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31 décembre 2005 - 15 janvier 2006 | Lisboa > Portimão
  • Total liaisons 4813 km
  • Total spéciales 4230 km
  • Total  9043 km
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Portraits

moto

L’heure de la relève ?

NUMERO 2 : KTM – Repsol RedBull
Marc Coma (ESP)

Marc Coma fait partie de ces pilotes prometteurs amenés un jour à inscrire leur nom au palmarès du Dakar si le destin leur sourit. A 29 ans, l’Espagnol suit en effet depuis ses débuts en rallye raid une trajectoire porteuse d’espoir.

Ses débuts, sur le Arras-Madrid-Dakar 2002, au guidon d’une Suzuki bi-cylindre 900, ont été remarqués, avec une septième place obtenue lors de la 4e spéciale. Il abandonnait quelques jours plus tard. En 2003, cette fois au sein du team KTM, le Catalan confirmait en offrant en prime une belle démonstration de volonté : victime d’une fracture du poignet quelques jours avant l’arrivée, son expérience d’enduriste –voir palmarès- lui permit de résister et de décrocher la 11ème place du classement général. Equipier modèle, il a pris largement part en 2004 au sacre de son ami et compatriote, Nani Roma, avant qu’une chute le contraigne à l’abandon, à 5 jours de l’arrivée.

Edition après édition, Marc Coma se fait donc un nom. Et après sa prestation lors de l’édition 2005, où il a terminé deuxième de l’épreuve en menaçant Cyril Despres jusqu’à l’avant-dernière étape, on ne peut plus parler de phase d’apprentissage. Vainqueur de deux manches de la coupe du monde cette saison, Coma est en outre débarrassé de la charge d’avoir à partager le leadership de l’équipe avec Isidre Esteve Pujol, qui a entre temps signé chez Gauloises. Epaulé par Sala, De Gavardo et Duran, Marc Coma n’a jamais été aussi bien placé pour faire vaciller le favori, Cyril Despres.


Le palmarès « Dakar » de Marc Coma

2002 Abandon étape 9, Arras-Madrid-Dakar
2003 11ème au général, Marseille – Sharm El Sheik
2004 Abandon étape 14, Clermont-Ferrand - Dakar
2005 2ème au général, Barcelone – Dakar
auto

Sur les traces de Vatanen

NUMERO 307 - Volkswagen
Carlos Sainz (ESP) – Andreas Schulz (ALL)

Après Ari Vatanen, Juha Kankkunen et Colin McRae, un nouveau multiple Champion du monde des rallyes s’aligne cette année sur le Dakar, et non des moindres : l’Espagnol Carlos Sainz, recordman des victoires en WRC avec 26 lauriers. Sacré en 1990 et 1992, le Madrilène compte par ailleurs quatre titres de vice-champion et, en 17 ans de présence en WRC, est monté à 11 reprises sur le podium final du championnat du monde. Et c’est peut-être là la plus grande force de l’ancien champion d’Espagne de squash, titre qu’il enleva à l’age de 16 ans : la régularité dans la performance. Ses 97 podiums en WRC en attestent !

Malgré une vitesse de pointe et un plaisir au volant toujours intacts, comme l’ont démontré ses 4ème et 3ème places aux rallyes de Turquie et de Grèce 2005, alors qu’il n’effectuait qu’une pige chez Citroën en remplacement de François Duval, « L’Empereur » a donc décidé fin 2004 de laisser la place aux jeunes en WRC. Mais après avoir consacré quelques mois à sa famille, Carlos Sainz a rapidement reçu de nombreuses propositions pour préparer sa reconversion. Parmi elles, l’offre de Volkswagen dès le début de la saison 2005, en vue d’une première participation au Dakar. Une offre difficile à refuser pour l’éternel passionné qu’est ce ‘’socio’’ du Real Madrid.

A 43 ans, Carlos Sainz débarque donc sur le Dakar fort d’une réputation d’éternel prétendant à la victoire, même s’il se défend de viser un tel objectif pour sa première participation. Totalement novice en rallye raid, le Madrilène comptait initialement faire ses premiers pas dans la discipline à l’occasion du Rallye des Pharaons, puis de Dubaï. Volkswagen ayant renoncé à s’engager sur ces deux épreuves, préférant effectuer de longues séances de test, l’Espagnol n’a piloté son Race Touareg 2 en course qu’à l’occasion de la Baja Portalegre, dont le terrain est très proche de ce qu’il connaissait en WRC. Malgré la belle 3ème place au général, auréolée d’un scratch lors de la dernière spéciale, le double champion du monde des rallyes n’en reste pas moins néophyte en matière de désert et devra donc apprendre avant de pouvoir attaquer.

Une prudence de fait qui pourrait néanmoins devenir son meilleur atout dans une 28ème édition marquée par un retour à la navigation. Un secteur où il pourra également compter sur l’expérience de son navigateur l’Allemand Andreas Schulz, double vainqueur de l’épreuve en 2001 et 2003. Reste à savoir si cela sera suffisant pour que Carlos Sainz égale la performance d’Ari Vatanen, vainqueur de son premier Dakar dès sa première participation en 1987…


Le Palmarès « Dakar » de Carlos Sainz

2006 Première participation à l’Euromilhoes-Lisboa-Dakar


Copilote : Andreas SCHULZ (ALL)

- Première participation au Dakar en 1990
- Vainqueur du Dakar en 2001 avec J. Kleinschmidt et en 2003 avec H. Masuoka
- Copilote sur le Dakar de Hiroshi Masuoka (94-2000, 2003, 2005), Jutta Kleinschmidt (01-02) et Andrea Mayer (2004)
camion

La relève de la catégorie

NUMERO 504 – DAF DE ROOY 2006
Gerard De Rooy (NED)
Tom Colsoul (NED) – Arno Slaats (NED)

Arrivé en rallye raid avec le retour de son père en 2002, Gérard De Rooy est devenu une chance à part entière pour DAF de triompher à nouveau sur le plus grand des rallyes raids. A 25 ans, et déjà un podium à son actif en 2004, le fils du légendaire Jan est devenu la cheville ouvrière de l’engagement des camions bleus. Directeur de l’entreprise familiale de transport, il a particulièrement étudié avec son père les deux dernières éditions afin d’en tirer toutes les améliorations possibles sur leurs camions DAF, validées par plus de 10000 km d’essais.

Ultra rapide, mais encore un peu irrégulier, Gérard a énormément appris de ses dernières erreurs, et notamment cette sortie de route qui lui a sans coûté le podium l’an passé dans la cinquième étape, entre Agadir et Smara. Une mésaventure qui l’a condamné à se satisfaire de la 6ème place finale.

Le Néerlandais volant n’en nourrit que plus d’envie de revanche pour cette édition 2006, où il entend bien porter atteinte à la domination de Kamaz. Objectif annoncé : renouer avec le podium de la catégorie. Objectif murmuré : rejoindre son père au palmarès de l’épreuve. Histoire de confirmer enfin ce statut de principal rival du Russe Vladimir Tchaguine que la caravane lui promet depuis sa première participation comme pilote en 2003. A l’époque, il avait caracolé en tête du rallye, avec 5 scratches en 11 spéciales, avant d’être contraint à l’abandon à cinq étapes du terme.


Le palmarès « Dakar » de Gerard De Rooy

2002 6ème au général du Arras – Dakar
2003 abandon étape 12 du Marseille – Sharm El Sheik
2004 3ème au général du Région d’Auvergne – Dakar
2005 6ème au général du Barcelone - Dakar
moto

Rouler sur les traces d’Auriol

NUMERO 85 : THIERRY BETHYS

Thierry Bethys arrive sur le Dakar précédé d’une solide réputation. Mais le triple vainqueur de l’Enduro du Touquet a d’abord envie de se faire plaisir et d’apprendre, sans se mettre la pression du résultat. Pour autant, le Vendéen, qui est un compétiteur dans l’âme, se lance cette année dans l’aventure du Dakar avec l’ambition d’en découdre avec les hommes de tête et d’accrocher une place dans le Top 15. Deux mois seulement après un banc d’essai réussi au Shamrock où il a terminé dauphin de David Frétigné. « Ma deuxième place au général était très satisfaisante pour un premier rallye raid en Afrique, souligne-t-il. Participer au Shamrock m’a permis de valider les choix techniques sur la moto en vue du Dakar. Et la moto a fonctionné à merveille tant dans ses performances que dans sa fiabilité ».

On savait Thierry Bethys aussi à l’aise sur le sable froid des plages du Pas de Calais que sur la boue, la terre ferme et la poussière de nombreuses pistes de motocross. Le voilà désormais prêt à rouler sur les traces de son idole, Hubert Auriol : « Le Dakar, c’est un rêve d’adolescent, explique le pilote officiel Honda. Tous les ans, je le regardais à la télé (..) Ca faisait deux ans que je tournais en rond, que j’y pensais de plus en plus et je crois qu’aujourd’hui, le Dakar est un prolongement naturel de ma carrière de pilote professionnel. Avec mon expérience du pilotage, de la mécanique et de la gestion des risques, je me sens mûr, je pense que c’est le bon moment ». Thierry a tenu à monter, seul, son projet, en particulier dans la recherche de sponsors, et il n’a pas non plus ménagé ses efforts dans sa préparation physique. Histoire de se donner toutes les chances d’aller au bout de son rêve.

Humanitaire





moto

Pompier en mission

NUMERO 18
YANNICK GUYOMARC’H

Consacrer du temps et mobiliser son énergie pour les autres, c’est sa vocation. Au quotidien Yannick Guyomarch est sapeur-pompier à Paris. En dehors des casernes, c’est un passionné de moto sous toutes ses formes, avec un penchant affirmé pour le rallye raid. Yannick est également tombé sous le charme de l’Afrique, et plus précisément du Maroc, où il organise depuis plusieurs années de l’acheminement de matériel scolaire. Après une expérience mitigée de raid humanitaire pris en charge par un tour operator en 1999, il a choisi de passer à une démarche plus authentique : « J’ai préféré monter quelque chose moi-même, alors je me suis mis en contact avec des associations marocaines de Genevilliers, qui m’ont orienté vers le délégué de l’éducation nationale pour la région de Ouarzazate, qui est depuis devenu mon principal allié dans cette opération ».

Côté course, Yannick a une revanche à prendre sur sa première tentative de rallier Dakar, avortée bien prématurément en 2004 : « J’ai cassé le moteur sur la spéciale de Narbonne (durite d’eau arrachée). C’est un gros regret. L’impression d’avoir perdu un combat sans combattre ». Cette année, le soldat du feu en mission dans le désert restera donc concentré sur sa machine et sur son physique pour se donner toutes les chances de succès. Mais le projet d’aide aux écoles suit son cours avec une montée en régime prometteuse : « La première année, à l’occasion du rallye du Maroc, j’ai distribué 50 ‘’kits scolaires’’, c’est-à-dire le matériel nécessaire pour une année d’école à un enfant. Ensuite, nous avons augmenté le volume chaque année, mais maintenant je me déplace uniquement pour cela, et plus en même temps que les courses ».

La nécessité de dissocier l’activité sportive de l’action humanitaire n’empêche pas Yannick, qui part sans assistance sur le rallye, de fixer des perspectives ambitieuses à son association, « Moto 18 Rallye Raid » : « je mets en ce moment sur pied un double projet pour le printemps. J’ai prévu de passer deux semaines dans la région, pendant lesquelles j’organiserai pour tous les instituteurs des sessions de formation au secourisme. Cette idée de transmission du savoir me plaît. Par ailleurs, nous allons également équiper un maximum d’écoles en matériel informatique, avec l’objectif que toutes aient au moins un ordinateur ».
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