N° 028 - ÉQUIPE DESERT TOUT TERRAIN
- CROQUELOIS
- Eric
- FRA
- 03/10/1963
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Eric Croquelois : « Plutôt le Dakar que les fêtes de famille. »
Eric Croquelois est un phénomène à lui tout seul. Demandez-lui pourquoi il s’engage dans son huitième Dakar consécutif, il vous répondra qu’il n’est pas adepte des dîners en famille. Il préfère donc s’éclipser au mois de janvier.
Le Boulonnais d’origine a son franc parler, et un humour dont il refuse de se départir.
Pour en savoir plus sur lui, il faut se pencher sur son palmarès. En 2001, il vit un véritable enfer pour son premier Dakar. Il perd 12 kg. « J’ai eu toutes les emmerdes du monde. Je crois que la seule chose que je n’ai pas faite à ma moto sur la piste, c’est sa vidange ! » Il franchit cependant la ligne à une étonnante 33ème place. L’année suivante, il abandonne à la septième étape après s’être cassé le sacrum et le coccyx. En 2005, il brise son tibia et son péroné sur une étape piégeuse. Depuis, il garde une dent contre les cailloux mais déclare volontiers son amour pour les dunes.
Car malgré toutes ces mésaventures, l’inoxydable « croquette » n’est pas né de la dernière tempête de sable. Il se classe systématiquement dans les 35 premiers et approche même fréquemment les 20 premières places au général. A 44 ans, il est sans conteste une valeur sûre du Dakar.
Il ne lui reste donc plus grand chose à prouver. Mais qu’est-ce qui le pousse à rempiler en 2008 ? Les réponses arrivent pêle-mêle : « Il faut du soleil pour réchauffer les vieilles carcasses comme moi », ou encore « j’y retourne pour ma notoriété, car je veux qu’on continue à m’appeler « Dakar » chez moi ».
En creusant, on s’aperçoit qu’Eric Croquelois ne fait pas le rallye que pour enchaîner les calembours. C’est un compétiteur hors pair doublé d’un amoureux de l’Afrique. « Je ne me sens vraiment libre qu’en Afrique, glisse-t-il, au détour de la conversation. J’aimerais vraiment gagner une spéciale, même si je n’en fais pas un objectif. »
Personnage anticonformiste, mécanicien de métier, il refuse de « se couler dans un moule ». Il s’engage cette année sur une Yamaha 450 qu’on lui a prêtée, mais avec la confiance d’un pilote aguerri. Sa régularité et sa pugnacité n’ont jamais été démenties. Alors qu’est-ce qui pourrait l’empêcher de prendre un départ ? « Peut-être si je m’engageais dans la légion. Pourquoi pas ? La Guyane c’est bien aussi », dit-il, dans un grand éclat de rire.