Portraits
moto

Eternel outsider ?
NUMERO 6 : KTM – REPSOL REDBULL
Giovanni Sala (ITA)
Pour la petite famille que constitue l’élite resserrée du Dakar, Giovanni Sala est à la fois le bon copain et « l’ancien ». L’Italien n’inspire pas la méfiance aux motards les plus compétitifs du plateau. Parce qu’il n’est pas parvenu à convertir dans les dunes le talent qui le rendait dominateur au plus haut point sur les pistes de cross, le quintuple champion du monde d’enduro fait toujours partie du groupe des éternels outsiders. La régularité affichée depuis sa première participation en 1998 le place tout de même dans le club des candidats au podium, et pourquoi pas mieux…
Dès son deuxième jour de compétition sur le plus grand rallye raid du monde, Sala remportait à Almeria sa première spéciale. En 1999, c’est en fin de parcours, à Nouakchott, qu’il signait son scratch de l’année, avant de terminer en 7ème position au classement général. En 2000, son aventure de janvier s’achève sur chute pendant la cinquième étape, mais depuis, « Gio » a toujours fait le déplacement pour chercher une place dans le Top 10 (6ème en 2002) ou deux victoires d’étapes. Seul le millésime 2004, que Sala a quitté avec deux côtes cassées dans l’étape 6, n’a apporté aucune ligne glorieuse à son palmarès.
Recruté depuis 2005 en tant que pilote officiel chez KTM – Repsol, Sala partagera sur le Dakar le leadership de l’équipe avec Marc Coma et Carlo De Gavardo. La répartition des rôles au sein du groupe sera sans doute affinée après les premiers jours de course. Sa position le désignera alors comme porteur d’eau de luxe, ce qui n’interdit pas les victoires d’étapes, ou l’autorisera à tenter sa chance au classement général.
Le palmarès « Dakar » de Giovanni Sala
1993 17ème du classement général de Grenade – Dakar (1 spéciale).
1994 7ème du classement général de Grenade – Dakar (1 spéciale).
1995 Abandon à la 5ème étape de Dakar – Le Caire
1996 14ème du classement général de Paris – Dakar (2 spéciales)
1997 6ème du classement général d’Arras-Madrid-Dakar (2 spéciales)
1998 14ème du classement général de Marseille - Sharm-el-Sheikh (2 spéciales).
1999 Abandon à la 6ème étape de Clermont-Ferrand – Dakar
2000 8ème du classement général de Barcelone - Dakar
auto
Giovanni Sala (ITA)
Pour la petite famille que constitue l’élite resserrée du Dakar, Giovanni Sala est à la fois le bon copain et « l’ancien ». L’Italien n’inspire pas la méfiance aux motards les plus compétitifs du plateau. Parce qu’il n’est pas parvenu à convertir dans les dunes le talent qui le rendait dominateur au plus haut point sur les pistes de cross, le quintuple champion du monde d’enduro fait toujours partie du groupe des éternels outsiders. La régularité affichée depuis sa première participation en 1998 le place tout de même dans le club des candidats au podium, et pourquoi pas mieux…
Dès son deuxième jour de compétition sur le plus grand rallye raid du monde, Sala remportait à Almeria sa première spéciale. En 1999, c’est en fin de parcours, à Nouakchott, qu’il signait son scratch de l’année, avant de terminer en 7ème position au classement général. En 2000, son aventure de janvier s’achève sur chute pendant la cinquième étape, mais depuis, « Gio » a toujours fait le déplacement pour chercher une place dans le Top 10 (6ème en 2002) ou deux victoires d’étapes. Seul le millésime 2004, que Sala a quitté avec deux côtes cassées dans l’étape 6, n’a apporté aucune ligne glorieuse à son palmarès.
Recruté depuis 2005 en tant que pilote officiel chez KTM – Repsol, Sala partagera sur le Dakar le leadership de l’équipe avec Marc Coma et Carlo De Gavardo. La répartition des rôles au sein du groupe sera sans doute affinée après les premiers jours de course. Sa position le désignera alors comme porteur d’eau de luxe, ce qui n’interdit pas les victoires d’étapes, ou l’autorisera à tenter sa chance au classement général.
Le palmarès « Dakar » de Giovanni Sala
1993 17ème du classement général de Grenade – Dakar (1 spéciale).
1994 7ème du classement général de Grenade – Dakar (1 spéciale).
1995 Abandon à la 5ème étape de Dakar – Le Caire
1996 14ème du classement général de Paris – Dakar (2 spéciales)
1997 6ème du classement général d’Arras-Madrid-Dakar (2 spéciales)
1998 14ème du classement général de Marseille - Sharm-el-Sheikh (2 spéciales).
1999 Abandon à la 6ème étape de Clermont-Ferrand – Dakar
2000 8ème du classement général de Barcelone - Dakar

Refaire sa place.
NUMERO 306 – MITSUBISHI
Hiroshi Masuoka (JAP) – Pascal Maimon (FRA)
Hiroshi Masuoka est un pilote discret et spectaculaire à la fois. Réputé pour son tempérament d’attaquant infatigable, il manie le paradoxe aussi facilement que le volant. En effet, en dépit de ses dispositions de kamikaze qui conviennent rarement aux disciplines d’endurance, il présente un des CV les plus réguliers sur le Dakar. La figure emblématique de la firme Mitsubishi au Japon a effectué sa première course en tout-terrain en 1979 et s’est engagé en 1987 sur son premier Dakar… il y a près de vingt ans.
En 1990, il a terminé premier dans la catégorie T2, puis il a pris la quatrième place du classement général quatre ans plus tard. Entre 1995 et 2000 il a terminé dans les 10 premiers en six occasions, les temps forts étant deux places de quatrième en 1997 et 1998. La saison suivante il a obtenu de bons résultats avec un Mitsubishi Pajero, et son heure de gloire est arrivée en 2002, où il est devenu le deuxième pilote japonais à inscrire son nom au palmarès de ce prestigieux rallye, avec le team Mitsubishi Motors. Hiroshi Masuoka a ensuite conservé son titre en 2003, année où il s’est également imposé dans la Baja Italie. En 2004, le plus performant des pilotes japonais a bouclé une remarquable série de dix Dakar terminés dans le Top 10, et il a terminé deuxième derrière son coéquipier Stéphane Peterhansel en 2004.
Lors de la dernière édition, le métronome de la marque aux diamants a connu son premier abandon sur le Dakar depuis près de quinze ans, à cause d’un problème de moteur pendant l’étape 10. La preuve que même chez « Mitsu », la mécanique n’est pas infaillible.
Le palmarès « Dakar » de Masuoka
1987 29ème au général, Paris - Dakar
1990 10ème au général, Paris - Dakar (1er dans la catégorie T2)
1992 20ème au général, Paris - Le Cap
1994 4ème au général, Paris - Dakar
1995 10ème au général, Grenade - Dakar
1996 6ème au général, Grenade - Dakar
1997 4ème au général, Dakar - Agades - Dakar
1998 4ème au général, Paris - Grenade -Dakar
1999 6ème au général, Grenade - Dakar
2000 6ème au général, Dakar - Le Caire sur Mitsubishi Pajero
2001 2ème au général, Dakar sur Mitsubishi Pajero
2002 1er au général, Arras - Dakar sur Mitsubishi Pajero
2003 1er au général, Marseille – Sharm-el-Sheikh
2004 2ème au général, Clermont-Ferrand - Dakar
2005 Abandon dans l’étape 10, Barcelone - Dakar
Copilote : Pascal MAIMON (FRA)
Première participation en 1988.
Vainqueur du Dakar en 2002 avec H. Masuoka.
Copilote sur le Dakar de Bruno Saby (1992), Giniel De Villiers (2004) et Kenjiro Shinozuka (2005).
camion
Hiroshi Masuoka (JAP) – Pascal Maimon (FRA)
Hiroshi Masuoka est un pilote discret et spectaculaire à la fois. Réputé pour son tempérament d’attaquant infatigable, il manie le paradoxe aussi facilement que le volant. En effet, en dépit de ses dispositions de kamikaze qui conviennent rarement aux disciplines d’endurance, il présente un des CV les plus réguliers sur le Dakar. La figure emblématique de la firme Mitsubishi au Japon a effectué sa première course en tout-terrain en 1979 et s’est engagé en 1987 sur son premier Dakar… il y a près de vingt ans.
En 1990, il a terminé premier dans la catégorie T2, puis il a pris la quatrième place du classement général quatre ans plus tard. Entre 1995 et 2000 il a terminé dans les 10 premiers en six occasions, les temps forts étant deux places de quatrième en 1997 et 1998. La saison suivante il a obtenu de bons résultats avec un Mitsubishi Pajero, et son heure de gloire est arrivée en 2002, où il est devenu le deuxième pilote japonais à inscrire son nom au palmarès de ce prestigieux rallye, avec le team Mitsubishi Motors. Hiroshi Masuoka a ensuite conservé son titre en 2003, année où il s’est également imposé dans la Baja Italie. En 2004, le plus performant des pilotes japonais a bouclé une remarquable série de dix Dakar terminés dans le Top 10, et il a terminé deuxième derrière son coéquipier Stéphane Peterhansel en 2004.
Lors de la dernière édition, le métronome de la marque aux diamants a connu son premier abandon sur le Dakar depuis près de quinze ans, à cause d’un problème de moteur pendant l’étape 10. La preuve que même chez « Mitsu », la mécanique n’est pas infaillible.
Le palmarès « Dakar » de Masuoka
1987 29ème au général, Paris - Dakar
1990 10ème au général, Paris - Dakar (1er dans la catégorie T2)
1992 20ème au général, Paris - Le Cap
1994 4ème au général, Paris - Dakar
1995 10ème au général, Grenade - Dakar
1996 6ème au général, Grenade - Dakar
1997 4ème au général, Dakar - Agades - Dakar
1998 4ème au général, Paris - Grenade -Dakar
1999 6ème au général, Grenade - Dakar
2000 6ème au général, Dakar - Le Caire sur Mitsubishi Pajero
2001 2ème au général, Dakar sur Mitsubishi Pajero
2002 1er au général, Arras - Dakar sur Mitsubishi Pajero
2003 1er au général, Marseille – Sharm-el-Sheikh
2004 2ème au général, Clermont-Ferrand - Dakar
2005 Abandon dans l’étape 10, Barcelone - Dakar
Copilote : Pascal MAIMON (FRA)
Première participation en 1988.
Vainqueur du Dakar en 2002 avec H. Masuoka.
Copilote sur le Dakar de Bruno Saby (1992), Giniel De Villiers (2004) et Kenjiro Shinozuka (2005).

La deuxième carte
NUMERO 513 – TATRA PETROBRAS-LUBRAX
Andre De Azevedo (BRE)
Jaromir Martinec (RTC) – Maykel Justo (RTC)
À l’instar des mythiques frères Marreau, le Dakar est souvent affaire de famille. On ne compte plus les équipages formés du père et de son fils, du mari et de la femme ou de deux frères. Mais il n’est pas forcément nécessaire de faire le Dakar dans le même véhicule pour partager l’aventure. Le meilleur exemple est peut-être le cas des frères De Azevedo, André, l’aîné, et Jean, le cadet.
Passionné de moto depuis sa première course à 14 ans seulement, c’est dans la catégorie motard qu’André De Azevedo a disputé son premier Dakar. En tout il s’est engagé cinq fois sur deux roues, auréolé d’un joli Top 10 en 1993, et surtout d’un taux de réussite de 100%. Initiateur et guide pour son jeune frèreJean, André est passé en 1999 au volant d’un camion, devenant rapidement la seconde carte maîtresse de Tatra derrière le Tchèque Karel Loprais.
En effet, dès sa première participation camion, le Brésilien est monté sur le podium de la catégorie, une performance qu’il rééditée quatre éditions plus tard, en terminant cette fois deuxième derrière Tchaguine, son meilleur résultat sur le rallye.
L’an passé, André De Azevedo a été contraint à l’abandon à la 11ème étape, dans une édition qui le vit rapidement affronter des problèmes mécaniques en série, notamment lors de la terrible 7ème étape entre Zouérat et Tichit. De quoi motiver le natif de Sao Chosé, dont la régularité en piste représente toujours un danger au classement général, lui qui a su terminer dans le Top 10 à chaque fois que le sort ne le contraint pas à l’abandon. Alors, cette année encore, il fera office d’outsider face à l’armada Kamaz-Master.
Le palmarès « Dakar » d’Andre De Azevedo
1990 (moto) 22ème au général de Paris – Dakar
1991 (moto) 21ème au général de Paris – Dakar
1993 (moto) 9ème au général de Paris – Dakar
1994 (moto) 15ème au général de Paris – Dakar
1997 (moto) 15ème au général de Dakar – Dakar
1999 (camion) 3ème au général de Grenade – Dakar
2000 (camion) 4ème au général de Dakar – Le Caire
2001 (camion) abandon étape 9 de Paris – Dakar
2002 (camion) 10ème au général de Arras – Dakar
2003 (camion) 2ème au général de Marseille – Sharm El Sheik
2004 (camion) 6ème au général de Clermot-Ferrand – Dakar
2005 (camion) abandon étape 11 de Barcelone – Dakar
moto
Andre De Azevedo (BRE)
Jaromir Martinec (RTC) – Maykel Justo (RTC)
À l’instar des mythiques frères Marreau, le Dakar est souvent affaire de famille. On ne compte plus les équipages formés du père et de son fils, du mari et de la femme ou de deux frères. Mais il n’est pas forcément nécessaire de faire le Dakar dans le même véhicule pour partager l’aventure. Le meilleur exemple est peut-être le cas des frères De Azevedo, André, l’aîné, et Jean, le cadet.
Passionné de moto depuis sa première course à 14 ans seulement, c’est dans la catégorie motard qu’André De Azevedo a disputé son premier Dakar. En tout il s’est engagé cinq fois sur deux roues, auréolé d’un joli Top 10 en 1993, et surtout d’un taux de réussite de 100%. Initiateur et guide pour son jeune frèreJean, André est passé en 1999 au volant d’un camion, devenant rapidement la seconde carte maîtresse de Tatra derrière le Tchèque Karel Loprais.
En effet, dès sa première participation camion, le Brésilien est monté sur le podium de la catégorie, une performance qu’il rééditée quatre éditions plus tard, en terminant cette fois deuxième derrière Tchaguine, son meilleur résultat sur le rallye.
L’an passé, André De Azevedo a été contraint à l’abandon à la 11ème étape, dans une édition qui le vit rapidement affronter des problèmes mécaniques en série, notamment lors de la terrible 7ème étape entre Zouérat et Tichit. De quoi motiver le natif de Sao Chosé, dont la régularité en piste représente toujours un danger au classement général, lui qui a su terminer dans le Top 10 à chaque fois que le sort ne le contraint pas à l’abandon. Alors, cette année encore, il fera office d’outsider face à l’armada Kamaz-Master.
Le palmarès « Dakar » d’Andre De Azevedo
1990 (moto) 22ème au général de Paris – Dakar
1991 (moto) 21ème au général de Paris – Dakar
1993 (moto) 9ème au général de Paris – Dakar
1994 (moto) 15ème au général de Paris – Dakar
1997 (moto) 15ème au général de Dakar – Dakar
1999 (camion) 3ème au général de Grenade – Dakar
2000 (camion) 4ème au général de Dakar – Le Caire
2001 (camion) abandon étape 9 de Paris – Dakar
2002 (camion) 10ème au général de Arras – Dakar
2003 (camion) 2ème au général de Marseille – Sharm El Sheik
2004 (camion) 6ème au général de Clermot-Ferrand – Dakar
2005 (camion) abandon étape 11 de Barcelone – Dakar

« Ce Dakar, c’est moi contre moi »
Gautier De Hauteclocque
De curieux hasards font parfois du Dakar un lieu de rencontre entre les générations et même un clin d’œil à l’histoire. C’est en tout cas par le biais du rallye raid que Gautier de Hautecloque s’est senti le plus proche d’un grand père qu’il n’a jamais connu, un certain Maréchal Leclerc. En 2004, lors du Rallye de Tunisie, il avait vécu « un moment très particulier » en roulant en spéciale sur le champ de bataille où la 2ème D.B. avait affronté pour la première fois l’Afrika Corps de Rommel. Ce passionné de moto avide de sensations cherche désormais à poursuivre son expédition africaine à lui, au cÅ“ur de la caravane du Dakar, avec une pensée pour le libérateur de Paris, qui avait effectué le périple à contresens pendant la deuxième guerre mondiale.
Les préoccupations de Gautier de Hautecloque sont portant traditionnellement éloignées de celles de son illustre aïeul. À dire vrai, son univers à lui, c’est plutôt celui de l’imaginaire, du fantastique et de la mise en scène au sens large. Ingénieur généraliste le jour, il est surtout organisateur de jeux de rôles la nuit. C’est à partir d’une idée originale que cet hyperactif de 42 ans a concocté son financement à l’Euromilhões Dakar : « Je passe mon temps à concevoir des spectacles interactifs que je propose à des municipalités. L’élaboration de ces scénarios me demande à chaque fois plusieurs mois de travail, et ensuite je vends le spectacle « clés en mains ». Il s’agit d’une véritable enquête de police, qui regroupe plus de 500 participants-joueurs et exige une organisation rigoureuse », explique Gautier.
Incapable de préparer le Dakar par les voies traditionnelles du démarchage de sponsor, ce « bizuth » pas tout à fait comme les autres est pourtant venu chercher sur le Dakar le même défi que tous les concurrents amateurs. « Pour une fois, j’ai décidé de ne penser qu’à moi et de monter ma propre aventure. Je serai le seul maître du jeu. Ce Dakar, c’est moi contre moi. C’est pour cela que j’ai décidé de le faire sans assistance, pour être contraint d’aller au bout de moi-même. De toute façon, je ne suis pas préparé psychologiquement pour l’échec », détaille Gautier De Hautecloque, qui cultive comme tout le monde sur le Dakar la valeur du dépassement de soi.
De curieux hasards font parfois du Dakar un lieu de rencontre entre les générations et même un clin d’œil à l’histoire. C’est en tout cas par le biais du rallye raid que Gautier de Hautecloque s’est senti le plus proche d’un grand père qu’il n’a jamais connu, un certain Maréchal Leclerc. En 2004, lors du Rallye de Tunisie, il avait vécu « un moment très particulier » en roulant en spéciale sur le champ de bataille où la 2ème D.B. avait affronté pour la première fois l’Afrika Corps de Rommel. Ce passionné de moto avide de sensations cherche désormais à poursuivre son expédition africaine à lui, au cÅ“ur de la caravane du Dakar, avec une pensée pour le libérateur de Paris, qui avait effectué le périple à contresens pendant la deuxième guerre mondiale.
Les préoccupations de Gautier de Hautecloque sont portant traditionnellement éloignées de celles de son illustre aïeul. À dire vrai, son univers à lui, c’est plutôt celui de l’imaginaire, du fantastique et de la mise en scène au sens large. Ingénieur généraliste le jour, il est surtout organisateur de jeux de rôles la nuit. C’est à partir d’une idée originale que cet hyperactif de 42 ans a concocté son financement à l’Euromilhões Dakar : « Je passe mon temps à concevoir des spectacles interactifs que je propose à des municipalités. L’élaboration de ces scénarios me demande à chaque fois plusieurs mois de travail, et ensuite je vends le spectacle « clés en mains ». Il s’agit d’une véritable enquête de police, qui regroupe plus de 500 participants-joueurs et exige une organisation rigoureuse », explique Gautier.
Incapable de préparer le Dakar par les voies traditionnelles du démarchage de sponsor, ce « bizuth » pas tout à fait comme les autres est pourtant venu chercher sur le Dakar le même défi que tous les concurrents amateurs. « Pour une fois, j’ai décidé de ne penser qu’à moi et de monter ma propre aventure. Je serai le seul maître du jeu. Ce Dakar, c’est moi contre moi. C’est pour cela que j’ai décidé de le faire sans assistance, pour être contraint d’aller au bout de moi-même. De toute façon, je ne suis pas préparé psychologiquement pour l’échec », détaille Gautier De Hautecloque, qui cultive comme tout le monde sur le Dakar la valeur du dépassement de soi.
Humanitaire

Francis Gadioux : « Développer l’irrigation là où il y a déjà de l’eau »
Francis Gadioux a des objectifs plein la tête pour son premier Dakar. Son statut de débutant, en dépit d’une honnête expérience acquise dans les labours du championnat de France de motocross, ne freine en rien les ambitions de ce chef d’entreprise poitevin : « le simple fait d’arriver ne suffirait pas à me satisfaire. Je suis avant tout un compétiteur, donc j’espère bien terminer dans les 20 premiers. Ce serait évidemment formidable de récidiver ce que j’ai fait lors de mes deux premiers rallyes raids, en Tunisie et au Maroc, à savoir terminer premier pilote privé. Mais je suis bien conscient que le plateau est beaucoup plus relevé sur le Dakar ».
L’enjeu sportif est élevé, mais Francis Gadioux a surtout envie de faire aboutir un autre projet sur le Dakar. Tombé sous le charme de l’Afrique et précisément du Sénégal depuis plusieurs années, il a monté avec quatre autres chefs d’entreprise de la région une association qui travaille en collaboration avec SOS Sahel : « ce n’est qu’une modeste contribution, mais nous insistons sur la gestion de l’eau. La finalité de ‘’Goutte à goutte’’ est de développer l’irrigation là où il y a déjà de l’eau, afin d’en optimiser l’utilisation et la diffusion pour les cultures, grâce notamment au système du goutte à goutte. C’est bien sûr un très vaste projet et nous n’en sommes qu’au début ».
En fait de modeste contribution, Francis Gadioux et ses mécènes ont déjà apporté près de 20 000 € directement utilisés à améliorer la gestion de petites unités de production agricole. Cette aide, qui est orientée par SOS Sahel vers les groupement villageois qui ont en charge les différentes actions, constitue le premier volet d’une démarche pensée sur 3 ans et qui devrait générer environ 50 000 € au total. En marge du Dakar, Francis monte également des opérations de sensibilisation à l’occasion du Trek Dial, un voyage qu’il organise chaque année pour convaincre de nouveaux partenaires. Une manière de faire découvrir la moto, l’Afrique, et comment y être utile.
L’enjeu sportif est élevé, mais Francis Gadioux a surtout envie de faire aboutir un autre projet sur le Dakar. Tombé sous le charme de l’Afrique et précisément du Sénégal depuis plusieurs années, il a monté avec quatre autres chefs d’entreprise de la région une association qui travaille en collaboration avec SOS Sahel : « ce n’est qu’une modeste contribution, mais nous insistons sur la gestion de l’eau. La finalité de ‘’Goutte à goutte’’ est de développer l’irrigation là où il y a déjà de l’eau, afin d’en optimiser l’utilisation et la diffusion pour les cultures, grâce notamment au système du goutte à goutte. C’est bien sûr un très vaste projet et nous n’en sommes qu’au début ».
En fait de modeste contribution, Francis Gadioux et ses mécènes ont déjà apporté près de 20 000 € directement utilisés à améliorer la gestion de petites unités de production agricole. Cette aide, qui est orientée par SOS Sahel vers les groupement villageois qui ont en charge les différentes actions, constitue le premier volet d’une démarche pensée sur 3 ans et qui devrait générer environ 50 000 € au total. En marge du Dakar, Francis monte également des opérations de sensibilisation à l’occasion du Trek Dial, un voyage qu’il organise chaque année pour convaincre de nouveaux partenaires. Une manière de faire découvrir la moto, l’Afrique, et comment y être utile.
