Déclarations
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Isidre Estve Pujol (ESP – KTM – 4ème)
« Je suis tombĂ© Ă 20 kilomètres du dĂ©part de la spĂ©ciale. C’était sur des pierres et j’ai cassĂ© le road-book. C’était stressant. Je ne pouvais pas perdre la trace sinon je me perdais Ă coup sĂ»r. J’ai accĂ©lĂ©rĂ© pour revenir sur Marc et j’ai pu le faire seulement au CP1, lors du ravitaillement essence au km 175. Je suis soulagĂ©. Je suis Ă 6 minutes de Marc. A mi-course tout va bien et c’est une belle bagarre. Mais je tire un grand coup de chapeau Ă Cyril. C’est un exploit. Il savait qu’il fallait le rĂ©aliser pour l’équipe juste avant la journĂ©e de repos. »
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David Casteu (FRA – KTM – 1er)
« Arriver Ă la journĂ©e de repos et gagner une spĂ©ciale, c’est Ă©norme. J’ai vraiment un bol incroyable. Depuis le mois de dĂ©cembre, je vis un cadeau de NoĂ«l tous les jours. Ce matin, j’ai Ă©clatĂ© une mousse dès le dĂ©but de la spĂ©ciale. J’ai dĂ» mĂ©caniquer un peu dans le dĂ©sert. Puis j’ai rattrapĂ© Cyril qui a fait une nav gĂ©niale. Nous avons roulĂ© ensemble, et au bout, je remporte ma première victoire sur le Dakar. Gamin je ne rĂŞvais que de ça, et aujourd’hui, ça arrive. C’est vraiment magique. MĂŞme si je suis aujourd’hui dans un team officiel, je me considère toujours comme un amateur. Je vais tous les soirs Ă la malle moto pour donner un peu d’espoir Ă ceux qui, comme moi il n’y a encore pas si longtemps, galèrent pour aller au bout de chaque Ă©tape. Mais aujourd’hui, quel bonheur. »
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Chris Blais (USA - KTM - 2ème)
« J’avais un gros mal de ventre en dĂ©but d’étape, je me suis arrĂŞtĂ© au km 60 pour me soulager. Ensuite, je suis allĂ© Ă mon rythme en faisant ma propre navigation. En arrivant au way point avant le CP2, j’ai aperçu Cyril (Despres) qui tournait, il semblait perdu. Je suis passĂ© en gardant le cap, j’ai rĂ©alisĂ© un joli coup en me plaçant 2ème au CP2, une position que j’ai gardĂ©e jusqu’à la fin de l’Ă©tape. J’ai pris beaucoup de plaisir dans les dunes. Mais je suis content que la journĂ©e de repos arrive maintenant. Mon objectif reste de terminer le Dakar et de faire mieux que l’an dernier au classement gĂ©nĂ©ral (9ème en 2005) ».
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Cyril Despres (FRA – KTM – 3ème)
« Franchement, je ne suis pas mĂ©content d’être lĂ . Pour tout dire, ce matin, j’étais Ă deux doigts de faire demi-tour, tellement j’avais mal. A l’épaule mais aussi Ă une tendinite au bras droit, que je traĂ®ne depuis le Maroc, et qui s’aggrave de jour en jour. Je suis parti ce matin uniquement parce que c’est sur cette spĂ©ciale que j’ai pris mon dernier dĂ©part avec Fabrizio (Meoni). C’était mon unique motivation. Je suis parti très doucement et je me suis fait rapidement doubler par une foule de motards. Quand je suis arrivĂ© au premier CP, j’ai constatĂ© qu’ils Ă©taient une vingtaine devant moi. Je me suis alors vraiment forcĂ© pour continuer. Puis au kilomètre 250, j’ai profitĂ© d’une erreur de navigation des gars devant pour en rattraper quelques uns juste avant de rentrer dans les dunes. Je n’avais pas trop mal donc j’ai haussĂ© un peu le rythme, mais je suis tombĂ©. J’ai relevĂ© la moto sur un coup de nerf et je suis reparti mais beaucoup plus calmement. Puis, au kilomètre 287, nous devions trouver un Way Point masquĂ©. Je pensais dĂ©jĂ que c’était Ă gauche, mais en regardant vers la droite, j’ai vu De Gavardo, pourtant parti 20 minutes devant moi ce matin, qui en revenait. Ça m’a confirmĂ© dans mon choix et quand je suis arrivĂ© au way point masquĂ©, il n’y avait aucune autre trace de passage. Je suis reparti sans trop attaquer et quand je suis arrivĂ© au CP2, j’ai constatĂ© qu’il n’y avait plus que trois motos devant moi. Ça m’a donnĂ© un bon coup de fouet, alors dès que nous sommes sortis des dunes j’ai attaquĂ© autant que j’ai pu pour rallier l’arrivĂ©e. C’est la première fois que je souffre autant sur la moto. La douleur m’a vidĂ©e, psychologiquement et physiquement, et je ne sais plus trop oĂą j’en suis, ni comment j’ai fait pour arriver ici. Maintenant, j’attends la venue du docteur Olivier Dufour pour ça la journĂ©e de repos arrive vraiment bien pour moi. MĂŞme si j’ai beaucoup souffert, mes adversaires ont perdu 15 minutes aujourd’hui, preuve que tout peut encore arriver. C’est une petite lueur au bout du tunnel. »
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Cyril Despres (FRA – KTM – 3ème)
« Franchement, je ne suis pas mĂ©content d’être lĂ . Pour tout dire, ce matin, j’étais Ă deux doigts de faire demi-tour, tellement j’avais mal. A l’épaule mais aussi Ă une tendinite au bras droit, que je traĂ®ne depuis le Maroc, et qui s’aggrave de jour en jour. Je suis parti ce matin uniquement parce que c’est sur cette spĂ©ciale que j’ai pris mon dernier dĂ©part avec Fabrizio (Meoni). C’était mon unique motivation. Je suis parti très doucement et je me suis fait rapidement doubler par une foule de motards. Quand je suis arrivĂ© au premier CP, j’ai constatĂ© qu’ils Ă©taient une vingtaine devant moi. Je me suis alors vraiment forcĂ© pour continuer. Puis au kilomètre 250, j’ai profitĂ© d’une erreur de navigation des gars devant pour en rattraper quelques uns juste avant de rentrer dans les dunes. Je n’avais pas trop mal donc j’ai haussĂ© un peu le rythme, mais je suis tombĂ©. J’ai relevĂ© la moto sur un coup de nerf et je suis reparti mais beaucoup plus calmement. Puis, au kilomètre 287, nous devions trouver un Way Point masquĂ©. Je pensais dĂ©jĂ que c’était Ă gauche, mais en regardant vers la droite, j’ai vu De Gavardo, pourtant parti 20 minutes devant moi ce matin, qui en revenait. Je suis reparti sans trop attaquer et quand je suis arrivĂ© au CP2, j’ai constatĂ© qu’il n’y avait plus que trois motos devant moi. Ça m’a donnĂ© un bon coup de fouet, alors dès que nous sommes sortis des dunes j’ai attaquĂ© autant que j’ai pu pour rallier l’arrivĂ©e. C’est la première fois que je souffre autant sur la moto. La douleur m’a vidĂ©, psychologiquement et physiquement, et je ne sais plus trop oĂą j’en suis, ni comment j’ai fait pour arriver ici. Maintenant, j’attends la venue de mon docteur. MĂŞme si j’ai beaucoup souffert, mes adversaires ont perdu 15 minutes aujourd’hui, preuve que tout peut encore arriver. C’est une petite lueur au bout du tunnel. »
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Marc Coma (ESP - KTM - 5ème)
« Les premiers 150 kilomètres ont Ă©tĂ© compliquĂ©s. Il y avait beaucoup de montagnes et puis le dĂ©sert. Ensuite, sans doute Ă cause d’un excès de dĂ©contraction, nous avons fait une erreur de navigation. Nous avons dĂ» perdre 10 minutes lĂ -dessus. Ensuite tout s’est dĂ©roulĂ© normalement. En tout cas je fĂ©licite Cyril pour ce qu’il rĂ©alise. »
