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Impact environnemental

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Environnement : respecter les lieux

Comme il a été reçu en Afrique, le Dakar est maintenant invité en Amérique du sud. Aussi responsables qu'enthousiastes, les concurrents ont, comme les organisateurs, la volonté de se montrer dignes de ce geste. Leur premier devoir sera à cet égard de respecter les lieux. L'Argentine et le Chili, qui offrent leurs plus beaux paysages aux participants du rallye et à ses nombreux téléspectateurs, seront ainsi remerciés de leur confiance.

Invités en Amérique du sud, les organisateurs du Dakar travaillent avec la volonté permanente de respecter les lieux quileursontconfiés.Afindes'assurerdeconditionsoptimales sur le plan environnemental, les équipes du rallye ont mis en place un réseau de partenaires locaux capables d'orienter leurs choix, notamment pour l'élaboration du parcours.

En plus de leur carrure d'Etat-Continent, l'Argentine et le Chili se distinguent par l'extrême variété des territoires et par la richesse de la faune et de la flore qui s'y sont développées. Les forts contrastes de densité de population, entre des régions totalement désertiques et d'autres hautement urbanisées, laissent de vastes zones préservées des sources de pollution les plus néfastes. Dans les deux pays, de nombreux parcs nationaux font donc l'objet de réglementations strictes quant aux conditions de circulation qui s'y appliquent.

Une cartographie précise transmise par l'administration des parcs nationaux

Lors de l'élaboration du parcours, la règle de base est le contournement de ces parcs nationaux. L'examen précis de l'itinéraire envisagé, en collaboration avec le ministère de l'environnement, permet ensuite d'imaginer certaines coupes. C'est l'administration des parcs nationaux en Argentine, et la CONAMA au Chili, qui transmettent pour chacune des étapes prévues une cartographie précise des zones « interdites » au Dakar, en tenant compte des lieux de vie des espèces animales et végétales protégées.

Les consignes données par les services qui ont en charge les questions environnementales sont couplées à des recommandations exprimées par les représentants des communautés indiennes lors de contacts pris depuis les premières phases de la préparation du rallye. L'accumulation de ces renseignements permet aux équipes sportives de dessiner un tracé respectueux des sites d'accueil. Une fois finalisée, la carte sera remise aux autorités argentines et chiliennes pour une validation définitive.

Sur le Dakar, c'est chaque jour une communauté de plus de 2000 personnes qui se déplace de ville en ville. Le défi logistique qui consiste à les nourrir, les installer, et leur fournir entre autres de l'électricité, se poursuit au moment de leur départ. Le savoir vivre commande aux organisateurs de laisser les sites d'accueil propres. C'est donc un travail de collecte des déchets qui commence à l'heure où les concurrents reprennent la piste. Dès lors, le Dakar fait appel à des prestataires locaux pour prendre en charge l'évacuation des déchets vers les décharges qui permettent d'assurer le traitement dans les meilleures conditions.

En collaboration avec l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie en France, le Dakar a commandé un " Bilan Carbone " concernant son édition 2007. La méthode, qui consiste à comptabiliser les émissions de gaz à effet de serre directement ou indirectement liées à l'activité du rallye, donne une vision réaliste de son impact environnemental.

Les résultats obtenus établissent un niveau d'émission global de 24 000 tonnes équivalent CO2 par le Dakar 2007 ce qui représente le volume généré par un Grand Prix de F1. Sur l'ensemble des émissions, la consommation de carburant des concurrents sur le rallye ne représente quant à elle que 2000 t.eq.CO2, soit les émissions liées à la circulation d'une journée sur le périphérique parisien. Afin de pouvoir réfléchir à des pistes de réduction ou de compensation de ces émissions, il était primordial d'en avoir une connaissance précise.

Afin d'affirmer son engagement pour une attitude ecoresponsable, A.S.O. a décidé de prélever sur les frais d'inscription des concurrents inscrits en course une « éco-participation » d'un montant de 50 euros pour les motos et quads, 100 euros pour les autos et 150 euros pour les camions. Les sommes récoltées seront reversées à une ou plusieurs associations œuvrant pour la protection de l'environnement.