Rencontres
moto
Doubler la mise
NUMERO 1 - GAULOISES KTM
Cyril Despres (FRA)
L’histoire de Cyril Despres s’apparente à un véritable comte de fées. Mécanicien il y a six ans, il se retrouve aujourd’hui dans la peau du tenant du titre sur ce 28ème Euromilhoes Dakar. A 31 ans, le Français est sans conteste l’homme à suivre en tête de course dans la catégorie motos, l’ensemble de sa saison 2005 ayant largement conforté son statut de grand favori.
Au moment de s’élancer pour son premier Dakar, en 2000, ce Francilien d’origine ne se doutait pourtant pas qu’il deviendrait l’un des tous meilleurs motards de rallye raid du monde. Après quelques expériences en enduro et en trial (premier français au Trêfle Lozerien), il s’engageait sur son premier Dakar en 2000 avec un ami, en véritable poireau. Alors que des pilotes tels que Richard Sainct ou Nani Roma luttaient déjà pour la victoire, le néophyte Despres poursuivait son apprentissage. Ce qui ne l’empêchait cependant pas de terminer 16ème au général au Caire.
L’année suivante a été celle de la révélation pour Cyril. Au guidon d’une Honda 650, il termina 3ème du rallye de Tunisie et remporta le rallye du Maroc ! Ses résultats forcément remarqués lui permirent d’intégrer pour le Dakar 2001 le team BMW comme 4ème pilote. Porteur d’eau de luxe de Nani Roma, il s’offrait le luxe de rallier Dakar à la 13ème place au général et, cerise sur le gâteau, de gagner sa première spéciale africaine. Pour le Arras – Madrid – Dakar en 2002, Despres a été recruté par l’armada KTM. Mais une saignée mal placée l’a fait chuter lourdement et l’a contraint à l’abandon dès la 7ème étape.
En 2003, pour le Marseille – Sharm El Sheik, le Nemourien confirmait les ambitions affichées l’année précédente au Maroc et en Tunisie. En gagnant trois spéciales, il finissait sur la deuxième marche du podium en Egypte, intercalé entre deux légendes de la piste, Richard Sainct et Fabrizio Meoni.
La saison qui suivit, Cyril passa Ă la vitesse supĂ©rieure et s’adjugea le titre de champion du monde des rallyes raids 2003. Le pilote KTM continua ensuite de franchir les Ă©chelons en s’imposant notamment au Maroc. Fort de ces rĂ©sultats, il aborda le Dakar 2004 avec l’unique objectif de remporter le prĂ©cieux Graal. Grâce Ă un dĂ©but de parcours exemplaire et des qualitĂ©s Ă©videntes de stratège, il rĂ©ussit Ă prendre la première place du gĂ©nĂ©ral après la septième Ă©tape. Mais la journĂ©e suivante lui fut fatale : un jour « sans » ou tout va de travers (problème de GPS, panne d’essence) qui brise ses espoirs de victoire. Il termine tout de mĂŞme troisième Ă Dakar.
Après avoir goûté aux deux dernières marches du podium, Cyril Despres a construit son premier succès en 2005 dans l’étape en boucle Atar-Atar, où il a écarté la concurrence pour le reste du rallye. Le décès de Fabrizio Meoni le lendemain n’a fait que lui donner une raison supplémentaire de porter au plus haut les couleurs de l’équipe KTM Gauloises, déjà assommée par la disparition de Richard Sainct quelques mois plus tôt. Malgré une pénalité réduisant son avance sur Marc Coma à deux jours de l’arrivée, la mission a été accomplie à Dakar.
Le palmarès Dakar de Cyril Despres
2005 Vainqueur, Barcelone – Dakar (2 victoires d’étapes)
2004 3ème , Clermont-Ferrand – Dakar (4 victoires d’étapes)
2003 2ème du Telefonica-Dakar
2002 Abandon, Arras-Madrid-Dakar
2001 13ème , Paris-Dakar (une victoire d’étape)
2000 16ème, Dakar - Le Caire (2e de la catégorie 400)
1999 1er national de la Gilles Lalay Classique
1er national du Trèfle Lozérien
1998 Champion de France d’enduro national B
13ème du rallye de Tunisie
1993 Champion de France de trial senior
auto
Cyril Despres (FRA)
L’histoire de Cyril Despres s’apparente à un véritable comte de fées. Mécanicien il y a six ans, il se retrouve aujourd’hui dans la peau du tenant du titre sur ce 28ème Euromilhoes Dakar. A 31 ans, le Français est sans conteste l’homme à suivre en tête de course dans la catégorie motos, l’ensemble de sa saison 2005 ayant largement conforté son statut de grand favori.
Au moment de s’élancer pour son premier Dakar, en 2000, ce Francilien d’origine ne se doutait pourtant pas qu’il deviendrait l’un des tous meilleurs motards de rallye raid du monde. Après quelques expériences en enduro et en trial (premier français au Trêfle Lozerien), il s’engageait sur son premier Dakar en 2000 avec un ami, en véritable poireau. Alors que des pilotes tels que Richard Sainct ou Nani Roma luttaient déjà pour la victoire, le néophyte Despres poursuivait son apprentissage. Ce qui ne l’empêchait cependant pas de terminer 16ème au général au Caire.
L’année suivante a été celle de la révélation pour Cyril. Au guidon d’une Honda 650, il termina 3ème du rallye de Tunisie et remporta le rallye du Maroc ! Ses résultats forcément remarqués lui permirent d’intégrer pour le Dakar 2001 le team BMW comme 4ème pilote. Porteur d’eau de luxe de Nani Roma, il s’offrait le luxe de rallier Dakar à la 13ème place au général et, cerise sur le gâteau, de gagner sa première spéciale africaine. Pour le Arras – Madrid – Dakar en 2002, Despres a été recruté par l’armada KTM. Mais une saignée mal placée l’a fait chuter lourdement et l’a contraint à l’abandon dès la 7ème étape.
En 2003, pour le Marseille – Sharm El Sheik, le Nemourien confirmait les ambitions affichées l’année précédente au Maroc et en Tunisie. En gagnant trois spéciales, il finissait sur la deuxième marche du podium en Egypte, intercalé entre deux légendes de la piste, Richard Sainct et Fabrizio Meoni.
La saison qui suivit, Cyril passa Ă la vitesse supĂ©rieure et s’adjugea le titre de champion du monde des rallyes raids 2003. Le pilote KTM continua ensuite de franchir les Ă©chelons en s’imposant notamment au Maroc. Fort de ces rĂ©sultats, il aborda le Dakar 2004 avec l’unique objectif de remporter le prĂ©cieux Graal. Grâce Ă un dĂ©but de parcours exemplaire et des qualitĂ©s Ă©videntes de stratège, il rĂ©ussit Ă prendre la première place du gĂ©nĂ©ral après la septième Ă©tape. Mais la journĂ©e suivante lui fut fatale : un jour « sans » ou tout va de travers (problème de GPS, panne d’essence) qui brise ses espoirs de victoire. Il termine tout de mĂŞme troisième Ă Dakar.
Après avoir goûté aux deux dernières marches du podium, Cyril Despres a construit son premier succès en 2005 dans l’étape en boucle Atar-Atar, où il a écarté la concurrence pour le reste du rallye. Le décès de Fabrizio Meoni le lendemain n’a fait que lui donner une raison supplémentaire de porter au plus haut les couleurs de l’équipe KTM Gauloises, déjà assommée par la disparition de Richard Sainct quelques mois plus tôt. Malgré une pénalité réduisant son avance sur Marc Coma à deux jours de l’arrivée, la mission a été accomplie à Dakar.
Le palmarès Dakar de Cyril Despres
2005 Vainqueur, Barcelone – Dakar (2 victoires d’étapes)
2004 3ème , Clermont-Ferrand – Dakar (4 victoires d’étapes)
2003 2ème du Telefonica-Dakar
2002 Abandon, Arras-Madrid-Dakar
2001 13ème , Paris-Dakar (une victoire d’étape)
2000 16ème, Dakar - Le Caire (2e de la catégorie 400)
1999 1er national de la Gilles Lalay Classique
1er national du Trèfle Lozérien
1998 Champion de France d’enduro national B
13ème du rallye de Tunisie
1993 Champion de France de trial senior
L’homme des records
NUMERO 300 : MITSUBISHI RALLIART
Stéphane Peterhansel – Jean-Paul Cottret
StĂ©phane Peterhansel fait partie de la poignĂ©e de pilotes qui ont façonnĂ© le Dakar. Fort d’un passĂ© dĂ©jĂ glorieux en… skate-board (champion de France Ă 14 ans), mais surtout en enduro, en motocross et en supercross, il a dĂ©couvert le Dakar en 1988. Sa première participation, achevĂ©e par une honorable 18ème place, lui permet Ă la fois de cĂ´toyer ses mentors Cyril Neveu et Hubert Auriol et de confirmer son attirance pour le dĂ©sert et, question moto, pour la navigation. Son apprentissage du rallye-raid, oĂą le mĂ©lange de la sagesse et du panache s’avère payant, se poursuit jusqu’en 1991, annĂ©e de sa première victoire Ă moto sur le Dakar. « J’avais enfin compris comment il fallait rouler », explique Peterhansel.
Et ce n’était que le dĂ©but, puisque le motard au bandana bleu remportait au total six titres en huit ans au guidon d’une Yamaha. A son passage sur quatre roues, dans un premier temps chez Nissan en 1999, « Peter » entame un nouvel apprentissage. Les qualitĂ©s acquises Ă moto sont rapidement mises Ă profit : 7ème pour son coup d’essai, il monte sur la deuxième marche du podium dès l’annĂ©e suivante, dĂ©jĂ accompagnĂ© de Jean-Paul Cottret. En 2003, un incident minime dans l’avant-dernière Ă©tape le prive d’une victoire qui lui tendait les bras. La consĂ©cration attend donc 2004, annĂ©e oĂą « Peter » devient Ă Dakar le deuxième pilote de l’histoire après Hubert Auriol Ă s’imposer Ă la fois Ă moto et en auto.
Totalement maĂ®tre de son sujet, Peterhansel a survolĂ© le rallye 2005, contrĂ´lant Ă distance son unique rival qui n’était autre que son coĂ©quipier Luc Alphand. Le multiple champion du monde de ski se prĂ©sente Ă nouveau comme le principal concurrent pour la victoire, mais il est comme tout le monde prĂ©venu de la forme actuelle de son chef d’équipe, qui s’est montrĂ© plus qu’impressionnant lors de l’UAE Desert Challenge. Pour une de ses rares apparitions de l’annĂ©e, « Peter » a tout simplement remportĂ© les huit spĂ©ciales au programme de l’épreuve. Un grand chelem qui en dit long sur son niveau de performance et de motivation Ă l’approche du Dakar.
Le palmarès « Dakar » de StĂ©phane Peterhansel
1991 1er Ă moto, Paris - Dakar
1992 1er Ă moto, Paris - Le Cap
1993 1er Ă moto, Paris - Dakar
1995 1er Ă moto, Grenade - Dakar
1997 1er à moto, Dakar - Agadès - Dakar
1998 1er Ă moto, Paris - Grenade - Dakar
1999 7ème au général, Grenade – Dakar (auto)
2000 2ème au général, Dakar - Le Caire (auto)
2001 12ème au général (1er T1), Paris - Dakar
2002 Abandon, Arras-Madrid-Dakar
2003 3ème, Marseille – Sharm-el-Sheikh
2004 1er au général, Clermont-Ferrand - Dakar
2005 1er au général, Barcelone - Dakar
Co-pilote : Jean-Paul COTTRET (FRA)
- Vainqueur du Dakar en 2004 et en 2005 en tant que copilote
- Cinq arrivées sur le podium du Dakar
- Vainqueur des Rallyes de Tunisie et du Maroc en 2004 en tant que copilote
Stéphane Peterhansel – Jean-Paul Cottret
StĂ©phane Peterhansel fait partie de la poignĂ©e de pilotes qui ont façonnĂ© le Dakar. Fort d’un passĂ© dĂ©jĂ glorieux en… skate-board (champion de France Ă 14 ans), mais surtout en enduro, en motocross et en supercross, il a dĂ©couvert le Dakar en 1988. Sa première participation, achevĂ©e par une honorable 18ème place, lui permet Ă la fois de cĂ´toyer ses mentors Cyril Neveu et Hubert Auriol et de confirmer son attirance pour le dĂ©sert et, question moto, pour la navigation. Son apprentissage du rallye-raid, oĂą le mĂ©lange de la sagesse et du panache s’avère payant, se poursuit jusqu’en 1991, annĂ©e de sa première victoire Ă moto sur le Dakar. « J’avais enfin compris comment il fallait rouler », explique Peterhansel.
Et ce n’était que le dĂ©but, puisque le motard au bandana bleu remportait au total six titres en huit ans au guidon d’une Yamaha. A son passage sur quatre roues, dans un premier temps chez Nissan en 1999, « Peter » entame un nouvel apprentissage. Les qualitĂ©s acquises Ă moto sont rapidement mises Ă profit : 7ème pour son coup d’essai, il monte sur la deuxième marche du podium dès l’annĂ©e suivante, dĂ©jĂ accompagnĂ© de Jean-Paul Cottret. En 2003, un incident minime dans l’avant-dernière Ă©tape le prive d’une victoire qui lui tendait les bras. La consĂ©cration attend donc 2004, annĂ©e oĂą « Peter » devient Ă Dakar le deuxième pilote de l’histoire après Hubert Auriol Ă s’imposer Ă la fois Ă moto et en auto.
Totalement maĂ®tre de son sujet, Peterhansel a survolĂ© le rallye 2005, contrĂ´lant Ă distance son unique rival qui n’était autre que son coĂ©quipier Luc Alphand. Le multiple champion du monde de ski se prĂ©sente Ă nouveau comme le principal concurrent pour la victoire, mais il est comme tout le monde prĂ©venu de la forme actuelle de son chef d’équipe, qui s’est montrĂ© plus qu’impressionnant lors de l’UAE Desert Challenge. Pour une de ses rares apparitions de l’annĂ©e, « Peter » a tout simplement remportĂ© les huit spĂ©ciales au programme de l’épreuve. Un grand chelem qui en dit long sur son niveau de performance et de motivation Ă l’approche du Dakar.
Le palmarès « Dakar » de StĂ©phane Peterhansel
1991 1er Ă moto, Paris - Dakar
1992 1er Ă moto, Paris - Le Cap
1993 1er Ă moto, Paris - Dakar
1995 1er Ă moto, Grenade - Dakar
1997 1er à moto, Dakar - Agadès - Dakar
1998 1er Ă moto, Paris - Grenade - Dakar
1999 7ème au général, Grenade – Dakar (auto)
2000 2ème au général, Dakar - Le Caire (auto)
2001 12ème au général (1er T1), Paris - Dakar
2002 Abandon, Arras-Madrid-Dakar
2003 3ème, Marseille – Sharm-el-Sheikh
2004 1er au général, Clermont-Ferrand - Dakar
2005 1er au général, Barcelone - Dakar
Co-pilote : Jean-Paul COTTRET (FRA)
- Vainqueur du Dakar en 2004 et en 2005 en tant que copilote
- Cinq arrivées sur le podium du Dakar
- Vainqueur des Rallyes de Tunisie et du Maroc en 2004 en tant que copilote
