Portraits
moto

Le champion du monde des amateurs
NUMERO X : KTM – Gauloises
David Casteu (FRA)
Premier amateur et vainqueur de la catĂ©gorie Marathon sur le Dakar 2005, avec la 13ème place finale au scratch, David Casteu a vu l’équipe officielle KTM Gauloises lui offrir une chance sur la Coupe du Monde des rallyes raids. Le Niçois ne l’a pas laissĂ©e passer, avec quatre rallyes disputĂ©s dans la saison rĂ©gulière, deux comme officiel et deux comme privĂ© mais avec du matĂ©riel d’usine, et autant de podiums Ă la clĂ© – 3ème au Maroc, 2ème en Orient, 3ème en Egypte et 3ème au Desert Challenge. Cette impressionnante rĂ©gularitĂ© lui a permis de terminer vice-champion du Monde des rallyes tout-terrain, Ă 12 petits points seulement de Coma. Un aboutissement pour ce privĂ©, vĂ©ritable coqueluche du bivouac, que le grand Jordi Arcarons a lui-mĂŞme baptisĂ© de « champion du monde des amateurs » Ă l’issue de cette saison 2005.
Il faut dire qu’à l’instar du regretté Fabrizio Meoni, David Casteu, 31 ans, est l’archétype de l’amateur ayant réussi à intégrer le monde très fermé des usines sans pour autant oublier d’où il vient. Toujours disponible pour ses anciens compagnons de galère, l’ancien champion de France de Trial ne se considère d’ailleurs toujours pas comme un professionnel, mais seulement un pilote d’usine, puisqu’il continue à diriger la Société Off Road 83.
Avant tout motivé par sa passion du rallye raid et le plaisir pris en piste, David Casteu part à l’assaut du Dakar 2006 avec un statut à part au sein de l’écurie KTM Gauloises. Ni porteur d’eau des deux grands prétendants à la victoire Cyril Despres et Isidre Esteve Pujol, ni totalement libre, le Niçois aura un rôle de joker dont le but sera de tout faire pour assurer la victoire d’une moto bleue à Dakar. Une fonction qu’il occupera principalement auprès de son ami Isidre Esteve Pujol, Cyril Despres disposant lui de son propre porteur d’eau en la personne de Michel Gau. Reste que l’on peut compter sur l’insatiable compétiteur qu’est David Casteu pour tirer son épingle du jeu si l’opportunité se présente.
Le Palmarès « Dakar » de David Casteu
2003 Dakar, 1ère participation, 39ème
2004 Dakar, 32ème
2005 Dakar, 13ème, 1er amateur, 1er marathon, vainqueur du Trophée Elf
auto
David Casteu (FRA)
Premier amateur et vainqueur de la catĂ©gorie Marathon sur le Dakar 2005, avec la 13ème place finale au scratch, David Casteu a vu l’équipe officielle KTM Gauloises lui offrir une chance sur la Coupe du Monde des rallyes raids. Le Niçois ne l’a pas laissĂ©e passer, avec quatre rallyes disputĂ©s dans la saison rĂ©gulière, deux comme officiel et deux comme privĂ© mais avec du matĂ©riel d’usine, et autant de podiums Ă la clĂ© – 3ème au Maroc, 2ème en Orient, 3ème en Egypte et 3ème au Desert Challenge. Cette impressionnante rĂ©gularitĂ© lui a permis de terminer vice-champion du Monde des rallyes tout-terrain, Ă 12 petits points seulement de Coma. Un aboutissement pour ce privĂ©, vĂ©ritable coqueluche du bivouac, que le grand Jordi Arcarons a lui-mĂŞme baptisĂ© de « champion du monde des amateurs » Ă l’issue de cette saison 2005.
Il faut dire qu’à l’instar du regretté Fabrizio Meoni, David Casteu, 31 ans, est l’archétype de l’amateur ayant réussi à intégrer le monde très fermé des usines sans pour autant oublier d’où il vient. Toujours disponible pour ses anciens compagnons de galère, l’ancien champion de France de Trial ne se considère d’ailleurs toujours pas comme un professionnel, mais seulement un pilote d’usine, puisqu’il continue à diriger la Société Off Road 83.
Avant tout motivé par sa passion du rallye raid et le plaisir pris en piste, David Casteu part à l’assaut du Dakar 2006 avec un statut à part au sein de l’écurie KTM Gauloises. Ni porteur d’eau des deux grands prétendants à la victoire Cyril Despres et Isidre Esteve Pujol, ni totalement libre, le Niçois aura un rôle de joker dont le but sera de tout faire pour assurer la victoire d’une moto bleue à Dakar. Une fonction qu’il occupera principalement auprès de son ami Isidre Esteve Pujol, Cyril Despres disposant lui de son propre porteur d’eau en la personne de Michel Gau. Reste que l’on peut compter sur l’insatiable compétiteur qu’est David Casteu pour tirer son épingle du jeu si l’opportunité se présente.
Le Palmarès « Dakar » de David Casteu
2003 Dakar, 1ère participation, 39ème
2004 Dakar, 32ème
2005 Dakar, 13ème, 1er amateur, 1er marathon, vainqueur du Trophée Elf

Retoucher de l’or
NUMERO 302 – Mitsubishi Motorsport
Luc Alphand (FRA) – Gilles Picard (FRA)
« Luc Alphand, le skieur ? ». Les interrogations que suscitait la participation de l’ex-champion de ski au Dakar sont de moins en moins nombreuses sur le bivouac, et plus largement devant les Ă©crans de tĂ©lĂ©vision de France entière Ă chaque mois de janvier. En rĂ©alitĂ©, si ses premières tentatives ont pu ĂŞtre perçues comme une simple distraction ou une reconversion dorĂ©e, il semble qu’après quelques annĂ©es, Luc Alphand soit enfin parvenu Ă gagner son statut de pilote automobile Ă part entière, tant au sein de la caravane qu’auprès du grand public. A bien y regarder, le dĂ©lai qui a Ă©tĂ© nĂ©cessaire est plus certainement liĂ© Ă l’épaisseur de son palmarès sur les pistes enneigĂ©es qu’à un dĂ©ficit de crĂ©dibilitĂ© en matière de pilotage.
Car après une première participation infructueuse en 1998, le champion du monde de descente et de Super-G 1997 remportait dĂ©jĂ Ă Dakar le classement de la catĂ©gorie T1, 16ème place au gĂ©nĂ©ral Ă la clĂ©. Mais Ă l’image de son parcours Ă skis, souvent perturbĂ© par de lourdes chutes qui l’ont notamment empĂŞchĂ© de briller en annĂ©es olympiques, « Lucho » a ensuite collectionnĂ© les mĂ©saventures sur le Dakar. Après quatre participations, Alphand n’avait vu l’arrivĂ©e qu’une fois, mais son apprentissage Ă©tait en bonne voie. En 2002, une 7ème place est venue rĂ©compenser sa persĂ©vĂ©rance. L’annĂ©e suivante, il remportait la première spĂ©ciale de sa carrière Ă Louxor, prouvant pendant tout le rallye que la sagesse acquise se doublait d’une virtuositĂ© Ă©tonnante. 2004 a Ă©tĂ© l’annĂ©e de la confirmation pour Alphand, qui terminait le rallye au volant d’un X5 diesel BMW au pied du podium, avec deux nouvelles victoires d’étape.
Dans la foulĂ©e, l’ancien skieur s’est vu proposer un volant au sein de la prestigieuse Ă©curie Mitsubishi, avec dans les mains le mĂŞme vĂ©hicule que StĂ©phane Peterhansel. Entre Barcelone et Dakar, Alphand a prouvĂ© Ă plusieurs reprises qu’il avait les moyens de titiller le leader de la course. « Lucho » a mĂŞme Ă©tĂ© le seul Ă ne pas accuser un Ă©cart monstrueux avec « Peter », en terminant 2ème Ă moins d’une demi-heure. DĂ©jĂ libĂ©rĂ© de tout complexe en 2005, Luc Alphand, vainqueur cette annĂ©e du rallye de Tunisie et de la Baja portugaise, se prĂ©sente en rival numĂ©ro un du double tenant du titre.
Le palmarès Dakar de Luc Alphand
1998 Première participation au Dakar. Abandon
1999 16ème, Grenade-Dakar (vainqueur de la catégorie T1 au Dakar)
2000 Abandon, Dakar – Le Caire
2001 Abandon, Paris - Dakar
2002 7ème, Arras-Madrid-Dakar (vainqueur de la catégorie T1 Diesel)
2003 9ème, Marseille – Sharm-el-Sheikh (vainqueur d’une étape et de la catégorie Proto Diesel)
2004 4ème, Clermont-Ferrand – Dakar (vainqueur de 2 étapes)
2005 2ème, Barcelone – Dakar (vainqueur d’une étape)
Copilote : Gilles PICARD (FRA)
- Ancien pilote d’enduro Husqvarna, Cagiva et Yamaha
- Vainqueur du Dakar comme copilote de Jean-Pierre Fontenay
- 2ème au général du Dakar comme copilote en 2003 et 2004
auto
Luc Alphand (FRA) – Gilles Picard (FRA)
« Luc Alphand, le skieur ? ». Les interrogations que suscitait la participation de l’ex-champion de ski au Dakar sont de moins en moins nombreuses sur le bivouac, et plus largement devant les Ă©crans de tĂ©lĂ©vision de France entière Ă chaque mois de janvier. En rĂ©alitĂ©, si ses premières tentatives ont pu ĂŞtre perçues comme une simple distraction ou une reconversion dorĂ©e, il semble qu’après quelques annĂ©es, Luc Alphand soit enfin parvenu Ă gagner son statut de pilote automobile Ă part entière, tant au sein de la caravane qu’auprès du grand public. A bien y regarder, le dĂ©lai qui a Ă©tĂ© nĂ©cessaire est plus certainement liĂ© Ă l’épaisseur de son palmarès sur les pistes enneigĂ©es qu’à un dĂ©ficit de crĂ©dibilitĂ© en matière de pilotage.
Car après une première participation infructueuse en 1998, le champion du monde de descente et de Super-G 1997 remportait dĂ©jĂ Ă Dakar le classement de la catĂ©gorie T1, 16ème place au gĂ©nĂ©ral Ă la clĂ©. Mais Ă l’image de son parcours Ă skis, souvent perturbĂ© par de lourdes chutes qui l’ont notamment empĂŞchĂ© de briller en annĂ©es olympiques, « Lucho » a ensuite collectionnĂ© les mĂ©saventures sur le Dakar. Après quatre participations, Alphand n’avait vu l’arrivĂ©e qu’une fois, mais son apprentissage Ă©tait en bonne voie. En 2002, une 7ème place est venue rĂ©compenser sa persĂ©vĂ©rance. L’annĂ©e suivante, il remportait la première spĂ©ciale de sa carrière Ă Louxor, prouvant pendant tout le rallye que la sagesse acquise se doublait d’une virtuositĂ© Ă©tonnante. 2004 a Ă©tĂ© l’annĂ©e de la confirmation pour Alphand, qui terminait le rallye au volant d’un X5 diesel BMW au pied du podium, avec deux nouvelles victoires d’étape.
Dans la foulĂ©e, l’ancien skieur s’est vu proposer un volant au sein de la prestigieuse Ă©curie Mitsubishi, avec dans les mains le mĂŞme vĂ©hicule que StĂ©phane Peterhansel. Entre Barcelone et Dakar, Alphand a prouvĂ© Ă plusieurs reprises qu’il avait les moyens de titiller le leader de la course. « Lucho » a mĂŞme Ă©tĂ© le seul Ă ne pas accuser un Ă©cart monstrueux avec « Peter », en terminant 2ème Ă moins d’une demi-heure. DĂ©jĂ libĂ©rĂ© de tout complexe en 2005, Luc Alphand, vainqueur cette annĂ©e du rallye de Tunisie et de la Baja portugaise, se prĂ©sente en rival numĂ©ro un du double tenant du titre.
Le palmarès Dakar de Luc Alphand
1998 Première participation au Dakar. Abandon
1999 16ème, Grenade-Dakar (vainqueur de la catégorie T1 au Dakar)
2000 Abandon, Dakar – Le Caire
2001 Abandon, Paris - Dakar
2002 7ème, Arras-Madrid-Dakar (vainqueur de la catégorie T1 Diesel)
2003 9ème, Marseille – Sharm-el-Sheikh (vainqueur d’une étape et de la catégorie Proto Diesel)
2004 4ème, Clermont-Ferrand – Dakar (vainqueur de 2 étapes)
2005 2ème, Barcelone – Dakar (vainqueur d’une étape)
Copilote : Gilles PICARD (FRA)
- Ancien pilote d’enduro Husqvarna, Cagiva et Yamaha
- Vainqueur du Dakar comme copilote de Jean-Pierre Fontenay
- 2ème au général du Dakar comme copilote en 2003 et 2004

« Comment faire pour ĂŞtre prĂŞt Ă temps ? »
NUMERO 356
Christopher Hammond : « Comment faire
pour ĂŞtre prĂŞt Ă temps ? »
Le mois de janvier de Christopher Hammond était bien organisé. Il avait prévu de passer trois semaines de bivouac en bivouac, en tant que responsable de l’assistance du team Bowler Spirit. Mais de là à s’imaginer installé dans le baquet d’une voiture de course, prêt à écraser l’accélérateur au signal des commissaires, il y a un pas qu’il ne se serait pas aventuré à franchir avant le coup de téléphone d’Eva Tolesson, à peine un mois avant le départ.
C’est pourtant bien en tant que pilote engagĂ© en course que Christopher s’apprĂŞte Ă vivre son premier Dakar. « Quand Eva m’a appelĂ©, j’ai acceptĂ© sur le champ, souligne-t-il. Mais juste après avoir raccrochĂ©, je me suis demandĂ© comment faire pour ĂŞtre prĂŞt Ă temps. » Depuis, Christopher n’a pas chĂ´mĂ©. Entre la prĂ©paration de la voiture, la recherche d’un bon copilote et les dĂ©marches administratives nĂ©cessaires Ă l’obtention des visas, il n’a pas eu une minute Ă lui. « Heureusement, mon habitude des rallyes et mon expĂ©rience de responsable de l’assistance Bowler Spirit sur le rallye de Tunisie m’ont permis de rĂ©gler rapidement les aspects techniques , prĂ©cise-t-il avant de souligner qu’il a surtout fait appel Ă des amis pour construire son projet. J’ai choisi Terry Banyard comme copilote pour deux raisons. La première, et la meilleure, c’est que c’est un vieux copain en qui j’ai toute confiance. La seconde, ce sont ses compĂ©tences multiples en matière de navigation, de mĂ©canique et de pilotage. Je sais qu’ensemble nous avons les moyens de faire du bon boulot. »
MalgrĂ© l’urgence dans laquelle Christopher Hammond a dĂ» mettre son projet sur pied, il a donc choisi de jouer la carte de la sĂ©curitĂ© pour aller jusqu’à Dakar et revenir l’an prochain mieux prĂ©parĂ© encore. Parce qu’avant mĂŞme le dĂ©part, il sent dĂ©jĂ qu’il a « chopĂ© le virus ».
camion
Christopher Hammond : « Comment faire
pour ĂŞtre prĂŞt Ă temps ? »
Le mois de janvier de Christopher Hammond était bien organisé. Il avait prévu de passer trois semaines de bivouac en bivouac, en tant que responsable de l’assistance du team Bowler Spirit. Mais de là à s’imaginer installé dans le baquet d’une voiture de course, prêt à écraser l’accélérateur au signal des commissaires, il y a un pas qu’il ne se serait pas aventuré à franchir avant le coup de téléphone d’Eva Tolesson, à peine un mois avant le départ.
C’est pourtant bien en tant que pilote engagĂ© en course que Christopher s’apprĂŞte Ă vivre son premier Dakar. « Quand Eva m’a appelĂ©, j’ai acceptĂ© sur le champ, souligne-t-il. Mais juste après avoir raccrochĂ©, je me suis demandĂ© comment faire pour ĂŞtre prĂŞt Ă temps. » Depuis, Christopher n’a pas chĂ´mĂ©. Entre la prĂ©paration de la voiture, la recherche d’un bon copilote et les dĂ©marches administratives nĂ©cessaires Ă l’obtention des visas, il n’a pas eu une minute Ă lui. « Heureusement, mon habitude des rallyes et mon expĂ©rience de responsable de l’assistance Bowler Spirit sur le rallye de Tunisie m’ont permis de rĂ©gler rapidement les aspects techniques , prĂ©cise-t-il avant de souligner qu’il a surtout fait appel Ă des amis pour construire son projet. J’ai choisi Terry Banyard comme copilote pour deux raisons. La première, et la meilleure, c’est que c’est un vieux copain en qui j’ai toute confiance. La seconde, ce sont ses compĂ©tences multiples en matière de navigation, de mĂ©canique et de pilotage. Je sais qu’ensemble nous avons les moyens de faire du bon boulot. »
MalgrĂ© l’urgence dans laquelle Christopher Hammond a dĂ» mettre son projet sur pied, il a donc choisi de jouer la carte de la sĂ©curitĂ© pour aller jusqu’à Dakar et revenir l’an prochain mieux prĂ©parĂ© encore. Parce qu’avant mĂŞme le dĂ©part, il sent dĂ©jĂ qu’il a « chopĂ© le virus ».

Eternel « Mad Max »
NUMERO 506 – DAF DE ROOY 2006
Jan De Rooy (NED)
Dany Colebunders (Bel) – Robert Van Den Broeck (Ned)
A 63 ans, Jan De Rooy fait office de « dernier des Mohicans » sur le Dakar, l’un des derniers de la gĂ©nĂ©ration Sabine. Le NĂ©erlandais, crĂ©ateur d’une sociĂ©tĂ© internationale de transport, a effectuĂ© ses grands dĂ©buts sur le Dakar en 1981 et y a connu depuis autant de joies que de peines. Depuis toujours reprĂ©sentant de sa marque nationale DAF, l’entrepreneur de Son a connu une progression constante pour finalement s’imposer en 1987. Une victoire qu’il aurait dĂ» signer au scratch, devant toutes les voitures, s’il n’avait pris 10h de pĂ©nalitĂ© après ĂŞtre allĂ© secourir Vatanen, finalement vainqueur cette annĂ©e –lĂ ! Un coup du sort aux allures de dĂ©jĂ vu pour Jan De Rooy puisque deux ans plus tĂ´t, alors qu’il avait Ă©crasĂ© sa catĂ©gorie depuis le dĂ©part, une crevaison et une pĂ©nalitĂ© l’en privèrent dans l’avant-dernière spĂ©ciale.
Mais plus que ses succès sur la piste, c’est la dĂ©mesure de ses montures qui fit la renommĂ©e de Jan De Rooy et lui valut le surnom de « Mad Max ». Ainsi, avec deux moteurs double turbo dĂ©veloppant près de 500 ch chacun, deux boĂ®tes huit vitesses Ă commande simultanĂ©e et deux ponts moteurs, ses fameux DAF TurboTwin Ă©taient capables de rivaliser avec les plus rapides des autos. Une surenchère que le Hollandais stoppa lui-mĂŞme en retirant toute son Ă©quipe du rallye après l’accident de son prototype en 1988, dans lequel son navigateur perdit la vie.
Jan De Rooy a mis 14 ans à surmonter ce drame, revenant sur le Dakar pour l’édition 2002. Désormais accompagné de son fils Gerard, d’abord à son bord, puis au volant de son propre camion, Jan n’est remonté depuis qu’une seule fois sur le podium. Mais attention, le Hollandais a particulièrement étudié ses dernières participations pour fiabiliser encore son DAF et enfin pouvoir rivaliser avec les Kamaz. Avant de passer définitivement la main à son fils, pour l’équipe de course comme il l’a déjà fait pour l’entreprise familiale.
Son palmarès de pilote sur le Euromilhoes - Dakar
1982 67ème au général du Paris – Dakar
1983 34ème au général du Paris – Dakar
1984 abandon
1985 2ème au général du Paris – Dakar
1986 abandon étape 15 du Paris – Dakar
1987 1er au général (11ème au scratch) du Paris – Dakar
1988 retrait du rallye
2002 6ème au général du Arras – Dakar
2003 4ème au général du Marseille – Sharm El Sheik
2004 Abandon étape 8 du Région d’Auvergne – Dakar
2005 6ème au général du Barcelone - Dakar
Jan De Rooy (NED)
Dany Colebunders (Bel) – Robert Van Den Broeck (Ned)
A 63 ans, Jan De Rooy fait office de « dernier des Mohicans » sur le Dakar, l’un des derniers de la gĂ©nĂ©ration Sabine. Le NĂ©erlandais, crĂ©ateur d’une sociĂ©tĂ© internationale de transport, a effectuĂ© ses grands dĂ©buts sur le Dakar en 1981 et y a connu depuis autant de joies que de peines. Depuis toujours reprĂ©sentant de sa marque nationale DAF, l’entrepreneur de Son a connu une progression constante pour finalement s’imposer en 1987. Une victoire qu’il aurait dĂ» signer au scratch, devant toutes les voitures, s’il n’avait pris 10h de pĂ©nalitĂ© après ĂŞtre allĂ© secourir Vatanen, finalement vainqueur cette annĂ©e –lĂ ! Un coup du sort aux allures de dĂ©jĂ vu pour Jan De Rooy puisque deux ans plus tĂ´t, alors qu’il avait Ă©crasĂ© sa catĂ©gorie depuis le dĂ©part, une crevaison et une pĂ©nalitĂ© l’en privèrent dans l’avant-dernière spĂ©ciale.
Mais plus que ses succès sur la piste, c’est la dĂ©mesure de ses montures qui fit la renommĂ©e de Jan De Rooy et lui valut le surnom de « Mad Max ». Ainsi, avec deux moteurs double turbo dĂ©veloppant près de 500 ch chacun, deux boĂ®tes huit vitesses Ă commande simultanĂ©e et deux ponts moteurs, ses fameux DAF TurboTwin Ă©taient capables de rivaliser avec les plus rapides des autos. Une surenchère que le Hollandais stoppa lui-mĂŞme en retirant toute son Ă©quipe du rallye après l’accident de son prototype en 1988, dans lequel son navigateur perdit la vie.
Jan De Rooy a mis 14 ans à surmonter ce drame, revenant sur le Dakar pour l’édition 2002. Désormais accompagné de son fils Gerard, d’abord à son bord, puis au volant de son propre camion, Jan n’est remonté depuis qu’une seule fois sur le podium. Mais attention, le Hollandais a particulièrement étudié ses dernières participations pour fiabiliser encore son DAF et enfin pouvoir rivaliser avec les Kamaz. Avant de passer définitivement la main à son fils, pour l’équipe de course comme il l’a déjà fait pour l’entreprise familiale.
Son palmarès de pilote sur le Euromilhoes - Dakar
1982 67ème au général du Paris – Dakar
1983 34ème au général du Paris – Dakar
1984 abandon
1985 2ème au général du Paris – Dakar
1986 abandon étape 15 du Paris – Dakar
1987 1er au général (11ème au scratch) du Paris – Dakar
1988 retrait du rallye
2002 6ème au général du Arras – Dakar
2003 4ème au général du Marseille – Sharm El Sheik
2004 Abandon étape 8 du Région d’Auvergne – Dakar
2005 6ème au général du Barcelone - Dakar
Humanitaire

L’autre Dakar de « Mitsu »
Mitsubishi joue gros sur le Dakar. La marque aux diamants se prĂ©sente Ă Lisbonne avec le record absolu de victoires (10 titres dont les cinq derniers), et prĂ©cisĂ©ment avec dans ses rangs le vainqueur des deux dernières Ă©ditions, StĂ©phane Peterhansel. Avec des lieutenants de route tels que Luc Alphand, Hiroshi Masuoka et Joan « Nani » Roma, les reprĂ©sentants de la firme japonaise seront les pilotes les plus observĂ©s, les plus attendus de la caravane. Toutefois, sur le bivouac comme sur la piste, pilotes et dirigeants sont en prise avec le continent qui les invite, avec les dures rĂ©alitĂ©s de l’Afrique.
C’est pourquoi depuis 2003, « Mitsu » s’est associĂ© Ă MĂ©cĂ©nat Chirurgie Cardiaque Enfants du Monde, qui prend notamment en charge des enfants originaires des pays traversĂ©s par l’épreuve. Le principe d’action est simple : permettre Ă des enfants atteints de malformations cardiaques d’être opĂ©rĂ©s en France. C’est le combat que mène le Professeur Francine Leca depuis plus de dix ans. Grâce aux familles d’accueil qui s’occupent d’accompagner la convalescence des enfants, grâce aux efforts des Ă©quipes mĂ©dicales engagĂ©es, grâce aux dons rĂ©coltĂ©s depuis toutes ces annĂ©es, 900 jeunes malades ont dĂ©jĂ pu ĂŞtre sauvĂ©s.
La contribution de Mitsubishi Ă MCC servira Ă dĂ©gager le budget nĂ©cessaire Ă l’opĂ©ration d’un enfant de chaque pays africain traversĂ© par le rallye. Mais au-delĂ du soutien financier et de la visibilitĂ© offerte Ă l’association, il s’agit surtout d’un engagement sentimental pour les pilotes, comme l’explique le team manager Dominique Serieys : « Nous sommes très fiers de porter leurs couleurs sur chaque Dakar et tout au long de l’annĂ©e. Participer Ă sauver la vie d’enfants est la plus belle victoire que nous puissions remporter. Nous espĂ©rons bien faire connaĂ®tre au grand public et aux passionnĂ©s l’action de MCC ». Pour y parvenir, le meilleur moyen est encore de s’imposer sur la piste.
C’est pourquoi depuis 2003, « Mitsu » s’est associĂ© Ă MĂ©cĂ©nat Chirurgie Cardiaque Enfants du Monde, qui prend notamment en charge des enfants originaires des pays traversĂ©s par l’épreuve. Le principe d’action est simple : permettre Ă des enfants atteints de malformations cardiaques d’être opĂ©rĂ©s en France. C’est le combat que mène le Professeur Francine Leca depuis plus de dix ans. Grâce aux familles d’accueil qui s’occupent d’accompagner la convalescence des enfants, grâce aux efforts des Ă©quipes mĂ©dicales engagĂ©es, grâce aux dons rĂ©coltĂ©s depuis toutes ces annĂ©es, 900 jeunes malades ont dĂ©jĂ pu ĂŞtre sauvĂ©s.
La contribution de Mitsubishi Ă MCC servira Ă dĂ©gager le budget nĂ©cessaire Ă l’opĂ©ration d’un enfant de chaque pays africain traversĂ© par le rallye. Mais au-delĂ du soutien financier et de la visibilitĂ© offerte Ă l’association, il s’agit surtout d’un engagement sentimental pour les pilotes, comme l’explique le team manager Dominique Serieys : « Nous sommes très fiers de porter leurs couleurs sur chaque Dakar et tout au long de l’annĂ©e. Participer Ă sauver la vie d’enfants est la plus belle victoire que nous puissions remporter. Nous espĂ©rons bien faire connaĂ®tre au grand public et aux passionnĂ©s l’action de MCC ». Pour y parvenir, le meilleur moyen est encore de s’imposer sur la piste.
