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Les dossiers

À découvrir également

Le parcours 2007

Le Dakar et l’Afrique

 

Les reconnaissances : jour 25 - Le bout du chemin

C’est la fin de l’aventure, le bout du chemin. Le Dakar 2007 est en boîte. Après presque un mois de reconnaissances à travers le Maroc, la Mauritanie, le Mali et le Sénégal, nous avons réuni tous les éléments qui nous permettront de rédiger le roadbook.

Copyright A.S.O. / Amaury Sport Organisation

En arrivant sur la plage de Dakar, toute l’équipe a le sourire et la fierté du devoir accompli, malgré la fatigue et les galères qui se sont accumulées tout au long des 12000 kilomètres de notre périple. Parce que nous aussi nous avons bouclé notre Dakar.

Avant de repartir vers Paris, nous réglons les quelques détails de la dernière étape, sorte de surprise du chef que l’organisation réserve cette année aux concurrents qui auront tenu bon jusqu’à Lac Rose.

Ce soir, nous rejoignons l’hôtel, le calme et le repos de la civilisation. Au programme des réjouissances, un bon repas au bord de l’eau, des langoustes et de la bonne humeur pour conclure en beauté cette formidable aventure au contact de l’Afrique. Parce qu’avant tout, c’est cette rencontre avec l’Afrique qui nous attire, le besoin d’aller sentir tous les ans ce continent vibrer à son rythme sauvage.

C’est pour cela que malgré la joie d’en avoir fini avec les recos, nous ne pensons tous qu’à une chose : Repartir, et vite. Alors vivement le mois de janvier.

Retrouvez les archives des recos

« C’est comment, la première fois ? »

Les débutants du rallye se posent beaucoup de questions à l’approche du grand rendez-vous. Les stages Dakar, où sont accueillis une partie d’entre eux, sont là pour y répondre...

Copyright A.S.O. / Amaury Sport Organisation

Préparer le Dakar, qu’est-ce que cela signifie exactement ? Pour la plupart des premiers participants au rallye, la question s’est nécessairement posée, au risque même de virer à l’angoisse. Les plus méthodiques se plient à un timing très organisée et beaucoup prennent des renseignements auprès des anciens. Quoi qu’il arrive, devant l’inconnu de « la première fois , tous ont besoin d’un bilan intermédiaire à trois mois du départ.

Les stages Dakar, organisés au mois de septembre et spécialement conçus pour les débutants, permettent justement de faire le point sur les impératifs à régler et les lacunes qui restent à combler jusqu’au jour « J ». Ragnar Katerbau est venu des Pays-Bas pour écouter les conseils des spécialistes du rallye pendant le premier week-end, réservé aux motards : « J’ai l’impression que rien ne remplace l’expérience, mais pour un novice, la meilleure chose, c’est d’en parler le plus possible. Et effectivement, après ces deux jours, je me sens vraiment en confiance et motivé comme jamais. Personnellement j’ai des difficultés pour boucler le budget, mais ce stage m’a aussi permis de relativiser cette question. Ne serait-ce que parce que je ne suis pas le seul dans ce cas ! ».

Si cette première approche de l’univers du Dakar sert de mise en condition psychologique pour aborder la dernière ligne droite, c’est surtout avec un carnet de notes bourré de petits conseils très pratiques que les stagiaires sont repartis. Stéphane Gueguen, qui fait ses débuts sur le Dakar en tant que copilote d’un buggy qu’il peaufine avec Jean-Paul Reparat, a mis à profit son séjour au siège d’A.S.O., à Issy-les-Moulineaux : « J’ai quelques notions de navigation parce que je fais du bateau, mais j’avais besoin d’informations sur l’utilisation du road-book et du GPS. On m’a donné une quantité d’astuces qui seront à coup sûr utiles sur le terrain. Tous ces trucs, il n’y a que des gens d’expérience qui peuvent nous les donner. Ils sont aussi capables de nous aider à faire le tri et à gérer nos priorités pour terminer la préparation. »

 

Copyright A.S.O. / Amaury Sport Organisation

La course avant la course

En moins de dix jours, l’organisation du Dakar a été contrainte de clore les inscriptions pour l’édition 2007. Il a même fallu procéder à une sélection...

Copyright A.S.O. / Amaury Sport Organisation

Il fallait s’y attendre. Depuis plusieurs années, les périodes d’engagement sur le rallye sont de plus en plus courtes, et les déçus de plus en plus nombreux. L’époque où l’on pouvait encore se faufiler dans la caravane ou profiter d’un désistement au mois de décembre s’est éloignée à vitesse grand V. Pour le Dakar 2005, les motards ont été acceptés jusqu’en septembre ; l’année dernière, la catégorie affichait complet en juillet ; et pour l’édition 2007, la limite fixée a été atteinte et dépassée en une poignée de journées.

Devant la hauteur de la pile de dossiers, Frédéric Lequien, responsable du service concurrents, sent venir l’heure difficile des choix. Pour des raisons évidentes de sécurité, mais aussi de convivialité, le rallye doit être contenu dans un certain format. Il n’y aura que 240 motos, 185 voitures et 80 camions au départ de Lisbonne, la sélection est donc inévitable : « Nous nous attendions à cet afflux, et je pense que les concurrents aussi, vu la rapidité avec laquelle ils ont répondu. Nous avons donc décidé d’établir une méthode et de l’appliquer avec rigueur. En essayant d’être le plus juste possible, et en sachant que nous allions faire des malheureux, malgré la très bonne qualité des dossiers », explique Frédéric.

C’est donc en petit comité que se réunit l’équipe sportive du Dakar : pas plus de cinq personnes assises autour de la table. Au programme, lecture, relecture et épluchage des dossiers, discussion et quelquefois débat autour d’une candidature. Pendant plusieurs jours et quelques soirées, le travail continue jusqu’à la constitution d’une liste quasi-définitive : « Nous avons tenu à ce que les concurrents soient représentatifs du Dakar que nous connaissons maintenant, notamment en ce qui concerne la diversité des nationalités. Bien sûr nous nous sommes aussi appuyés sur des critères sportifs, en considérant aussi que la présence de nouveaux concurrents fait partie de l’esprit d’ouverture du rallye. Tous ces critères sont fiables et objectifs, mais la sélection est nécessairement cruelle pour ceux qui en sont victimes ». Conscient du poids de sa réponse pour des candidats qui préparent parfois leur défi depuis plusieurs années, Frédéric attend maintenant des concurrents une attitude exemplaire.