Le Dakar et l'Afrique
ACTIONS DAKAR


Depuis septembre 2002, A.S.O. s'est associée à SOS SAHEL dans le cadre d'un programme de protection de l'environnement en Afrique de l'ouest. Sur la base de projets émanant directement d'initiatives locales, « Actions Dakar » est implanté à la fois en milieu rural et en milieu urbain, avec comme point de départ la région de Louga, au Sénégal. Les diverses opérations concernent la gestion des déchets, des ressources naturelles (plantations, protection d'espèces dans les champs…) ou encore la sensibilisation des jeunes dans les écoles. Après trois ans d'une collaboration fructueuse, le partenariat a été reconduit cette année pour une nouvelle période de trois ans. Rémi Hemeryck, délégué général de l'association, dresse un état des lieux.


Des projets pour l'Afrique

Quel bilan faîtes-vous des trois années de partenariat avec le Dakar ?
Il s'agit d'une réelle réussite, puisque 60 actions, initiées par des associations locales, ont pu voir le jour grâce à l'existence de cette collaboration. Ce sont des projets simples à conduire, puisqu'ils nécessitent un budget compris entre 2 000 et 5 000 € et impliquent en moyenne une centaine de personnes. Concrètement, nous mettons par exemple en place des systèmes d'irrigation des cultures par goutte à goutte. Ce sont des techniques simples qui permettent de dégager des économies d'eau conséquentes, surtout si elles sont généralisées.

Les « Actions Dakar » s'inscrivent dans une perspective de long terme…
L'idée c'est précisément de toucher les plus jeunes pour parvenir à changer les comportements et avoir une action efficace. Pour qu'une réelle politique d'aménagement du territoire respectueuse de l'environnement puisse être appliquée, il faut qu'il y ait une réelle prise de conscience. J'ai justement le sentiment que l'impact des Actions Dakar est encore plus précieux sur le plan de la durabilité que sur la modification immédiate des conditions de vie. Il ne suffit pas de construire un puits dans un village. Encore faut-il que ce puits soit préservé.

Quels sont les axes de développement des « Actions Dakar » ?
Nous avons choisi de conserver les mêmes thèmes, à savoir le reboisement, l'organisation de la collecte d'ordures et l'amélioration des conditions sanitaires en général. Le but est également de développer l'implication des collectivités locales, qui participeront dans la mesure du possible au financement des actions à hauteur de 15 ou 20%. Nous avons maintenant une crédibilité qui incite tous ces acteurs locaux à s'investir encore plus. C'est aussi pour cela que nous voulons éviter la dispersion et concentrer nos actions sur les régions que nous connaissons déjà, à savoir Louga et ses environs.


Actions Dakar en chiffres

• 186 000 personnes touchées
• 65 projets
• 300 000 € financés à 75% par A.S.O.

Sensibilisation - éducation à l'environnement
• 953 membres de groupements formés à la gestion des ressources naturelles
• 25 989 enfants et adultes sensibilisés aux bonnes pratiques environnementales

Protection, valorisation des sols et des ressources forestières
• 1 208 foyers améliorés construits
• 888 ha de terres agricoles protégés
• 21 656 arbres sauvegardés
• 132 089 arbres plantés
• 69 compostières réalisées
• 3 dunes fixées

Protection sanitaire et hygiène de l'eau
• 62 latrines et 62 puisards réalisés
• 5 mares aménagées
• 85 canaris (réservoirs d'eau) mis en service
• 1 132 familles bénéficient de la collecte des ordures


SOS SAHEL est une ONG qui mène depuis plus de 25 ans des projets de développement en Afrique subsaharienne : Sénégal, Mali, Mauritanie, Niger et Burkina Faso. Les domaines d'activités sont la préservation de l'environnement, l'accès à l'eau potable, la santé préventive et le développement agricole.

Pour toutes vos questions, écrivez à actionsdakar@sossahel.org.


SOS SAHEL International France
2, avenue Jeanne
92604 Asnières-sur-Seine Cedex
Tél. : +33 (0) 1 46 88 93 70.




LES 6 HEURES DE DAKAR


Si le grand événement africain des sports mécaniques reste le Euromilhões-Dakar, la capitale sénégalaise accueille également un rendez-vous annuel prisé sur la scène automobile africaine, qui a fêté sa 26e édition en 2004. Sur un circuit d'environ 4 km, une trentaine de bolides tournent pendant six heures, l'exercice est interdit aux cardiaques ! A.S.O. apporte sur cette épreuve une aide technique et un concours financier depuis 1993.

Ce soutien s'inscrit dans le cadre d'une politique plus globale d'aide au développement des sports mécaniques dans les pays traversés par le Dakar. Outre les gratuités accordées pour l'inscription de certains de leurs pilotes nationaux, les fédérations de ces pays reçoivent des subventions utiles pour l'organisation de nouveaux événements. Signe de l'émergence progressive de la discipline en Afrique, la Fédération Sénégalaise de Sport Automobile et Motocycliste (FSSAM) a d'ailleurs monté un championnat national avec sept rallyes terre, huit courses de type enduro et huit courses de kart.



LE TOUR DU FASO


Organisateur du Tour de France, A.S.O. a naturellement vocation à propager et à entretenir la passion du cyclisme. Le Burkina-Faso, qui a monté la plus grande course à étapes d'Afrique en 1987, a fait appel au savoir-faire d'A.S.O. en 2000 pour participer au développement de l'épreuve. Depuis, le Tour du Faso poursuit son internationalisation et les perspectives se précisent pour les cyclistes de la région. En 2004, 21 écoles de cyclisme ont été créées avec l'aide de l'ambassade de France au Burkina-Faso. Elles sont en grande partie équipées avec le matériel collecté en France à l'occasion de l'opération « 1 000 vélos pour le Faso » durant toute l'année 2004 et notamment pendant le Tour de France.

Si l'écart de niveau entre l'élite européenne et les coureurs africains présents dans le peloton du Tour du Faso se réduit lentement, l'épreuve phare du continent participe à cette évolution. Le vainqueur 2004, Abdul Wahab Sawadogo, a par exemple passé plusieurs mois au sein d'une équipe française de niveau national (Team Côte des Légendes), tandis que le meilleur jeune du Tour 2004, Malick Thiam, a été invité à se confronter à d'autres espoirs au centre mondial d'entraînement d'Aigle, monté par l'UCI et réservé aux nations émergentes du cyclisme. Ces échanges permettront peut-être, à terme, de voir des équipes de tous les continents constituer le peloton de l'élite mondiale.

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