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IMPACT ENVIRONNEMENTAL

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La maîtrise de l’impact environnemental

Depuis toujours l’organisation du rallye s’est inscrite dans une démarche éco responsable en Afrique. Avec un carburant plus propre, avec des actions menées pour compenser les émissions de CO2 et avec le traitement de ses déchets, le Dakar se dote aujourd’hui de pistes prometteuses pour maîtriser son impact environnemental. Un bilan carbone a été effectué pour connaître l’impact exact du rallye afin de rechercher les meilleures compensations possible.

Pour la première fois, les concurrents engagés en catégorie moto, pour lesquels l’organisation fournit le carburant sur la partie africaine du rallye, seront ravitaillés avec une essence dans laquelle a été intégré du biocarburant. Avec le concours de Total, qui met en place un circuit d’approvisionnement spécifique, les motos en course produiront moins de rejets CO2 grâce à l’action combinée de la teneur garantie en ETBE et de l’additif « Excellium », qui réduit la consommation.

Le Dakar a commandé un « Bilan Carbone » en collaboration avec l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie. La méthode, qui consiste à comptabiliser les émissions de gaz à effet de serre directement ou indirectement liées à l’activité du rallye, donne une vision réaliste de son impact environnemental. Après avoir procédé à l’évaluation des émissions liées aux carburants consommés par les concurrents et l’organisation sur le rallye, les experts ont également pris en compte le déplacement des spectateurs qui se sont rendus à Lisbonne, les voyages des concurrents avant et après la course, mais aussi l’impact du nombre de téléspectateurs (consommation d’électricité…), ou de la production de l’acier nécessaire à la fabrication des véhicules. C’est donc avec les périmètres les plus larges possibles qu’a été mené le bilan carbone du Dakar 2007.

Les résultats obtenus établissent un niveau d’émission de 22 000 tonnes équivalent CO2 par le Lisbonne Dakar 2007. À titre de comparaison, un Grand Prix de Formule 1 émet la même quantité que le Dakar. Toujours pour les évènements sportifs, la coupe du monde de rugby 2007, qui a commandé un bilan carbone effectué avec les mêmes périmètres, a émis 570 000 t.eq.CO2.
Sur l’ensemble des émissions du Dakar, la plus grosse part est liée à l’électricité consommée par les téléspectateurs (18,9%), ainsi qu’au transport des spectateurs (18,9%). La consommation de carburant des concurrents sur les 8 000 km de rallye représente quant à elle 2 000 t.eq.CO2, soit les émissions liées à la circulation d’une journée sur le périphérique parisien (40 km).

Depuis près de 15 ans, le Dakar fait appel à des prestataires locaux pour prendre en charge la collecte des déchets et leur évacuation vers des décharges existantes. Cette année, des partenariats ont été conclus, notamment au Maroc, pour organiser l’acheminement des déchets vers des centres de traitement capables d’assurer leur traitement et/ou leur recyclage. Dans les autres pays traversés par le rallye, les déchets sont dirigés vers des décharges qui bénéficient de la certification ISO 14000.

Sur le bivouac, le tri sélectif sera donc organisé à la fois pour les concurrents, les membres de l’organisation, les médias et partenaires du rallye. Un soin particulier sera également apporté à la récupération des huiles usagées, dont la filière de retraitement sera mise en place par le réseau Total.