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31 décembre 2005 - 15 janvier 2006 | Lisboa > PortimĂŁo
  • Total liaisons 4813 km
  • Total spéciales 4230 km
  • Total  9043 km
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Rencontres

moto

José Luis Alvarez, Aventurier solitaire

Il a dĂ©jĂ  participĂ© Ă  neuf Dakar. Mais chaque fois c’est comme s’il recommençait Ă  zĂ©ro. JosĂ© Luis Alvarez poursuit « l’Aventure » avec constance, et elle le lui rend bien. Il faut dire que quand on est nĂ© Ă  Ceuta et que l’on a vĂ©cu sa jeunesse Ă  Laayoun, au Sahara occidental, l’Afrique ne peut pas laisser indiffĂ©rent.

Lorsqu’il raconte cette enfance, il garde en mémoire sa découverte de l’Atlantique. Avec ses frères et ses sœurs, il rejoignait alors la plage à pied sous la conduite de son père, militaire. Les dunes se succédaient et soudain, le grand large. Formateur. C’est à cette époque également qu’il a eu la révélation de la mécanique. Apprendre à souder dès 10 ans dans les ateliers de la caserne, cela forme aussi son baroudeur. José Luis ne pouvait dès lors que se griser du Dakar. Il a d’abord vécu sa passion en spectateur frustré. Son truc dans les années 80 c’était de rejoindre Paris, comme il le pouvait, de camper près de la Concorde ou au Champ de Mars et de regarder le grand spectacle se mettre en place. Ensuite ce fut l’enchaînement logique, façon José Luis.

Il a d’abord achetĂ© une Honda 600 qu’il a bricolĂ©e pour participer Ă  son premier rallye. Toujours Ă  la recherche de financement, c’est comme journaliste du magazine espagnol dĂ©shabillĂ© New Look qu’il s’est lancĂ© pour son deuxième Dakar. Ce n’est finalement qu’en 2003, Ă  sa huitième tentative, qu’il a enfin pu voir la ligne d’arrivĂ©e. Avec un accessit qui lui ressemble parfaitement : ĂŞtre le premier espagnol Ă  boucler l’épreuve en quad. Entre temps il a vĂ©cu mille aventures avec le Dakar, vendant sa moto en Mauritanie pour 80.000 ouguiyas ou s’inscrivant sans le moindre argent disponible. Il a toujours comptĂ© sur sa bonne Ă©toile, et s’est mĂŞme transformĂ© une fois en roi mage : « Près de Tan-Tan, mon quad Ă©tait en panne et les gosses du village sont venus m’entourer. J’ai rĂ©alisĂ© que c’était le jour des Rois et qu’ils n’auraient aucun cadeau. Avec les feuilles de mon carnet de notes je leur ai fabriquĂ© des avions et des bateaux en papier ». JosĂ© Luis est comme ça : le gigantisme du dĂ©sert ne l’atteint pas, ni l’ampleur des problèmes. Il respire l’aventure. En quad et sans assistance.
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