un nouveau défi pour nous. Je dois d’ailleurs dire que c’est un plaisir de partir d’un pays qui a produit de si grands pilotes, comme Juan Manuel Fangio par exemple. Le terrain sera très différent de ce que connaissons en Afrique, donc le premier but sera de finir le rallye.

Quelle stratégie allez-vous adopter pour cela ?
Il faudra s’adapter en fonction du terrain. De manière générale, je serai très précautionneux car ce sera pour moi une première de rouler dans ces paysages. Je pense que la course se découpera en plusieurs sections : les premières spéciales qui seront plutôt rapides, puis celles du milieu où il s’agira de courses montagneuses en haute altitude. Et puis, il y aura le désert de l’Atacama. Après tout, je crois que ce sera ça la partie la plus importante du rallye.

Avez-vous apporté des modifications à votre camion (un Hino Ranger) pour cette nouvelle édition ?
Nous avons fait deux changements majeurs. D’abord, nous avons repositionné le moteur davantage vers l’arrière pour changer la configuration. Cela nous permettra d’améliorer notre stabilité et la maniabilité du camion, mais aussi de mieux équilibrer le poids. Ensuite, nous avons agrandi l’empattement, également dans un souci de stabilisation du véhicule. Enfin, nous avons changé les matériaux de certaines pièces. Nous avons opté pour de l’aluminium pour gagner en légèreté.

Comment vous-êtes vous préparé physiquement ?
Ma préparation parfaite, c’est la bière et le tabac. Au Japon, actuellement, c’est l’hiver, alors qu’en Argentine c’est l’été. Donc pour nous conditionner, nous avons décidé d’arriver en Amérique du sud dès la mi-décembre.

Quel est votre secret pour durer autant sur le Dakar ?
Beaucoup de soutien très chaleureux des sponsors, mais également des fans. Et puis il y a aussi la fierté japonaise, c’est un peu cela mon secret.

Vous avez participé à 25 Dakar. Comment trouver la motivation d’année en année ?
Le Dakar et sa préparation sont très difficiles. Je pense que c’est une bonne leçon, un bon lieu pour apprendre pour les membres plus jeunes de notre équipe. Je participe encore au Dakar pour leur montrer leur capacité à triompher de l’adversité et de situations difficiles.


25-12-2008 - ITW "Top 10" : Jordi Viladoms (Esp - 9 - KTM)

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« J’ai un super moral »

C’est peut-être la bonne année pour Jordi Viladoms. Ses deux abandons lors de ses deux premiers Dakar sont loin. Seule reste la victoire d’étape à Zouerat en 2007. Il revient gonflé à bloc, totalement remis de sa blessure au coude et préparé comme jamais. 

Quel est votre programme des derniers jours ?
Je ne touche plus la moto depuis la mi-décembre. Dans la zone d’Igualada, au centre de la Catalogne, il fait froid et les pistes sont dures, parfois gelées. Il n’est pas question de prendre de risques. Pour garder la main, je fais une paire d’heures de trial deux à trois fois pas semaine sur le circuit « Park Motor » de la Fédération catalane de motocyclisme. Je complète par un peu de gymnase et beaucoup de vélo. J’associe le VTT avec des sorties de deux à trois heures, et le vélo sur route avec lequel je roule trois à quatre heures d’affilée.

Vous partez à Buenos Aires le 27 : que ferez-vous jusqu’au départ de la course ?
Physiquement, dès la semaine de Noël, je vais baisser le rythme et simplement m’entretenir. Nous arrivons effectivement le 27 à Buenos Aires et nous espérons simplement pouvoir rouler le strict nécessaire avec la moto pour vérifier son état, sans plus. Concernant le parcours, nous essayons de collecter de l’information sur l’altitude lors de certaines étapes, sur les types de terrain. Mais il sera difficile d’anticiper à ce niveau.

Quelle est l’ambiance au sein du team ?
Nous y allons pour gagner. Personnellement je crois que je n’ai jamais été aussi bien. Je suis tranquille, serein. Je sais que je me suis bien préparé.


24-12-2008 - ITW "Top 10" : Thierry Magnaldi (Fra - 320 - BUGGY)

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« Je ne gaspille pas d’énergie avant »

Il participe à son 17ème Dakar après une interruption de trois saisons. 8ème du classement général en 2006, Thierry Magnaldi redécouvre le Dakar sur un buggy Gache, avec Guy Leneveu comme navigateur et des ambitions de Top 10 intactes.

Thierry Magnaldi, à quoi occupez-vous vos derniers jours d’avant Dakar ?
Je passe du temps à finaliser le budget. Comme mon engagement sur l’épreuve est récent, c’était un peu la course pendant tout le mois de décembre. Mais les réponses sont bonnes : les gens croient en nous. Sinon, ils ne viendraient pas. Sur les derniers jours, j’ai aussi géré la décoration du buggy, avec l’impression et l’installation des autocollants des sponsors en fonction de leurs différents niveaux d’implication.
Je mets également au point le suivi de ma participation au Dakar. Toujours vis-à-vis des sponsors. Nous allons faire une newsletter quotidienne pendant la course. »

Quelle préparation strictement sportive suivez-vous ?
Je fais un footing d’une heure chaque soir. Si je ne peux pas je vais au gymnase. Concernant la course elle-même, je ne me mobilise pas. Je sais que c’est une question de mental. De mes années motard, je garde le réflexe du road-book. Bien le connaître, c’est la règle numéro 1, à appliquer à 100%. Il faut faire confiance aux gens qui ont fait le parcours. C’est aussi la seule façon de donner le maximum de ce que tu sais faire. Et à ce sujet, tout se fait la veille de l’étape. Donc, personnellement je ne gaspille pas d’énergie avant. Pour faire quelque chose sur le Dakar il faut prendre la course jour après jour. 


24-12-2008 - ITW "Top 10" : Pep Vila (Esp - 510 - MERCEDES)

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« Nous allons faire une course d’attente »

Habitué du Top 10 aux arrivées de plusieurs étapes, Pep Vila, 15ème du général en 2007, est une des valeurs sûres de la course camions. Partisan d’une course dure il attend beaucoup de ce nouveau Dakar et espère rentrer dans les dix premiers.

Pep Vila, comment avez-vous occupé votre temps depuis les vérifications au Havre ?
C’est une situation étrange. Les années précédentes nous étions pris par les préparatifs du camion, les essais. Cette année nous sommes confrontés à une situation inédite. Nous avons du temps libre et du coup nous avons pu travailler avec les sponsors. Nous avons été disponibles pour les médias également, alors que jusqu’à maintenant il était compliqué de répondre aux sollicitions des télévisions par exemple.

Etes-vous préoccupé par la course ?
C’est difficile puisque tout est nouveau. Nous avons essayé d’obtenir des informations, par internet et par téléphone. Nous avons un mécanicien qui est argentin. L’un des copilotes, Moïses, a étudié de près les cartes pour essayer d’imaginer ce qui peut nous attendre. Mais il est difficile de faire plus. Personnellement je fais un peu d’enduro dès que je peux, car j’adore la moto.

15ème en 2007 : qu’espérez-vous cette année ?
D’abord une course dure. Je sais qu’elle le sera et cela nous convient. Notre but est d’être au plus près de la grande bagarre entre les Top camions et d’attendre notre moment. C’est une sorte de course d’attente. Si on finissait dans les 10 premiers ce serait vraiment fantastique. Nous n’avons pas le meilleur camion, mais c’est un engin extrêmement fiable.


24-12-2008 - ITW "Top 10" : Thierry Béthys (Fra - 8 - HONDA)

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« Je ne dépasse jamais mes limites »

Ancien champion de France de cross, c’est notamment sur le sable de l’enduro du Touquet que Thierry Bethys a bâti sa réputation, avec trois victoires sur le grand rassemblement hivernal. Après la découverte du Dakar en 2006, il est parvenu à intégrer le Top 10 en 2007. La progression peut se poursuivre en Amérique du sud.

Thierry Béthys, quel sera votre objectif principal sur le Dakar 2009 ?
Ma priorité, c’est de réussir à faire le tour complet sans casse mécanique et sans chute. Je sais que sur la piste, je ne dépasse jamais mes limites, en revanche je me bats pour aller chercher avec mes moyens la meilleure place possible. Viser le podium du classement général, cela me parait compliqué, mais le matin je ne partirai jamais battu.

Qu’est-ce qui vous sépare des meilleurs pilotes de la course, pour pouvoir viser la gagne ?
Je crois que la grosse différence ne se situe pas sur le plan technique, mais plutôt sur l’expérience de la navigation. A mon sens il faut au moins quatre ou cinq ans sur le Dakar pour bien maîtriser cette question. Mais j’avoue que c’est une sensation géniale de se retrouver seul en tête et d’avoir à « faire la trace ». Cela m’est arrivé sur le rallye de Tunisie, et on ressent monter à ce moment une bonne dose d’adrénaline. C’est un moment que j’aimerais bien vivre sur le rallye, car je viens avant tout pour me faire plaisir.

La cylindrée de votre Honda vous pénalise également dans l’optique du classement général…
Oui, bien que l’écart semble se réduire avec les KTM, il y aura toujours quelques étapes rapides sur lesquelles nous ne pouvons pas rivaliser, et nous perdons des minutes. Je serais curieux de voir ce que cela donnerait si Coma, Despres et Casteu roulaient sur 450cc, et je crois que je ne serais pas si loin ! En attendant, je vais viser la victoire dans la catégorie, et je sais qu’il y aura une grosse concurrence. Quoi qu’il arrive, je viens pour l’esprit d’aventure de ce rallye, en sachant que si je pilote à ma main, je me classe dans les quinze premiers. Alors si je ne chute pas, je sais que je suis content tous les soirs.


23-12-2008 - ITW "Top 10" : Yvan Muller (Fra - 325 - SMG)

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« Je ne peux pas me mentir »

Avec Lewis Hamilton en F1 et Sebastien Loeb en WRC, Yvan Muller est le troisième champion du monde couronné cette année par la FIA, sur les circuits du WTCC. L’Alsacien, qui découvre le Dakar en solo après une première expérience avec René Metge, mesure ses ambitions.

Pourquoi ce manque d’ambitions ?
En termes de résultat, je ne peux pas me mentir. Je viens sur ce Dakar avec un petit programme. J’ai un seul mécanicien. Par définition, sur un buggy monoplace, il faut aussi assurer la navigation, ce que je n’ai jamais fait. De manière réaliste je dirais donc que je suis dans la situation d’un joggeur amateur qui décide de se présenter sur le marathon de New York. Ma seule ambition n’est pas une ambition, c’est d’arriver.

Avez-vous eu le temps quand même de vous préparer, d’étudier le parcours ?
J’aurais aimé avoir le mois de décembre pour me plonger dans le Dakar. Mais, à la suite de mon titre mondial, j’ai dû répondre à de nombreuses sollicitations de mon sponsor. J’ai notamment passé deux jours à Barcelone, le week-end des 20 et 21 décembre, chez Seat. Quand je suis chez moi, j’essaye de bien préparer mon paquetage et les papiers. Je veille à ne pas me louper sur des aspects comme les vaccins, ou ma licence 2009. Quant au parcours, je n’ai pas le temps de l’étudier. Je l’ai imprimé et je m’y consacrerai dans l’avion.

Physiquement et au niveau de la conduite quels sont les derniers points de votre préparation ?
Aucun. Je prends l’avion le 28. J’aurai le 29 pour vérifier le buggy. Physiquement, je n’ai pas le temps de travailler. De toute façon les médecins m’ont décelé une fracture de fatigue au pied gauche. Ça va se résoudre, mais cela m’empêche de courir un peu, par exemple. En fait je vais me présenter avec mes acquis physiques comme seule préparation. Et je n’aurai que le week-end de Noël pour me reposer un peu avant le Dakar.


23-12-2008 - ITW "Top 10" : André De Azevedo (Bra - 504 - TATRA)

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« Les médias brésiliens me mettent beaucoup de pression »

André de Azevedo se lance cette année sur son 21ème Dakar. A moto comme en camion, le pilote brésilien a toujours fait preuve d’une régularité dans l’excellence qui le place naturellement parmi les favoris de cette édition sud-américaine.

Comment vous sentez-vous à neuf jours du grand départ ?
Pas très calme ! Les médias brésiliens me mettent beaucoup de pression avant ce premier Dakar en Amérique du Sud. Ils pensent tous que ça va être plus facile pour moi cette année, simplement parce que je suis originaire du continent ! Mais moi, je ne connais pas très bien l’Argentine et le Chili… J’essaie de maîtriser cette folie médiatique, beaucoup plus intense autour de moi que lorsque la course prend place en Afrique. Ce n’est très facile à gérer, mais je m’en sors : j’ai déjà 20 Dakar à mon actif, je connais. Mon copilote, lui, n’en est qu’à sa troisième édition, alors tout cela est un peu nouveau pour lui !

Quels derniers réglages techniques avez-vous apporté à voter camion Tatra T-815 ?
Aucun changement de dernière minute, car je récupère mon véhicule le 30 décembre. Le camion comme mon assistance viennent de République Tchèque, ils ont fait le trajet en bateau depuis le Havre. Lors de mon passage à l’usine Tatra en octobre, j’ai pu voir les derniers ajustements faits au camion : il sera plus court de 10 centimètres, avec de nouvelles suspensions avant et de nouvelles plaques de freins. J’ai une très grande confiance dans ce camion, c’est la dixième fois que je roule avec le même modèle.

Quels exercices vous imposez vous pour être au top physiquement juste avant le départ ?
Ce sont surtout les fruits d’une année de préparation qui paient aujourd’hui. A quelques jours de la course, je fais du jogging, je fais attention à ce que je mange, et je fais un peu de moto. La région où j’habite, entre Rio et Sao Paulo, c’est le paradis pour un amoureux d’enduro comme moi.


23-12-2008 - ITW "Top 10" : Frans Verhoeven (Nld - 15 - KTM)

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« Finir dans le top 10, et meilleur Hollandais »

Il y a quatre ans, Frans Verhoeven débarquait sur le Dakar et étonnait le monde du rallye en accrochant la 16e place. Aujourd’hui, le Hollandais est le manager du team Vectra Racing qui, avec David Casteu et Francisco Lopez dans ses rangs, peut légitimement viser les sommets.

Comment se passe la préparation dans les derniers jours avant le départ ?
J’ai encore pas mal de travail à faire en tant que manager du Team Vectra. Je dois m’occuper de la logistique, de la coordination, et tout ça prend beaucoup de temps ! A part ça, j’ai un peu abandonné la préparation physique. Je me consacre surtout au pilotage. Je passe 4 heures par jour à rouler sur ma moto d’enduro en Belgique et aux Pays-Bas. Nous allons arriver à Buenos Aires 5 jours avant le départ pour pouvoir nous adapter aux conditions météo.

Quels sont vos objectifs en Amérique du sud ?
Sur le plan personnel, j’aimerais finir dans le top 10, et surtout, meilleur Hollandais, c’est vraiment important. Je serai certainement à la lutte avec Henk Knuiman [11e du dernier Dakar]. Après, en ce qui concerne l’équipe, j’aimerais qu’on puisse se battre avec les KTM. Marc Coma reste le favori de la course, mais nous avons une bonne équipe, du bon matériel, je sais que nous avons les moyens de bien faire. David Casteu peut gagner, tout le monde le sait. Et Francisco Lopez sera chez lui, il connaît le terrain par cœur.

Avez-vous défini une stratégie ?
Oui, nous avons décidé que chacun roulait pour soi jusqu’au jour de repos. A ce moment-là, nous déciderons, en fonction des positions des uns et des autres, s’il y a moyen de jouer la victoire. Peut-être que toute l’équipe se mettra au service du pilote le mieux placé.

Quels souvenirs particulièrement marquants gardez-vous de votre expérience sur le Dakar ?
L’un des plus mauvais : ma chute en 2007, la veille de l’arrivée. Je me suis cassé les deux épaules et j’ai dû abandonner alors que j’étais 5e. Un de mes meilleurs souvenirs, la même année : j’avais vraiment le sentiment d’avoir fait mon boulot de porteur d’eau pour de Cyril Despres. Et sur le podium, il m’a glissé : « Tu sais, je n’ai pas gagné ce Dakar tout seul. »


23-12-2008 - Gros Plan : Cristian Romero (Arg - 179 - KTM)

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En 1998, il portait le dossard 118. Cristian Romero était alors le premier Argentin à s’aventurer à moto sur les pistes africaines. La tentative s’est achevée en Mauritanie, aux abords d’Atar, après neuf étapes. Lire la bio


22-12-2008 - ITW "Top 10" : Stéphane Henrard (Bel - 314 - VW)

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« Le parcours favorise les buggys »

Fort d’une 10ème place en 2007, qui succédait à une 6ème en 2003, Stéphane Henrard a encore modifié son buggy pour gagner du poids. Une préparation terminée en urgence qui n’enlève rien aux possibilités du pilote belge sur ce Dakar.

Pourquoi avez-vous terminé la préparation de votre buggy si tard ?
Nous avons deux voitures clients qu’il a fallu beaucoup reprendre après le dernier rallye des Pharaons, où elles ont subi des tonneaux. Il était prévu qu’on ne fasse que les retouches à leur retour, ce qui nous aurait laissé du temps pour terminer mon buggy. Or nous avons eu une surcharge de travail un mois avant le départ. Du coup mon buggy rejoint Buenos Aires en avion.

Avez-vous pu le tester suffisamment ?
Nous avons roulé sur le sable de la côte belge le week-end des 13 et 14 décembre. Tout s’est avéré conforme. Ce n’était pas une véritable séance de test, mais nous avons aussi prévu de rouler le 30 décembre à Buenos Aires, pour checker encore quelques éléments.

Quelles sont les modifications que vous avez apportées ?
Nous avons un châssis neuf, et une organisation différente des masses, de façon à gagner du poids. Les suspensions ont aussi été modifiées.

Pourquoi pensez-vous que ce Dakar sera favorable aux deux roues motrices ?
Je craignais un parcours avec beaucoup de montagne, sinueux, étroit. En fait, sur ce que je sais, ce serait au contraire rapide, plutôt sablonneux. Et dans ce cas, je sais qu’un buggy peut s’exprimer.
 


22-12-2008 - ITW "Top 10" - Teruhito Sugawara (Jap - 513 - HINO)

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« J’espère que la course sera difficile »

Longtemps copilote de son père Yoshimasa, Teruhito Sugawara a pris le volant depuis trois ans, et les résultats sont au rendez-vous : 6ème en 2005, 7ème en 2006 et 9ème en 2007. Alors cette année, avec un tout nouveau camion, le Japonais ne devrait pas être loin des meilleurs.

Quel objectif vous êtes-vous fixé pour votre 11ème participation au Dakar ?
Comme chaque année, j’aimerais remporter la catégorie des - de 10 litres. Pour ce qui est du classement général, il y a peut-être une toute petite possibilité de le remporter, mais il y a tellement de bons camions que je crois que ce sera très difficile, d’autant plus que notre véhicule est plus petit que les autres.

Comment s’est comporté votre camion lors des tests d’avant-Dakar ?
Très bien. C’est un nouveau camion, auquel nous avons apporté de nombreuses modifications. Nous l’avons testé en Mongolie, sur un petit rallye, et il s’est très bien comporté, notamment sur les routes montagneuses. Nous avons également travaillé les sauts au Japon pour vérifier sa stabilité. Là encore, cela a bien fonctionné.

Vous imposez-vous une préparation physique particulière ?
Non, je ne fais rien (rires). Nous verrons bien sur la course si cela pose un problème. Les années précédentes, je ne m’étais pas non plus entraîné physiquement, et je m’en étais sorti.

Le terrain en Argentine et au Chili peut-il vous être avantageux ?
Je ne sais pas. Je crois que cela va être plus aventureux qu’en Afrique, et que, comme 98% des concurrents ne connaissent pas le terrain, nous serons dans les mêmes conditions. J’espère que la course sera difficile, parce que les parties techniques nous avantagent avec notre petit camion et son moteur moins puissant que les autres. Donc le plus difficile, c’est aussi le mieux pour nous.

Votre père sera au volant d’un autre camion de votre équipe. Allez-vous le surveiller pendant la course ?
Il n’y a pas vraiment de compétition entre nous deux. Mais, à presque 70 ans, il peut encore aller très vite et a énormément d’expérience avec ses 25 Dakar. De toute manière, s’il s’aligne, c’est qu’il est encore compétitif, sinon il aurait pris sa retraite.


22-12-2008 - ITW « Top 10 » - Alain Duclos (14 - KTM)

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« Mon résultat est accessoire »

Après avoir accompli le parcours exemplaire de l’amateur en progression sur le Dakar, remportant même la catégorie 450 cc avec une 6ème place au général en 2006, Alain Duclos a été approché par la prestigieuse équipe KTM pour endosser le rôle de porteur d’eau de Cyril Despres. Ce nouveau défi ouvre des perspectives.

Alain Duclos, dans quelles circonstances avez-vous été recruté par KTM ?
Ils ont été attentifs à ma progression, et ont noté que j’étais un pilote régulier sur les dernières années. Ils m’ont donc contacté pendant le mois d’août pour me proposer d’aider Cyril Despres à gagner le Dakar. Pour moi, c’est une réelle reconnaissance de tout le travail qui a été accompli jusque-là.

Votre potentiel vous désigne une place dans le Top 10. Qu’est-ce qui vous sépare des favoris pour la victoire que sont Cyril Despres ou Marc Coma par exemple ?
Ils sont supérieurs à plusieurs niveaux. Techniquement d’abord, sur le plan de la vitesse pure. Physiquement ensuite : par exemple, si je veux suivre leur rythme sur de longues étapes, j’accuse sérieusement le coup après 300 km. Enfin, la différence est nette sur le plan tactique, car ils ont une connaissance extrêmement fine de la course, de la navigation. Ils sont une vista que je n’ai pas, car ils font cela à longueur d’années, alors que moi j’ai un emploi de cadre dans le génie civil, qui m’occupe toute la semaine.

Quels seront donc vos objectifs sur ce Dakar 2009 ?
Sur le plan du classement, mon résultat est accessoire. Je suis uniquement là pour que Cyril gagne. Ensuite, si l’on veut spéculer sur des scénarios de course, en cas de victoire de Cyril et si tout se passe bien, pourquoi ne pas intégrer le top 5 ? Mais je vois avant tout l’opportunité d’apprendre le niveau professionnel, qui est âpre et dur. Pour moi ce n’est pas un accomplissement, mais la possibilité de faire une belle entrée dans ce monde. Pour ne pas gâcher cette occasion, il ne faut surtout pas s’enflammer. Je vais faire mon boulot, et emmagasiner de l’expérience.