Déclarations
camion
Vladimir Chagin (Rus – Kamaz – 3ème)
« C’était une spĂ©ciale très difficile aujourd’hui car sur cette piste Ă©troite et bordĂ©e d’arbres, nos camions touchent en permanence. Il faut donc faire particulièrement attention, aussi ai-je Ă©tĂ© très prudent. Maintenant que j’ai trois heures d’avance, je peux me permettre de gĂ©rer. Alors je fais comme Peterhansel, je ne prends aucun risque et laisse mes concurrents en prendre pour revenir sur moi. Aujourd’hui, j’ai offert vingt minutes Ă Stacey, mais mĂŞme s’il m’en reprend autant sur chacune des quatre Ă©tapes restantes, je serais encore en tĂŞte Ă Dakar. La seule chose qui m’inquiète est le dernier gros morceau entre LabĂ© et Tambacounda, oĂą Kamaz avait perdu le rallye en 1996. Nous allons donc y ĂŞtre encore plus prudents. En tout cas, je suis vraiment fier de mon camion, car depuis le dĂ©part nous n’avons connu aucun problème mĂ©canique, c’est un fantastique vĂ©hicule. »
camion
Firdaus Kabirov (Rus – Kamaz – 2ème)
« Le plus important aujourd’hui Ă©tait d’être bien reposĂ©, car nous attaquons les premières grandes chaleurs. Malheureusement, j’étais dĂ©jĂ un peu fatiguĂ© ce matin, et maintenant je suis extĂ©nuĂ©. Il faut dire que ces spĂ©ciales ne sont pas faciles pour les camions. Les 80 premiers kilomètres se sont pourtant bien passĂ©s sur une piste rapide et très plaisante Ă piloter, mais ensuite nous sommes entrĂ©s dans la forĂŞt et la course est devenue très stressante. D’abord parce que sur une piste aussi Ă©troite, les branches frappent en permanence la cabine, mais aussi parce que les petits arbres et souches sur le bord de la route sont Ă niveau pour taillader les flancs de nos pneus. C’est d’ailleurs ce qui est arrivĂ© Ă AndrĂ© De Azevedo. Enfin, l’essentiel Ă©tait de calquer ma course sur celle de Stacey pour assurer ma deuxième place et couvrir les arrières de Kabirov. »
camion
Hans Stacey (HOL – Man - 1er)
« J’ai fait l’étape pour gagner et prendre du temps Ă Chagin. Mais il Ă©tait Ă©galement très rapide aujourd’hui, et je n’ai pas fait une grosse diffĂ©rence. Je suis enthousiasmĂ© parce que la bagarre en camions est vraiment magnifique. Sur les 300 kilomètres de la spĂ©ciale il y a deux minutes de diffĂ©rence entre nous. Hier, sur six cents kilomètres, il y a eut 47 secondes avec Kabirov. Je suis un compĂ©titeur et je me rĂ©gale. C’est vraiment bon pour le plaisir et pour le rallye. On a connu un seul problème aujourd’hui : Ă un moment donnĂ©, le road-book indiquait un passage oĂą le camion ne passait pas. On a perdu un tout petit peu de temps mais, c’est rien, l’organisation a proposĂ© une Ă©tape superbe aujourd’hui ».
