N° 052 - ÉQUIPE SOLDADOS.COM
- BONNET
- Pierrick
- FRA
- 01/08/1962
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Pierrick Bonnet (FRA) : « Je ne viens jamais sur une
compétition pour m’amuser »
Repartir malgré tout. Pierrick Bonnet a toujours trouvé les ressources nécessaires depuis son premier Dakar, en 2001. Ni ses abandons de 2004 et 2005, ni sa chute douloureuse sur la cinquième étape du rallye en 2006 n’ont eu raison de son amour « des grands espaces » et de son envie de « se dépasser ». Cette année-là, il lui avait en plus fallu surmonter les craintes de sa petite Laureen, onze ans aujourd’hui. La fillette avait pris comme une « claque » l’annonce de la mort du motard Fabrizio Meoni sur le Dakar 2005 et ne voulait pas y voir repartir son papa.
Physiquement moins rude que le précédent, le Dakar de Pierrick Bonnet a été émotionnellement lourd l’année dernière. « Sonné » par une chute à 4 kilomètres de l’arrivée, il a dû encaisser une terrible nouvelle à Dakar : la mort de son ami Eric Aubijoux, victime d’un accident sur la dernière étape. « J’avais fait tout le rallye avec Eric, se souvient-il. Il était mieux classé que moi, mais tous les jours, il me gardait une place dans le bivouac, on mangeait ensemble…Quelques heures après avoir appris son décès, je me suis dit, ‘’c’est fini, je ne remettrai pas les pieds sur la course’’. Je me disais que si j’avais été à sa place, ma fille se serait retrouvée sans père… ».
Mais les mois ont passé et le goût du challenge a repris le dessus. « Je fais du bi-cross depuis que j’ai 14 ans. Je ne viens jamais sur une compétition pour m’amuser », assure-t-il. L’année dernière, Pierrick Bonnet a fini 5ème du « challenge malle-moto », regroupant les pilotes sans assistance.
Fils de garagiste, lui-même contrôleur technique automobile, Pierrick Bonnet voit aussi dans ce challenge un moyen de mettre en avant les pilotes amateurs, « qu’on ne montre plus suffisamment à la télévision », à son goût.
Communiquer sa passion n’est pas le moindre des objectifs de Pierrick Bonnet. Cette année encore, il souhaite associer la classe de sa fille à sa course et il partira avec des fournitures pour l’école du village de N’Gor, près de Dakar. Ne restera plus alors qu’un but à atteindre lors des prochaines éditions : emmener l’un de ses trois fils - âgés de 17, 18 et 21 ans - sur les pistes africaines.