N° 016 - ÉQUIPE KTM - TONI - TOGO

PAIN
Olivier
FRA
16/04/1981
Véhicule
MODÈLE MARQUE
WRF 450 YAMAHA

Olivier Pain : « le terrain vous rappelle vite à l’ordre »

Il enchaîne les performances prometteuses, Olivier Pain. Et pourtant, il garde les pieds sur terre. 28ème au général après sa première participation en 2006, 16ème l’an dernier… Avec de tels précédents, le pilote originaire des Deux-Sèvres vise « logiquement » une place dans le Top 15 pour l’édition 2008. « Il faut vraiment faire attention », rappelle-t-il toutefois. « Le terrain vous rappelle vite à l’ordre. » La recrue du team HFP Off Road affiche donc une technique d’une imparable simplicité : « laisser venir, attendre un peu d’avoir retrouvé ses automatismes. Les premières étapes marocaines peuvent être cassantes, dangereuses pour le bonhomme et la moto. Il ne faut pas tout griller dans les premiers jours, dans un élan de générosité mal maîtrisé. » Malgré ses performances (6ème au général et 1er français au dernier rallye des Pharaons), Olivier Pain demeure donc d’abord un motard en quête d’apprentissage, un pilote assoiffé d’expériences. « Les tous meilleurs pilotes savent naviguer, ils savent lire le terrain sans trop se référer au road book », souffle-t-il, admiratif. « Si un jour j’arrive à allier ça à la vitesse… » Mine de rien, Olivier Pain cache bien son jeu. Le calme, la maîtrise, la patience : il sait bien que ces vertus sont indispensables à la conquête. Sa sérénité, c’est l’arme des champions. « je ne pense pas trop à la victoire », assure-t-il pourtant. « Je suis toujours dans une optique d’apprentissage, de remise en question. Ceux qui gagnent le Dakar ne sont pas arrivés de nulle part. » Pour l’heure, Olivier Pain pense donc plutôt à autre chose : regagner le Lac Rose, une fois encore, et retrouver un peu de cette ivresse de la solitude dans les dunes, « qui ressemble peut être à celle des marins en solitaire. » Comme eux, Olivier sait que la plus belle victoire n’est pas toujours celle à laquelle on pense : « On en apprend beaucoup sur le Dakar, c’est une école de la vie. Par exemple, on apprend à écouter son corps, à ne pas surestimer ses forces. Moi, ma plus belle performance, pour l’instant, c’est que je ne me suis jamais fait de fractures… »

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