Portraits
moto

Changer pour gagner
NUMERO 3 - KTM Gauloises
Isidre Esteve Pujol (ESP)
A 33 ans, Isidre Esteve Pujol endosse, après seize ans de compĂ©tions motos, un nouveau costume pour cette 28ème Ă©dition. Successeur dĂ©signĂ© de Roma Ă la tĂŞte du team Repsol KTM au moment du passage de « Nani » sur quatre roues, Isidre a finalement quittĂ© en 2005 l’écurie espagnole pour rejoindre la maison d’en face, Ă savoir celle des motos bleues de Gauloises. Si Esteve se retrouve en position de « coĂ©quipier-concurrent » du tenant du titre Cyril Despres, sa rivalitĂ© avec son cadet Marc Coma sera d’autant plus franche qu’elle ne sera plus entravĂ©e par les stratĂ©gies d’équipe.
En huit participations sur le Dakar, cet ancien champion d’Espagne d’enduro n’a abandonné qu’une seule fois : c’était en 2003, au guidon d’une KTM bi-cylindre, après s’être fracturé le bras quelques semaines avant le départ du rallye. Au fil de ses participations, il s’est forgé une réputation de pilote d’une rare régularité. Classé à chaque fois dans le top 30, il termina premier de la catégorie production en 2001 et quatrième au général. En 2004, Isidre a dominé la course jusqu’en Mauritanie, où un problème mécanique a compromis définitivement ses chances de podium.
Lors de la dernière Ă©dition, c’est avec son compatriote Marc Coma qu’il s’est retrouvĂ© en compĂ©tition directe. Acceptant sans rechigner le rĂ´le de porteur d’eau de luxe qui lui a Ă©tĂ© attribuĂ© après les premiers jours de course, Esteve a accompli sa mission jusqu’à Dakar, terminant une nouvelle fois au pied du podium, avec moins de 3’ de retard sur son « leader » au bout de 5431 km de spĂ©ciale !
Cette saison, le chassé-croisé s’est poursuivi avec Marc Coma. Sur les deux manches de coupe du monde auxquelles il a participé, Esteve s’est classé deuxième du rallye Por Las Pampas, derrière Coma, et a remporté le rallye du Maroc… devant Coma ! Nul doute que les pistes du 28ème Euromilhoes Dakar constitueront le cadre idéal pour une belle à l’espagnole.
Le palmarès Dakar d’Isidre Esteve Pujol
1998 18ème au général, Paris-Grenade-Dakar
1999 11ème au général, Grenade-Dakar
2000 12ème au général, Dakar-Le Caire
2001 4ème au général, Paris-Dakar (vainqueur de la catégorie Production)
2002 5ème au général, Arras-Madrid-Dakar
2004 23ème au général du Clermont-Ferrand-Dakar (vainqueur d’une spéciale)
2005 4ème au général du Barcelone-Dakar (une spéciale gagnée)
auto
Isidre Esteve Pujol (ESP)
A 33 ans, Isidre Esteve Pujol endosse, après seize ans de compĂ©tions motos, un nouveau costume pour cette 28ème Ă©dition. Successeur dĂ©signĂ© de Roma Ă la tĂŞte du team Repsol KTM au moment du passage de « Nani » sur quatre roues, Isidre a finalement quittĂ© en 2005 l’écurie espagnole pour rejoindre la maison d’en face, Ă savoir celle des motos bleues de Gauloises. Si Esteve se retrouve en position de « coĂ©quipier-concurrent » du tenant du titre Cyril Despres, sa rivalitĂ© avec son cadet Marc Coma sera d’autant plus franche qu’elle ne sera plus entravĂ©e par les stratĂ©gies d’équipe.
En huit participations sur le Dakar, cet ancien champion d’Espagne d’enduro n’a abandonné qu’une seule fois : c’était en 2003, au guidon d’une KTM bi-cylindre, après s’être fracturé le bras quelques semaines avant le départ du rallye. Au fil de ses participations, il s’est forgé une réputation de pilote d’une rare régularité. Classé à chaque fois dans le top 30, il termina premier de la catégorie production en 2001 et quatrième au général. En 2004, Isidre a dominé la course jusqu’en Mauritanie, où un problème mécanique a compromis définitivement ses chances de podium.
Lors de la dernière Ă©dition, c’est avec son compatriote Marc Coma qu’il s’est retrouvĂ© en compĂ©tition directe. Acceptant sans rechigner le rĂ´le de porteur d’eau de luxe qui lui a Ă©tĂ© attribuĂ© après les premiers jours de course, Esteve a accompli sa mission jusqu’à Dakar, terminant une nouvelle fois au pied du podium, avec moins de 3’ de retard sur son « leader » au bout de 5431 km de spĂ©ciale !
Cette saison, le chassé-croisé s’est poursuivi avec Marc Coma. Sur les deux manches de coupe du monde auxquelles il a participé, Esteve s’est classé deuxième du rallye Por Las Pampas, derrière Coma, et a remporté le rallye du Maroc… devant Coma ! Nul doute que les pistes du 28ème Euromilhoes Dakar constitueront le cadre idéal pour une belle à l’espagnole.
Le palmarès Dakar d’Isidre Esteve Pujol
1998 18ème au général, Paris-Grenade-Dakar
1999 11ème au général, Grenade-Dakar
2000 12ème au général, Dakar-Le Caire
2001 4ème au général, Paris-Dakar (vainqueur de la catégorie Production)
2002 5ème au général, Arras-Madrid-Dakar
2004 23ème au général du Clermont-Ferrand-Dakar (vainqueur d’une spéciale)
2005 4ème au général du Barcelone-Dakar (une spéciale gagnée)

Un titre Ă honorer !
NUMERO 307 – Volkswagen
Bruno Saby (FRA) – Michel Perin (FRA)
Multiple champion de France des rallyes, vainqueur du Monte-Carlo et du Tour de Corse, Bruno Saby a parfaitement rĂ©ussi sa reconversion dans les rallyes raids en remportant notamment le Paris – Tanger – Dakar en 1993, sur Mitsubishi Pajero. Le Grenoblois compte douze participations Ă cette Ă©preuve, dont huit avec « Mitsu », deux avec le Ford Ranger Protruck et enfin deux au volant du Volkswagen Touareg, qu’il pilote Ă nouveau pour cette 28ème Ă©dition.
5ème du classement final de l’édition 2005, Bruno Saby a effectué un rallye plus que satisfaisant, l’objectif initial étant principalement de développer le Race Touareg. Une charge que le Français a poursuivie tout au long de la saison régulière, en vue de la construction du tout nouveau Race Touareg 2. Un travail de longue haleine qui ne l’a toutefois pas empêché de briller sur les quatre manches de la Coupe du Monde auxquelles il a participé. A la clé, trois victoires et une deuxième place qui lui ont permis de remporter à 56 ans son premier grand titre international et surtout d’offrir à VW une première reconnaissance au niveau international.
Volkswagen et son pilote vedette se présentent donc en pleine confiance sur le Dakar 2006, où l’objectif clairement annoncé est cette fois-ci la victoire. La concurrence sera relevée, tant à l’intérieur de son équipe, où Saby devra partager le leadership avec trois autres vainqueurs potentiels, Kleinschmidt, De Villiers et Sainz, qu’à l’extérieur où Mitsubishi fait toujours figure d’épouvantail. Doté d’une des plus grandes expériences du plateau, d’un véhicule qu’il connaît comme sa poche et surtout d’une complémentarité exemplaire avec son copilote Michel Perin, le vainqueur de l’édition 1993 entend bien faire valoir son rang et inscrire une deuxième fois son nom au palmarès.
Le palmarès « Dakar » de Bruno Saby
1992 27ème au général, Paris – Le Cap
1993 Vainqueur, Paris-Dakar
1994 abandon 11ème étape, Paris-Dakar-Paris
1995 2ème au général, Grenade-Dakar
1996 7ème au général, Grenade-Dakar
1997 3ème au général, Dakar-Dakar
1998 3ème au général, Paris-Dakar
2000 7ème au général, Dakar – Le Caire (3ème en T3)
2001 13ème au général, Paris-Dakar
2002 ab. 8ème étape, Arras-Madrid-Dakar
2004 6ème au général, Clermont-Ferrand - Dakar
2005 5ème au général, Barcelone-Dakar
Copilote : Michel PERIN (FRA)
- Triple vainqueur du Dakar en 94-95-96 en tant que copilote Pierre Lartigue
- Quintuple vainqueur de la Coupe du Monde des rallyes tout terrain : 93,94,95,96 en tant que copilote de Pierre Lartigue et 2005 en tant que copilote Bruno Saby
- double champion de France des rallyes 89-90 en copilote de François Chatriot
camion
Bruno Saby (FRA) – Michel Perin (FRA)
Multiple champion de France des rallyes, vainqueur du Monte-Carlo et du Tour de Corse, Bruno Saby a parfaitement rĂ©ussi sa reconversion dans les rallyes raids en remportant notamment le Paris – Tanger – Dakar en 1993, sur Mitsubishi Pajero. Le Grenoblois compte douze participations Ă cette Ă©preuve, dont huit avec « Mitsu », deux avec le Ford Ranger Protruck et enfin deux au volant du Volkswagen Touareg, qu’il pilote Ă nouveau pour cette 28ème Ă©dition.
5ème du classement final de l’édition 2005, Bruno Saby a effectué un rallye plus que satisfaisant, l’objectif initial étant principalement de développer le Race Touareg. Une charge que le Français a poursuivie tout au long de la saison régulière, en vue de la construction du tout nouveau Race Touareg 2. Un travail de longue haleine qui ne l’a toutefois pas empêché de briller sur les quatre manches de la Coupe du Monde auxquelles il a participé. A la clé, trois victoires et une deuxième place qui lui ont permis de remporter à 56 ans son premier grand titre international et surtout d’offrir à VW une première reconnaissance au niveau international.
Volkswagen et son pilote vedette se présentent donc en pleine confiance sur le Dakar 2006, où l’objectif clairement annoncé est cette fois-ci la victoire. La concurrence sera relevée, tant à l’intérieur de son équipe, où Saby devra partager le leadership avec trois autres vainqueurs potentiels, Kleinschmidt, De Villiers et Sainz, qu’à l’extérieur où Mitsubishi fait toujours figure d’épouvantail. Doté d’une des plus grandes expériences du plateau, d’un véhicule qu’il connaît comme sa poche et surtout d’une complémentarité exemplaire avec son copilote Michel Perin, le vainqueur de l’édition 1993 entend bien faire valoir son rang et inscrire une deuxième fois son nom au palmarès.
Le palmarès « Dakar » de Bruno Saby
1992 27ème au général, Paris – Le Cap
1993 Vainqueur, Paris-Dakar
1994 abandon 11ème étape, Paris-Dakar-Paris
1995 2ème au général, Grenade-Dakar
1996 7ème au général, Grenade-Dakar
1997 3ème au général, Dakar-Dakar
1998 3ème au général, Paris-Dakar
2000 7ème au général, Dakar – Le Caire (3ème en T3)
2001 13ème au général, Paris-Dakar
2002 ab. 8ème étape, Arras-Madrid-Dakar
2004 6ème au général, Clermont-Ferrand - Dakar
2005 5ème au général, Barcelone-Dakar
Copilote : Michel PERIN (FRA)
- Triple vainqueur du Dakar en 94-95-96 en tant que copilote Pierre Lartigue
- Quintuple vainqueur de la Coupe du Monde des rallyes tout terrain : 93,94,95,96 en tant que copilote de Pierre Lartigue et 2005 en tant que copilote Bruno Saby
- double champion de France des rallyes 89-90 en copilote de François Chatriot

La doublure
NUMERO 520 – KAMAZ-MASTER
Firdaus Kabirov (RUS)
Aydar Belyaev (RUS) – Andrey Mokeev (RUS)
Après près de 15 ans de bons et loyaux services pour le Team Kamaz, Firdaus Kabirov a enfin connu la consécration l’an passé en remportant son premier Dakar. Une victoire de circonstance puisque jusqu’à la 7ème étape, c’est son coéquipier Tchaguine, leader officiel du constructeur russe, qui menait facilement les débats. Mais alors que le Tsar voyait sa 4ème victoire consécutive s’envoler sur panne d’essence, son fidèle lieutenant passait comme toujours au travers des embûches pour assurer la 6ème victoire d’un Kamaz sur le rallye, égalisant ainsi au palmarès les six succès de l’éternel rival Tatra.
Un juste retour des choses pour Kabirov, authentique pilier du Team Kamaz-Master. En effet, c’est lui qui est Ă l’origine de l’engagement des camions russes sur le Dakar, dont il a d’ailleurs participĂ© activement Ă l’élaboration pour leur première participation en 1991. Partie prenante de toutes les expĂ©ditions sportives de l’Ă©quipe russe, Firdaus Kabirov est devenu pilote de l’un des camions Ă partir de 1992, avec Ă la clĂ© la victoire de la Coupe du monde des rallyes raids en 1997.
Cette année encore, Kabirov sera, avec Ilgizar Mardeev, l’un des fidèles lieutenants du Tsar Tchaguine. Mais le team Kamaz sait déjà qu’en cas de nouvelle défection de son pilote vedette, il pourra compter sur sa doublure de luxe pour tenter d’installer Kamaz au sommet du palmarès camion avec 7 succès, une longueur devant l’ennemi historique Tatra.
Son palmarès de pilote sur le Euromilhoes - Dakar
1999 7ème au général, Grenade – Dakar
2000 3ème au général, Dakar – Le Caire
2001 abandon étape 9, Paris – Dakar
2003 3ème au général, Marseille – Sharm El Sheik
2004 2ème au général, Clermont-Ferrand – Dakar
2005 1er au général, Barcelone - Dakar
moto
Firdaus Kabirov (RUS)
Aydar Belyaev (RUS) – Andrey Mokeev (RUS)
Après près de 15 ans de bons et loyaux services pour le Team Kamaz, Firdaus Kabirov a enfin connu la consécration l’an passé en remportant son premier Dakar. Une victoire de circonstance puisque jusqu’à la 7ème étape, c’est son coéquipier Tchaguine, leader officiel du constructeur russe, qui menait facilement les débats. Mais alors que le Tsar voyait sa 4ème victoire consécutive s’envoler sur panne d’essence, son fidèle lieutenant passait comme toujours au travers des embûches pour assurer la 6ème victoire d’un Kamaz sur le rallye, égalisant ainsi au palmarès les six succès de l’éternel rival Tatra.
Un juste retour des choses pour Kabirov, authentique pilier du Team Kamaz-Master. En effet, c’est lui qui est Ă l’origine de l’engagement des camions russes sur le Dakar, dont il a d’ailleurs participĂ© activement Ă l’élaboration pour leur première participation en 1991. Partie prenante de toutes les expĂ©ditions sportives de l’Ă©quipe russe, Firdaus Kabirov est devenu pilote de l’un des camions Ă partir de 1992, avec Ă la clĂ© la victoire de la Coupe du monde des rallyes raids en 1997.
Cette année encore, Kabirov sera, avec Ilgizar Mardeev, l’un des fidèles lieutenants du Tsar Tchaguine. Mais le team Kamaz sait déjà qu’en cas de nouvelle défection de son pilote vedette, il pourra compter sur sa doublure de luxe pour tenter d’installer Kamaz au sommet du palmarès camion avec 7 succès, une longueur devant l’ennemi historique Tatra.
Son palmarès de pilote sur le Euromilhoes - Dakar
1999 7ème au général, Grenade – Dakar
2000 3ème au général, Dakar – Le Caire
2001 abandon étape 9, Paris – Dakar
2003 3ème au général, Marseille – Sharm El Sheik
2004 2ème au général, Clermont-Ferrand – Dakar
2005 1er au général, Barcelone - Dakar

« A l’ancienne »
NUMERO 216
Lorenzo Buratti
Il ne s’agit pas simplement de faire le Dakar. C’est une vieille histoire, qui remonte aux premières heures du rallye et à ces images de motards ensablés s’acharnant sur le kick de leur machine, de motards épuisés, terrassés par la fatigue de l’étape et les heures de mécanique. Une vieille histoire écrite par tous ces concurrents dont on ne savait pas bien alors s’ils étaient fous ou simplement géniaux.
Lorenzo Buratti a choisi d’en faire des hĂ©ros. Il a gardĂ© en mĂ©moire les plus belles images de ces merveilleux fous roulants pour construire peu Ă peu son rĂŞve d’aventure. L’an dernier, il s’inscrit et part seul au guidon d’une vieille Honda 400 XR sur les traces des pionniers du rallye. « L’idĂ©e, c’était de partir sans assistance, avec ma vieille meule, mes outils et mes mains, pour revivre le Dakar des premières heures et voir si j’avais en moi la force qu’il faut pour le faire Ă l’ancienne », explique Lorenzo sur le ton de la proclamation. Il se souvient de ses heures de galères, des nuits passĂ©es sur la moto, le visage fouettĂ© par le vent de sable, et de la fatigue qu’il fallait vaincre chaque jour pour prendre le dĂ©part. Malheureusement, après dix Ă©tapes, sa moto a rendu l’âme. Lorenzo, trahi par la mĂ©canique avant d’avoir atteint ses limites, a donc connu l’abandon, cette pĂ©ripĂ©tie au goĂ»t amer que beaucoup de « dakaristes » connaissent et redoutent.
Lorenzo n’a pas pour autant dĂ©viĂ© de sa philosophie originelle. Il repart cette annĂ©e, toujours avec sa vieille Honda. Pour revivre le bonheur d’aller au bout de soi-mĂŞme, une dĂ©marche qui constitue l’essence mĂŞme du Dakar : « A mon arrivĂ©e Ă Tichit, il Ă©tait minuit, je venais de passer 17 ou 18 heures sur la moto. J’étais Ă©puisĂ©, je ne voyais rien Ă cause du sable soulevĂ© par le vent qui me brĂ»lait les yeux, je ne savais pas oĂą j’allais. Et tout Ă coup, j’ai vu les lumières du bivouac. Je suis arrivĂ© tel un zombie, persuadĂ© non seulement d’être dernier, mais surtout hors temps. Quand j’ai appris que je n’étais que le trentième motard arrivĂ©, je n’y ai pas crĂ». Curieusement, c’est cette galère qui reste mon meilleur souvenir ». Le programme de l’édition 2006 lui en promet beaucoup d’autres.
Lorenzo Buratti
Il ne s’agit pas simplement de faire le Dakar. C’est une vieille histoire, qui remonte aux premières heures du rallye et à ces images de motards ensablés s’acharnant sur le kick de leur machine, de motards épuisés, terrassés par la fatigue de l’étape et les heures de mécanique. Une vieille histoire écrite par tous ces concurrents dont on ne savait pas bien alors s’ils étaient fous ou simplement géniaux.
Lorenzo Buratti a choisi d’en faire des hĂ©ros. Il a gardĂ© en mĂ©moire les plus belles images de ces merveilleux fous roulants pour construire peu Ă peu son rĂŞve d’aventure. L’an dernier, il s’inscrit et part seul au guidon d’une vieille Honda 400 XR sur les traces des pionniers du rallye. « L’idĂ©e, c’était de partir sans assistance, avec ma vieille meule, mes outils et mes mains, pour revivre le Dakar des premières heures et voir si j’avais en moi la force qu’il faut pour le faire Ă l’ancienne », explique Lorenzo sur le ton de la proclamation. Il se souvient de ses heures de galères, des nuits passĂ©es sur la moto, le visage fouettĂ© par le vent de sable, et de la fatigue qu’il fallait vaincre chaque jour pour prendre le dĂ©part. Malheureusement, après dix Ă©tapes, sa moto a rendu l’âme. Lorenzo, trahi par la mĂ©canique avant d’avoir atteint ses limites, a donc connu l’abandon, cette pĂ©ripĂ©tie au goĂ»t amer que beaucoup de « dakaristes » connaissent et redoutent.
Lorenzo n’a pas pour autant dĂ©viĂ© de sa philosophie originelle. Il repart cette annĂ©e, toujours avec sa vieille Honda. Pour revivre le bonheur d’aller au bout de soi-mĂŞme, une dĂ©marche qui constitue l’essence mĂŞme du Dakar : « A mon arrivĂ©e Ă Tichit, il Ă©tait minuit, je venais de passer 17 ou 18 heures sur la moto. J’étais Ă©puisĂ©, je ne voyais rien Ă cause du sable soulevĂ© par le vent qui me brĂ»lait les yeux, je ne savais pas oĂą j’allais. Et tout Ă coup, j’ai vu les lumières du bivouac. Je suis arrivĂ© tel un zombie, persuadĂ© non seulement d’être dernier, mais surtout hors temps. Quand j’ai appris que je n’étais que le trentième motard arrivĂ©, je n’y ai pas crĂ». Curieusement, c’est cette galère qui reste mon meilleur souvenir ». Le programme de l’édition 2006 lui en promet beaucoup d’autres.
Humanitaire

Courir et guérir
Le Dakar, Repsol y vient pour gagner. Sponsor des équipages Mitsubishi ainsi que de la branche espagnole de KTM, le pétrolier est directement concerné par la bataille en tête de course en auto comme à moto. Les moyens mis en œuvre pour permettre aux pilotes de disputer la course sont considérables et mobilisent beaucoup d’énergie. Comme si les préoccupations sportives ne suffisaient pas à occuper l’équipe, Repsol s’est fixé un autre objectif sur le rallye : organiser l’approvisionnement pour un an en médicaments et matériel médical de plusieurs hôpitaux se trouvant sur le parcours.
L’opĂ©ration dĂ©butĂ©e lors de la dernière Ă©dition bĂ©nĂ©ficie de l’expĂ©rience du Docteur Mir, qui coordonne toutes les phases de l’action en amont comme sur le terrain : prise de contact avec les hĂ´pitaux, recensement des besoins, recherche du matĂ©riel et organisation du transport. « La première rĂ©alisation a Ă©tĂ© une rĂ©ussite, il s’agit de l’hĂ´pital de Chinguetti, oĂą nous avons dĂ©posĂ© suffisamment de matĂ©riel pour permettreun bon fonctionnement toute l’annĂ©e », explique le Doc.
Cette année, les concurrents du Team Repsol aideront notamment les hôpitaux de Nouakchott et Atar. En plus des nombreux bandages, plâtres et 25 000 doses de vaccin contre l’hépatite B ou la méningite, l’équipe achemine également d’Europe du matériel lourd et indispensable : des incubateurs et électrocardiogrammes seront par exemple mis à disposition de ces hôpitaux. Au total, ce sont deux camions de l’équipe d’assistance de Repsol qui embarquent ce matériel et se chargent de le déposer dans les hôpitaux concernés. Là aussi, on peut parler de sport !
L’opĂ©ration dĂ©butĂ©e lors de la dernière Ă©dition bĂ©nĂ©ficie de l’expĂ©rience du Docteur Mir, qui coordonne toutes les phases de l’action en amont comme sur le terrain : prise de contact avec les hĂ´pitaux, recensement des besoins, recherche du matĂ©riel et organisation du transport. « La première rĂ©alisation a Ă©tĂ© une rĂ©ussite, il s’agit de l’hĂ´pital de Chinguetti, oĂą nous avons dĂ©posĂ© suffisamment de matĂ©riel pour permettreun bon fonctionnement toute l’annĂ©e », explique le Doc.
Cette année, les concurrents du Team Repsol aideront notamment les hôpitaux de Nouakchott et Atar. En plus des nombreux bandages, plâtres et 25 000 doses de vaccin contre l’hépatite B ou la méningite, l’équipe achemine également d’Europe du matériel lourd et indispensable : des incubateurs et électrocardiogrammes seront par exemple mis à disposition de ces hôpitaux. Au total, ce sont deux camions de l’équipe d’assistance de Repsol qui embarquent ce matériel et se chargent de le déposer dans les hôpitaux concernés. Là aussi, on peut parler de sport !
