retour_racine
31 décembre 2005 - 15 janvier 2006 | Lisboa > Portimão
  • Total liaisons 4813 km
  • Total spéciales 4230 km
  • Total  9043 km
retour_boutique

Portraits

moto

Retrouver le podium ?

NUMERO 4 – KTM Repsol RedBull
Carlo De Gavardo (CHI)

Carlo De Gavardo fait partie des incontournables du monde du rallye raid. Sur le circuit de la Coupe du Monde, le pilote chilien figure parmi les plus réguliers sur les podiums. Sa constance au plus haut niveau lui a d’ailleurs valu d’intégrer cette année le team officiel KTM Repsol RedBull avec lequel il s’engage sur le Dakar 2006.

Le palmarès de De Gavardo, et précisément son parcours sur le Dakar, a rapidement retenu l’attention des constructeurs. Tout juste âgé de 19 ans, et sans bénéficier d’une structure de course de premier rang, il a pris la 12ème place du classement général en 1998, pour sa première participation. Le Chilien a continué d’impressionner dans les éditions suivantes, devenant un membre régulier et presque indéboulonnable du Top 10. Avec un meilleur résultat final en 2001, où il est monté sur le podium (3ème), De Gavardo a également marqué le millésime 2002 en signant trois victoires d’étape sur sa route vers Dakar.

Le Dakar 2005, sur lequel il s’est présenté au guidon d’une 450 cm3, a signifié le deuxième abandon pour De Gavardo sur l’épreuve reine du rallye raid, lors de l’étape 7. Ce qui ne l’a pas empêché d’animer remarquablement la coupe du monde de la spécialité, avec trois podiums dans l’année en Argentine (3ème), en Tunisie (2ème) et au rallye des Pharaons (2ème), et un titre à la clé en moins de 450 cm3. A Lisbonne, c’est avec le team officiel KTM Repsol RedBull que De Gavardo se prête à un nouveau défi, cette fois-ci sur une 660 cm3. Prévu pour jouer les porteurs d’eau de luxe, le Chilien pourrait tirer parti du forfait à quelques jours de l’échéance de son coéquipier Jordi Duran, blessé à l’entraînement. Coma restant le leader de la formation, un statut de fidèle bras droit pourrait amener De Gavardo dans une situation de « podiumable » à l’approche de Dakar.


Le palmarès « Dakar » de Carlo De Gavardo

1998 12ème de Paris-Dakar
1999 8ème de Grenade-Dakar
2000 Abandon, Dakar – Le Caire
2001 3ème de Paris – Dakar
2002 4ème de Arras-Madrid-Dakar
2003 8ème de Marseille – Sharm-el-Sheikh
2004 8ème de Clermont-Ferrand – Dakar
2005 Abandon, Barcelone – Dakar
auto

La pionnière

NUMERO 303 – Volkswagen Motorsport
Jutta Kleinschmidt (ALL) – Fabrizia Pons (ITA)

Jutta Kleinschmidt restera à jamais dans l’histoire du Dakar comme la première femme à avoir égalé les hommes sur la piste : première à remporter une étape en 1997, première à mener puis à monter sur le podium du Dakar en 1999 et, bien sûr, première à le remporter en 2001. Une progression linéaire qui en dit long sur la détermination et la volonté hors du commun de l’Allemande, désormais « clé de voûte » de l’engagement de Volkswagen en rallye raid. Et pourtant rien ne prédestinait la native de Cologne à cette vie de pilote professionnelle.

Ingénieur en physique, après une thèse sur la « réalisation d’un banc-test climatique pour les systèmes de climatisation automobile », Jutta Kleinschmidt doit attendre 1985 et ses 23 ans pour découvrir le Dakar à la télévision : une révélation. Deux ans plus tard, elle forge sa première expérience du désert en suivant en parallèle le Dakar à moto, une expérience qui l’incite à disputer son premier rallye raid en 1987, avec le Rallye des Pharaons, puis le Dakar l’année suivante. Passée professionnelle en 92, la Monégasque d’adoption signe tout de suite son premier coup d’éclat en remportant sur le Dakar le Trophée des femmes, 23e place du général à la clé. L’année suivante, elle passe à la voiture, d’abord comme co-pilote, puis pilote pour l’écurie Schlesser. Une conversion sur 4 roues qui lui permet de terminer vice-championne du monde de la catégorie deux roues motrices de 94 à 96, et surtout de signer en 97 la première victoire d’étape d’une femme sur le Dakar.

Mais c’est avec Mitsubishi que l’Allemande s’est définitivement installée dans la cour des grands, en devenant d’abord la première femme à mener le Dakar en 1999, puis à inscrire son nom au palmarès du plus dur des rallyes raids. Une performance qui lui a ouvert en grand les portes de Volkswagen l’année suivante, dont elle a été le chef de file en piste.

En 2005, l’Allemande a été sur le Dakar la meilleure représentante de Volkswagen. S’il n’y a pas eu de réelle confrontation avec les « Mitsu » de Peterhansel et Alphand, Kleinschmidt a remarquablement défendu sa place sur le podium jusqu’à Dakar. Cette année, Volkswagen se présente à Lisbonne avec une version fraîchement revue et corrigée du Race Touareg, conçue cette fois-ci pour gagner. Kleinschmidt aura dans les mains le même volant que Saby, Sainz et De Villiers. Les circonstances de course dicteront la suite de l’histoire…



Le palmarès « Dakar » de Jutta Kleinschmidt

1988 1ère participation en moto, abandon
1992 Moto : 23e au général de Paris – Le Cap, 1ère du Trophée des femmes
1993 Première participation en voiture, co-pilote Jean-Louis Schlesser sur le Desert Challenge
1994 Moto : 22eme au général de Paris-Dakar-Paris, 1ère femme.
1995 12e au général de Grenade - Dakar
1996 abandon (voiture)
1997 5ème au général de Dakar-Agadez-Dakar, deux victoires d’étape
1998 24eme au général de Grenade - Dakar, une victoire d’étape
1999 3ème au général de Grenade - Dakar, 2 victoires d’étapes
2000 5ème au général de Dakar – Le Caire
2001 1ère au général de Paris - Dakar
2002 2ème au général de Arras – Madrid - Dakar
2003 8ème au général de Marseille – Sharm-el-Sheikh
2004 21ème au général de Clermont-Ferrand - Dakar
2005 3ème de Barcelone – Dakar


Copilote : Fabrizia PONS (ITA)

- Vice-championne du monde des rallyes en 1982 avec Michèle Mouton
camion

La revanche du banni

NUMERO 502 – DAF HANS BECKX TEAM SPORT
Hans Beckx (Hol)
Edwin Willems (Hol) – Toon Maessen (Hol)

Ancien sponsor du motard Eric Verhoef, le Néerlandais Hans Bekx a découvert le Dakar comme concurrent en 1998 au volant d’un camion Ginaf de 560CV. Une première participation conclue sur un abandon à mi-parcours, mais qui a surtout permis à l’entrepreneur de transport de contracter le virus et comprendre les besoins pour être compétitif sur cette course à part. Pas assez néanmoins pour voir l’arrivée de sa deuxième participation l’année suivante. Bekx a donc pris une année de réflexion pour développer un nouveau camion Ginaf, de 700CV cette fois. Des modifications qui lui ont servi à atteindre enfin le Lac Rose, qui plus est en 8ème position de la catégorie camion. Après avoir quitté Ginaf pour DAF, Bekx a égalé sa performance en 2004.

Mais il ne faut remonter qu’à l’an passé pour trouver le meilleur rallye d’Hans Bekx. D’entrée, le Néerlandais s’est positionné comme l’un des outsiders les plus dangereux du Tsar Tchaguine, en remportant les deux premières spéciales, signant ainsi ses premiers scratch sur le Dakar. Bekx signe ensuite son troisième succès dans la 11ème étape, à un moment où la victoire finale est déjà promise à Kabirov sur Kamaz. Peu importe, solidement accroché à sa 2ème place, le Néerlandais ne semblait alors pouvoir laisser échapper le podium.

Mais lors d’un contrôle de routine à Dakar, après l’avant-dernière étape, les commissaires sportifs ont trouvé sur son camion trois éléments non-conformes au règlement. Conséquence : le sympathique entrepreneur de Maria-Heide a été mis hors course, à 31 km seulement de la ligne d’arrivée ! Après de nombreux palabres, il a tout de même été autorisé à disputer l’ultime spéciale du Lac Rose et parader ainsi devant ses quelques 200 invités, mais Bekx ne figure pas au classement final.

Disposant enfin d’un camion performant, fiable et éprouvé, le Néerlandais repart donc motivé comme jamais, bien décidé à faire oublier sur cette édition 2006 sa mésaventure de l’an passé. Signe du destin peut-être, il fêtera le 11 janvier ses 50 ans.


Le palmarès « Dakar » de Hans Bekx

1998 Abandon lors de Paris – Dakar
1999 Abandon lors de Grenade – Dakar
2001 8ème au général de Paris – Dakar
2002 18ème au général de Arras – Dakar
2003 11ème au général de Marseille – Sharm El Sheikh
2004 8ème au général de Clermont-Ferrand – Dakar
2005 mise hors course étape 15 de Barcelone – Dakar
moto

Je suis plutôt un solitaire

Jean-Claude Morsillo

Jean-Claude Morsillo a la rancune tenace. Il y a plus de vingt ans, ce motard parisien tombé sous le charme du départ du premier Dakar, a tenté sa chance à trois reprises. « J’ai immédiatement voulu le faire », s’emballe Jean-Claude à l’évocation de ses premières impressions sur l’univers de ce rallye naissant. Globalement, l’idée s’est rapidement concrétisée, puisqu’il s’est retrouvé sur la ligne pour la première fois en 1983. Puis en 1984, et encore en 1985, sans jamais parvenir à atteindre l’arrivée !

Sans que le sentiment de frustration ne devienne traumatique, l’amertume a continué de poursuivre Jean-Claude : « Malgré mes abandons, je n’ai que des bons souvenirs de cette course. Cela dit, j’ai toujours regretté de ne pas avoir pu aller au bout. Aujourd’hui, mes enfants sont grands et autonomes, ils ont donc moins besoin de moi, et je peux donc me consacrer un peu plus à mes loisirs. Enfin, le temps passant, je me suis dit : ‘’Si tu veux retourner un jour sur le Dakar, n’attend pas d’avoir 70 ans’’. Et comme j’en ai déjà 53 ! ».

Pour son retour dans les dunes, le quinquagénaire n’a apparemment pas choisi la solution de facilité. Son idée de s’élancer au guidon d’un side-car, véhicule déjà réputé pour son exigence physique, est rendue encore plus délicate par sa décision de le piloter seul. Malgré tout, Jean-Claude préfère y voir des avantages plutôt que des inconvénients : « j’adore ces engins qui sont vraiment très amusants à piloter. Par ailleurs, à mon âge, je ne sais pas si j’aurai la force physique pour relever une moto dix fois par jour. En plus, comme je suis plutôt un petit gabarit, monter et descendre de la moto est une source d’efforts supplémentaires que j’ai voulu m’épargner. Quant à être seul, ce n’est pas du tout un souci pour moi. Au contraire même, je suis plutôt un solitaire et je n’avais pas particulièrement envie de partager cette aventure avec quelqu’un. En plus, la place libre à mes côtés me permettra d’emmener une malle avec des outils et quelques pièces détachées. Sans oublier les plaques de désensablage ». L’homme a manifestement conscience des difficultés qui l’attendent, mais l’objectif reste intact : « Finir ce que j’ai commencé il y a 20 ans ».

Humanitaire





auto

Participer activement à la lutte contre le Sida

Frits Hessing (HOL) – Matthew Stevenson (GBR)

Frits Hessing a toujours eu de la chance dans la vie. Et il le sait. Il vend des voitures de luxe et gagne très bien sa vie. Il a toutefois choisi de donner une partie de son temps et de son énergie à une grande cause, tout en réalisant un de ses plus grands rêves. Grâce à l’exposition médiatique du Dakar, il a réuni 150 000 € qu’il reversera intégralement à l’association Orange Babies, qui lutte contre le SIDA en Afrique. Le but de cette opération : apporter un traitement à des femmes enceintes afin de réduire le risque de transmission du virus à leur enfant.

Animé par un défi sportif, Hessing compte sur la fiabilité de son équipage pour effacer la déception de sa première participation, l’année dernière en tant que copilote : « nous avons malheureusement dû abandonner dans la septième étape entre Zouerat et Tichit. Malgré cet échec, je suis tombé amoureux de la course, et c’est pour ça que je suis à nouveau au départ cette année, avec un objectif très clair : arriver à Dakar. Matthew Stevenson, qui était copilote de Bruno Saby en 2004, sera autant le copilote que le coach de la voiture sur le rallye ».

La course proprement dite ne constitue pas pour autant le moteur unique de l’ambition de Frits Hessing. Son voyage au cÅ“ur du continent africain trouve aussi son sens dans son rapprochement avec Orange Babies : « j’ai décidé de financer moi-même mon projet et d’offrir la visibilité de ma voiture à tous les partenaires qui souhaiteraient aider Orange Babies. Cette association a mis au point, avec le concours de laboratoires pharmaceutiques, un médicament qui permet de faire chuter le pourcentage de transmission du virus à 50%. Le traitement est très simple. Il suffit d’une injection. Grâce à ce projet Dakar, nous pourrons financer 15 000 injections et également mener des campagnes d’information ». Déjà une première victoire.
Visiter le site de France 2 Visiter le site de France 3 Visiter le site de France 4