N° 014 - ÉQUIPE KTM - TONI - TOGO
- DUCLOS
- Alain
- FRA
- 25/06/1971
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Alain Duclos : « Comme le tour de France pour les Français »
Né et élevé au Mali jusqu’à l’âge de 6 ans, avant de partir pour la Côte d’Ivoire et enfin la France pour poursuivre ses études, Alain Duclos sait de quoi il parle quand se pose la question du rapport du Dakar à l’Afrique. « Il n’y a bien que ceux qui ne l’ont pas fait qui le critiquent sur ce point », commence-t-il par constater. Et de justifier : « Le Dakar, pour les Africains, c’est comme le Tour de France pour les Français : c’est un événement gratuit, d’accès libre… Evidemment, il y a des accidents, mais les règles de sécurité sont de plus en plus strictes. Enfin, il ne faut pas oublier que 70% du budget du Dakar est dépensé sur le territoire africain. Je pense que, dans l’ensemble, les Africains en sont contents ».
Mais faire le Dakar reste difficile pour les Africains de souche, pour des raisons de budget. Ils sont un peu plus d’une vingtaine inscrits cette année. Arrivé septième au général en 2006, Alain Duclos aimerait bien passer la barre du professionnalisme. « J’essaie de devenir pro, mais j’ai tout juste les moyens de faire le Dakar. Et je n’ai pas ceux de m’entraîner correctement », déplore-t-il. En 2007, il a dû abandonner après « une chute à haute vitesse ». Sa préparation ne s’était pas, il est vrai, déroulée dans les meilleures conditions. Pas facile de concilier le rallye avec un travail prenant de conducteur de travaux… « Pour le Dakar, je fais mon sac le vendredi, je pars au travail et je suis à Lisbonne le samedi. L’année dernière, j’étais vraiment crevé. C’est pour ça que j’ai abandonné ».
Mais le Dakar vaut bien souffrance et fatigue. La célèbre course est entrée dans la vie d’Alain Duclos en 1982, lorsque la caravane est passée près de son village du Nord de la Côté d’Ivoire. Les concurrents dormaient alors chez l’habitant. « Ma famille a accueilli Raymond Loizeaux, c’est lui qui m’a transmis la passion du rallye. Ça a été une grosse claque ». Après son passage, le pilote a envoyé son dossard, le n°102, au jeune Duclos. « Ce dossard, c’était un peu mon doudou », s’amuse-t-il. En 2000, lors de sa première participation, Alain Duclos a rendu le morceau de tissu à Raymond Loizeaux. Une jolie façon de boucler la boucle…