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étape 1 - samedi 31 décembre 2005 | Lisboa > PortimĂŁo
  • Liaison 186 km
  • Spéciale  83 km
  • Liaison 101 km
  • Total  370 km
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Rencontres

moto

« Lune », la coqueluche des scooters dakarois

NumĂ©ro 198 : Alioune Sarr (SEN)

Premier voyage Ă  l’étranger et grand dĂ©but sur le Dakar, Alioune Sarr vit un rĂŞve Ă©veillĂ©. Pour ce passionnĂ© de moto, âgĂ© de 25 ans, qui n’a jamais mis les pieds hors du SĂ©nĂ©gal, se retrouver aux vĂ©rifications techniques du plus grand rallye raid du monde tient dĂ©jĂ  de l’exploit. « Dès que je suis arrivĂ© aux vĂ©rifications, j’ai foncĂ© au parc fermĂ© des motos pour voir les dernières nouveautĂ©s », s’enthousiasme-t-il. EncouragĂ© et conseillĂ© par son « grand-frère » Mame Less Diallo, il a construit son projet une annĂ©e entière, trouvĂ© une Honda 400 XR d’occasion et bouclĂ© son budget in extremis : « Jusqu’à quelques heures du dĂ©part en avion, j’ai rĂ©cupĂ©rĂ© l’argent d’un gros sponsor. RĂ©unir le budget a Ă©tĂ© une sacrĂ©e galère », sourit le jeune homme cĂ©lèbre Ă  Dakar pour ses spectacles d’acrobatie Ă  scooter et qui vit par ailleurs de la revente de deux roues d’occasion.

LogĂ© depuis le dĂ©but de la semaine Ă  Lisbonne chez un ami originaire de Dakar, « Lune le Lynx » est d’autant plus fier et heureux de croiser chaque jour des pilotes dont il a souvent saluĂ© l’arrivĂ©e au lac Rose. « J’ai assistĂ© Ă  de nombreuses arrivĂ©es du rallye avec mes frères. Chez moi, j’ai des autographes de Jutta Kleinschmidt et StĂ©phane Peterhansel, j’ai rĂ©cupĂ©rĂ© un gant d’Hubert Auriol et j’ai mĂŞme parlĂ© une fois avec Nani Roma ». Se frotter aujourd’hui Ă  la rĂ©alitĂ© de la course est nĂ©anmoins source d’apprĂ©hension chez ce garçon volontiers frondeur et casse-cou. « J’ai la pression, je ne suis pas tranquille dans la tĂŞte, confesse-t-il. Comme je n’ai pas d’assistance en course, ma seule crainte c’est que la moto me lâche en cours de route (…) Le Dakar, c’est long et je me demande si j’aurai un mental d’acier pour passer les obstacles de pilotage et de navigation ».

C’est dans ce but qu’il a roulé dans le désert du Lompoul, au nord du Sénégal, pour s’accoutumer aux dunes de sable. Avec pour unique objectif d’amener sa moto –préparée en France par Challenge 75- à Dakar et dans les délais. Histoire de faire la fête avec tous ses copains qui lui ont promis une haie d’honneur… à scooter.
auto

Madalena Antas - Jean-Michel Polato

NUMERO 452 : PROMOTECH RALLY RAID

Une première très remarquée. Pour son baptême sur le rallye Euromilhoes-Lisboa-Dakar, Madalena Antas n’a d’autre objectif que de voir l’arrivée. Et pourtant à en croire la foule d’admirateurs qui se pressait autour d’elle lors des vérifications, on pourrait croire que cette jolie Portugaise de 29 ans, deux fois championne féminine nationale de Tout-terrain, part pour la gagne. Certes, ses plus fervents supporters ont pu aisément l’accompagner au départ puisque sa ville de Cascais est à quelques kilomètres du Centre Culturel de Belem. Mais cela n’explique pas tout.

« Les Portugais sont fous de sports mĂ©caniques et du coup extrĂŞmement exigeants envers leurs reprĂ©sentants. Je n’arrĂŞte pas d’être sollicitĂ©e par les mĂ©dias nationaux qui me parlent tous d’objectifs chiffrĂ©s, voir de victoires d’étapes Ă  domicile lors des deux premières spĂ©ciales. Ils ne se rendent absolument pas compte que pour une première participation, voir l’arrivĂ©e Ă  Dakar est dĂ©jĂ  une victoire en soit », explique ainsi la native de Rio de Janeiro.

Reste qu’avec entre les mains un pickup Nissan Navarra dernière gĂ©nĂ©ration et Ă  ses cĂ´tĂ©s l’ancien copilote d’usine, Michel Polato, cette Ă©tudiante en art ne manque pas d’atouts pour briller, mais la pression n’en est que plus forte. « Originellement, nous devions partir avec un Patrol GR, bien moins compĂ©titif. Mais Ă  un mois du dĂ©part, Promotech a finalement dĂ©cidĂ© de me confier une vraie voiture de course. C’est gĂ©nial, mais Ă©galement beaucoup plus stressant car c’est un vĂ©hicule qui ne pardonne rien. En plus, je ne l’ai encore jamais pilotĂ©, j’ai donc hâte de pouvoir prendre mes marques. »

Un prĂ©alable indispensable pour celle qui a Ă  cĹ“ur de redorer le blason familial. En effet, sa mère Teresa Cupertino De Miranda a elle aussi participĂ© au Dakar, notamment lors du Paris-Le Cap, sans toutefois aller au bout. « Ma mère a Ă©tĂ© un soutien sans faille tout au long de ma prĂ©paration et, puisqu’elle m’accompagne en assistance, j’ai vraiment envie de lui faire le cadeau d’un podium par procuration. »
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