Dépêches

MITSUBISHI

R. GORDON

WHITNEY
Semen Yakubov (team manager Kamaz et copilote de Vladimir Tchaguine) : "Nous sommes venus pour faire une course"
« Nous voyons bien que les DAF ont un problème car ils sont Ă l’écart. J’espère qu’ils vont tout de mĂŞme pouvoir s’engager, car nous sommes venus pour faire une course. Et sans concurrence, le rallye perdrait beaucoup de son intĂ©rĂŞt. NĂ©anmoins, le règlement est le mĂŞme pour tout le monde, et il doit ĂŞtre respectĂ© afin que nous concourrions tous dans les mĂŞmes conditions. C’est la première des règles en sport. Cela dit, j’espère que la FIA leur dĂ©livrera la feuille d’homologation nĂ©cessaire et que nous pourrons assister Ă une belle course. »
20:42
Giniel De Villiers : « Mitsu ne pourra plus gagner le rallye sur deux Ă©tapes »
Sourire aux lèvres, Ĺ“il qui pĂ©tille, Giniel De Villiers est dans son Ă©lĂ©ment et ça se voit. EngagĂ© par Volkswagen juste après le dernier Dakar, le Sud-Africain connaĂ®t dĂ©sormais parfaitement sa nouvelle Ă©quipe et sa voiture, et ne peut cacher ses ambitions : « Comme presque tous les pilotes Volkswagen, je ne peux que viser la victoire. Notre voiture est bien meilleure que le prĂ©cĂ©dent modèle et, mĂŞme si les Mitsubishi aussi ont progressĂ©, nous devrions assister Ă une superbe course car l’écart n’a jamais Ă©tĂ© aussi serrĂ© entre nous. Ainsi, ils ne pourront plus faire la diffĂ©rence sur seulement une ou deux Ă©tapes et ensuite gĂ©rer leur avance. Je suis donc Ă©videmment très confiant, mĂŞme si je sais que sur le Dakar une grande confiance n’est pas forcĂ©ment une bonne chose. »
19:27
- auto
Jutta Kleinschmidt : « Donnez-moi des dunes »
Victorieuse en 2001, celle qui s’est accrochĂ©e pendant tout le rallye 2005 pour conserver sa place sur le podium derrière Peterhansel et Alphand s’est prĂ©sentĂ©e Ă Lisbonne avec un moral gonflĂ© Ă bloc : « Je suis heureuse que le dĂ©part approche. Cela fait plusieurs mois que nous prĂ©parons les voitures pour pouvoir jouer la victoire. Par rapport Ă l’an dernier, nous avons installĂ© un bi-turbo pour gagner du couple, nous avons renforcĂ© les suspensions et amĂ©liorĂ© la visibilitĂ©. C’est un grand pas en avant. Je crois que dĂ©sormais, on ne peut plus parler de stratĂ©gie sur le Dakar. Il faut pouvoir ĂŞtre rapide du dĂ©but Ă la fin sans pour autant prendre trop de risques, car il y a quinze pilotes qui peuvent gagner et les Ă©carts seront très faibles. Pour ma part, j’espère que ce sera un Dakar difficile, parce qu’en gĂ©nĂ©ral, c’est dans les difficultĂ©s que je suis la meilleure. Alors, si vous voulez faire de moi une femme heureuse, donnez-moi des dunes, des dunes et encore des dunes. »
19:19
- auto
Bruno Saby : « J’attends cela depuis 1998 »
Son immense sourire est suffisamment explicite : Bruno Saby est heureux. Fini les doutes et l’attente, le vainqueur du Dakar 93 a enfin retrouvĂ© une voiture pour la gagne. LibĂ©rĂ© par la victoire en Coupe du Monde, le Grenoblois sait qu’il a dĂ©sormais les moyens de ses ambitions avec ce Race Touareg 2. « La nouvelle voiture nous a permis de revenir au niveau des Mitsubishi et dĂ©sormais, nous savons que la victoire est Ă notre portĂ©e. Personnellement, j’attends cela depuis 1998 et je ne compte pas laisser passer ma chance, mĂŞme si nous sommes nombreux dans le team Ă y prĂ©tendre. Bien sĂ»r, notre principal adversaire reste StĂ©phane Peterhansel. Son expĂ©rience d’ancien motard lui a confĂ©rĂ© un moral indestructible, qui lui permet de surmonter les coups du sort du Dakar. C’est sa grande force et celle de son team. C’est une structure parfaitement rodĂ©e Ă tous les postes. Ce qui nous fait encore un peu dĂ©faut chez Volkswagen. »
19:15
- auto
Carlos Sainz : « Le Dakar est une course excitante »
EntourĂ© de sa femme Reyes et de ses enfants Anna, Carlos et Blanca, le double champion du monde de rallye est arrivĂ© souriant et dĂ©contractĂ© aux vĂ©rifications. Après avoir prĂ©sentĂ© sa voiture Ă sa famille, Carlos Sainz s’est intĂ©ressĂ© avec son fils au Hummer de ses voisins d’attente, l’équipage nord-amĂ©ricain Brock-Carlson. Quant au dĂ©fi qui l’attend Ă partir du 31 dĂ©cembre, Sainz prĂ©cise qu’il l’a prĂ©parĂ© très mĂ©ticuleusement. « J’ai fait beaucoup de prĂ©paration physique car la course est longue et nous avons effectuĂ© de nombreux tests avec la voiture ». S’il se considère prĂŞt, il prĂ©cise que cette première participation est pour lui avant tout un apprentissage. « Je respecte beaucoup cette Ă©preuve. Faire une course de ce style, c’est très excitant car je ne sais pas Ă quoi je vais me confronter. La difficultĂ© pour moi rĂ©side dans les diffĂ©rents types de terrain. Je viens vraiment pour apprendre ».
18:15
- moto
Isidre Esteve : « L’objectif est de gagner »
Le pilote catalan, transfuge de KTM-Repsol chez KTM-Gauloises, est arrivĂ© aux vĂ©rifications avec de l’enthousiasme Ă revendre. S’il partage le leadership de l’équipe avec le tenant du titre, Isidre Esteve Pujol n’a pas prĂ©vu de faciliter la tâche de Despres : « Je suis vraiment très content de l’équipe », a-t-il tout d’abord dĂ©clarĂ©, en se fĂ©licitant du travail effectuĂ©. « La moto est plus lĂ©gère pour rĂ©pondre aux nouveaux règlements, et cela facilite d’autant mon pilotage », a-t-il prĂ©cisĂ©. AvantagĂ© par sa taille, il affiche enfin ses intentions : « L’objectif est de gagner. J’ai la chance d’avoir David Casteu comme porteur d’eau et c’est rĂ©ellement un luxe car c’est un pilote très rapide. Il ne sera sans doute jamais Ă plus de 10 minutes derrière. »
18:06
- moto
Cyril Despres : « La gagne, et rien d’autre »
Le tenant du titre Ă moto a fait son entrĂ©e dans le parc d’attente entourĂ© Ă la fois de ses Ă©quipiers et d’une raisonnable foule de journalistes et spectateurs : « Je suis ravi d’être lĂ et impatient que la course commence. Tout le travail de prĂ©paration a Ă©tĂ© fait et bien fait. La moto a Ă©tĂ© allĂ©gĂ©e, nous avons retirĂ© un rĂ©servoir et abaissĂ© la selle pour descendre le centre de gravitĂ©. Sur le plan physique, nous avons tous bien travaillĂ© et je me sens en pleine forme. C’était le plus important pour attaquer ce Dakar sereinement. Nous avons construit un tout nouveau team pour la gagne, et rien d’autre. En ce qui me concerne, je veux bien faire ce que je sais faire, de la moto. Je vais prendre les Ă©tapes au jour le jour, mais c’est vrai que mon objectif final reste avant tout la victoire. »
16:31
- auto
Philippe Gache : « Une Ă©quipe très homogène »
Ancien pilote de circuit, Philippe Gache s’est lancĂ© dans le rallye raid en montant sa propre Ă©curie, avec l’objectif de construire de buggys capables de rivaliser avec les vĂ©hicules d’usine. Après trois expĂ©riences consĂ©cutives et une 28ème place au classement gĂ©nĂ©ral l’annĂ©e dernière, Gache espère continuer sa progression, le vent actuel soufflant favorablement pour les buggys. L’autorisation du système de gonflage-dĂ©gonflage automatique pour ce type de vĂ©hicules devrait l’aider Ă atteindre son but. « Pour la première fois, nous arrivons aux vĂ©rifications avec des vĂ©hicules totalement prĂŞts. C’est un vrai confort, nous sommes beaucoup plus sereins, et surtout nous n’avons aucun stress avant le dĂ©part, ce qui est toujours un meilleur Ă©tat d’esprit pour partir. Avec nos quatre buggies, l’équipe est vraiment homogène, puisque Henri Pescarolo et moi pourront montrer les couleurs de l’équipe aux avants postes, tandis que Ronn Bailey et Bernard Errandonea joueront plutĂ´t placĂ©s. C’est une vraie satisfaction pour moi de voir les quatre voitures rangĂ©es les unes derrières les autres, aussi belles, dans le parc d’attente. En tant de directeur de SMG, ça signifie que j’ai dĂ©jĂ rĂ©ussit une partie de mon travail. Pour le reste, c’est la course qui dĂ©cidera, mais je suis confiant. Comme tous les autres membres de l’équipe d’ailleurs. »
16:13
- auto
Ronn Bailey : « J’ai hâte d’en dĂ©coudre »
Ronn Bailey a dĂ©couvert le rallye l’annĂ©e dernière. Il n’a pas dĂ©passĂ© le Maroc, mais fait dĂ©jĂ partie des inconditionnels du rallye. Cette annĂ©e, il a mobilisĂ© de gros moyens pour monter un projet ambitieux, en confiant Ă Philippe Gache la construction d’un buggy adaptĂ©. « Je suis tellement content d’être lĂ ! On peut enfin dire qu’on est fin prĂŞt. La voiture est Ă la fois fiable et performante et, grâce Ă Philippe Gache, j’ai pu amĂ©liorer ma technique de pilotage. Je disais l’an dernier que je rĂŞvais d’une place dans les vingt premiers. J’étais alors très loin du compte, mais je pense qu’on peut y croire vraiment cette annĂ©e. Et pourquoi pas ĂŞtre un jour le premier AmĂ©ricain Ă gagner le Dakar ? En tous cas, j’ai hâte d’en dĂ©coudre. »
15:26
- camion
Gerard De Rooy : "Nous avons une réelle chance"
Pour sa quatrième participation au Dakar, l’hĂ©ritier de Jan De Rooy compte bien ajouter un nouveau titre au palmarès familial. MontĂ© sur le podium en 2004, Gerard, qui semble le mieux placĂ© pour concurrencer les Russes de Kamaz, a perdu toutes ses chances sur une sortie de route en dĂ©but de rallye l’annĂ©e dernière : « Nous avons vraiment hâte que la course commence car nous pensons que nous avons une chance rĂ©elle. Nos nouveaux camions sont un peu diffĂ©rents de l’an dernier. En fait, nous les avons fait Ă©voluer dans le sens de la fiabilitĂ©, en particulier en ce qui concerne les suspensions, qui avaient montrĂ© de sĂ©rieux signes de faiblesse en 2005. Les sĂ©ries de tests que nous avons faits en juin au Maroc et dĂ©but dĂ©cembre Ă Château-Lastour ont Ă©tĂ© très concluants. Nous sommes donc très confiants, d’autant plus que les nouvelles règles en matière de navigation pourraient jouer en notre faveur. »
15:02
- moto
Chris Blais : « Je vise le podium »
DĂ©butant l’annĂ©e dernière sur le Dakar, Chris Blais a prouvĂ© qu’il faisait partie des motards les plus prometteurs de la caravane en se classant 9ème au gĂ©nĂ©ral Ă Dakar. Avec un peu plus d’expĂ©rience et le support de KTM USA, il forme un duo avec Andy Grider, qui est rĂ©cemment montĂ© sur le podium du rallye de Tunisie. L’équipe a Ă©tĂ© obligĂ© de se priver de Kellon Walch, le vainqueur de la spĂ©ciale du Lac Rose l’an dernier, pour cause de blessure. Mais les ambitions amĂ©ricaines restent Ă©levĂ©es dans la catĂ©gorie motos : « J’espère monter sur le podium Ă Dakar. Je sais dĂ©jĂ beaucoup de choses sur la course et je pense avoir gagnĂ© en expĂ©rience. Je veux aussi vraiment gagner des Ă©tapes cette annĂ©e. Pour gagner plus tard, il va falloir tenter de suivre des gens comme Cyril Despres. C’est comme cela que lui aussi Ă appris Ă gagner ».
14:34
- auto
Benoit Rousselot : « Il va falloir mettre l’égo en berne »
Pour son deuxième Dakar, Benoit Rousselot part avec un objectif clair : la victoire en Production. Une mission des plus relevĂ©es pour l’ancien Champion de France des rallyes dans cette 28ème Ă©dition particulièrement disputĂ©e dans la catĂ©gorie. Alors, le NancĂ©en s’est fixĂ© une stratĂ©gie bien claire : « Il va falloir faire une course intelligente : partir sur un rythme tranquille pour prendre mes marques avec Sylvain Poncet, que je dĂ©couvre comme copilote, et monter progressivement en puissance. En fait, je serais ravi que l’on n’entende pas parler de moi pendant toute la première semaine. Ça ne sert Ă rien de prendre des risques pour gagner 5 minutes sur les premières spĂ©ciales alors que, passer le Maroc, le rallye se compte en heures. Il va donc falloir mettre son Ă©go en berne ce qui n’est pas Ă©vident Ă gĂ©rer car nous sommes avant tout des compĂ©titeurs. Mais en T2, nous n’avons pas le choix, il faut se rĂ©soudre Ă faire une course d’endurance. »
13:11
- auto
RenĂ© Metge : « Comme des reporters de guerre du Dakar »
Pause cigarette sous le soleil lisboète, RenĂ© Metge (NIS - n°416) plaisante avec son navigateur et complice Bernard Chevalier, journaliste Ă L’Equipe. Triple vainqueur du Dakar (1981, 1984 et 1986) et patron de l’Ă©preuve par la suite, le « Père RenĂ© » revient sur le Dakar avec l’objectif de raconter les galères des autres concurrents, sous la plume de son copain Bernard. « Partir de Lisbonne, c’est un joli clin d’œil car c’est une ville de grands voyageurs. Je suis ravi de faire Ă nouveau la course avec Bernard, deux ans après une collaboration qui m’a laissĂ© de beaux souvenirs mĂŞme si nous avons abandonnĂ© Ă deux jours de l’arrivĂ©e Ă Dakar. En plus d’être un excellent conteur d’histoires, Bernard est un très bon navigateur. Notre objectif est de rentrer dans les 50 premiers tous les soirs afin de nous mĂ©nager du temps Ă perdre pour nous arrĂŞter sur le bord de la piste et glaner des informations un peu comme des reporters de guerre du Dakar ».
13:04
- auto
Robby Gordon : "Nous ne sommes pas lĂ pour jouer"
Pour la deuxième annĂ©e consĂ©cutive, le pilote NASCAR Robby Gordon est au dĂ©part du Dakar. Après une première expĂ©rience au volant d’un Volkswagen Race touareg avec lequel il a remportĂ© deux spĂ©ciales et terminĂ© 12ème au gĂ©nĂ©ral, l’AmĂ©ricain, a maintenant un nouveau projet. Il a conçu son propre buggy sur une base de Hummer, propulsĂ© par un moteur Chevrolet : J’ai vĂ©cu de bons moments l’annĂ©e dernière et j’ai surtout beaucoup appris. Maintenant j’avais envie d’un projet un peu plus personnel, et nous verrons bien ce qu’il se passera. C’est difficile de prĂ©voir, mais cette annĂ©e ou l’annĂ©e prochaine, nous voulons gagner la couse. Nous ne sommes pas lĂ pour jouer. »
12:52
- auto
Henri Pescarolo : « Content d’être lĂ »
Quand il sort de son buggy zĂ©brĂ© de vert, il a le sourire. Henri Pescarolo est de retour sur le Dakar après deux ans d’absence, et cela le ravit. « Nous sommes contents d’être lĂ », glisse-t-il. PortĂ© par une bonne saison d’endurance, le pilote manceau a pu trouver « une petite quinzaine » pour venir concrĂ©tiser les nouvelles ambitions de son sponsor principal, Technov, qui souhaitait engager une voiture sur l’épreuve. Pescarolo se prĂ©sente sans avoir pu beaucoup rouler avec son engin. « A peine 3 heures Ă Alès », avoue-t-il. Mais le quadruple vainqueur des 24 heures du Mans ne se formalise pas pour autant : « Je vais essayer de ne pas oublier que tout ne se joue pas au Portugal et en Espagne et profiter du dĂ©but pour la prise en main du buggy ». L’insatiable compĂ©titeur a bien sĂ»r des objectifs bien dĂ©finis sur le 28ème Dakar. « Mon but est de me positionner entre la 30ème et la 20ème place au dĂ©but du rallye, autour de la quinzième au milieu et d’accrocher peut-ĂŞtre la dixième au final ».
11:51
- auto
Jean-Jacques Ratet : « Comme un gamin au pied du sapin de Noel »
DĂ©jĂ vainqueur Ă six reprises en Production, Jean-Jacques Ratet (TOY – n°351) part une nouvelle fois Ă l’assaut de sa catĂ©gorie fĂ©tiche. Cependant, après une Ă©dition 2005 conclue sur un carton plein de Toyota Japon avec le podium complet en T2 et la victoire en T2 diesel, « Mr Toyota » sait qu’il sera difficile de faire aussi bien. Pas de quoi pour autant ternir son immense sourire : « C’est toujours un moment particulier d’arriver aux vĂ©rifications. En pleine pĂ©riode de Noel, nous sommes tous comme des gamins au pied du sapin. Nous avons dĂ©couvert nos jouets il y a quelques jours, et maintenant nous avons vraiment hâte de les Ă©trenner sur la piste. L’objectif indispensable est la victoire dans la catĂ©gorie Production diesel, pour laquelle mon premier adversaire sera mon coĂ©quipier Asaga. Bien sĂ»r si nous pouvons jouer la victoire T2 nous n’allons pas nous en priver, mais nous ne prendrons pas tous les risques pour cela. »
11:46
- moto
Charley Boorman : « On est lĂ pour faire de notre mieux »
Charley Boorman ne s’engage pas tout Ă fait comme les autres. Le fils du cĂ©lèbre cinĂ©aste John Boorman (Excalibur, DĂ©livrance…), qui a dĂ©jĂ participĂ© Ă une longue expĂ©dition Ă moto avec Ewan McGregor pour les besoins du documentaire Long Way Round, prend la route de Dakar avec un nouveau projet. Sky TV a choisi de suivre ce novice pendant tout le rallye, en l’encadrant d’un concurrent expĂ©rimentĂ©, Simon Pavey, et d’un camĂ©raman lui aussi inscrit en course, Matthew Hall. « Je suis très heureux d’être enfin sur le point de partir. Cela fait des annĂ©es que je rĂŞve du Dakar sans jamais avoir pris le temps de le faire. Maintenant, Ă quelques jours du dĂ©part, je suis Ă la fois excitĂ© et un peu anxieux car je me rends vraiment compte aujourd’hui de ce que ça reprĂ©sente. Mais nous sommes bien prĂ©parĂ©s. Simon Pavey, avec qui je vais rouler, a beaucoup d’expĂ©rience, il n’y a donc pas de raison qu’on ne soit pas Ă Dakar. En tous cas, on est lĂ pour faire de notre mieux. »
11:33
- auto
Isabelle Patissier : « Un gros jouet »
Première femme Ă avoir remportĂ© la Coupe du Monde dans la catĂ©gorie production, en 2004, Isabelle Patissier part cette annĂ©e pour un nouveau dĂ©fi : s’engager au volant d’un prototype construit par son copilote, Thierry Delli-Zotti. Un Ă©norme buggy jaune conçu Ă partir d’une Mitsubishi, qui fait sensation dans le parc d’attente : « On a vraiment l’impression d’avoir un gros kart, tellement la voiture est large. Mais c’est vraiment un atout pour la conduite car on part dans de grandes glissades oĂą la voiture tient parfaitement. C’est vraiment un gros jouet, très amusant Ă conduire. Son seul dĂ©faut est la petitesse de l’habitacle, oĂą il a vraiment fallu tout rentrer au chausse-pied, mais bon l’essentiel est d’être lĂ et fin prĂŞt. Ce qui nous a d’ailleurs coutĂ© quelques nuits blanches pour terminer la voiture. Maintenant Ă nous de jouer, la route est longue mais j’ai vraiment hâte de partir », explique l’ex-championne du monde d’escalade, ravie d’avoir quittĂ© la structure douillette de Nissan Dessoude pour un nouveau challenge.
11:23
- auto
Toshinori Asaga : « Surtout me faire plaisir »
Pour son vingtième Dakar, Toshinori Asaga (TOY – n°338) compte privilĂ©gier le plaisir sur le classement final au Lac Rose. Mais le vieux sage nippon, 62 ans en fĂ©vrier prochain, cache souvent bien son jeu. L’an dernier, il avait dĂ©jĂ annoncĂ© vouloir s’offrir un dernier tour de piste africain mais sa victoire en catĂ©gorie Production a changĂ© la donne. Et comme l’objectif du team Toyota Auto Body reste cette annĂ©e la victoire en production diesel, Asaga san ne devrait pas ĂŞtre insensible Ă cet ultime challenge pour lui. « Je pense qu’il s’agit de mon dernier Dakar. Bon, c’est vrai j’ai dit cela l’an dernier mais j’ai gagnĂ© la catĂ©gorie. J’ai modifiĂ© ma dĂ©cision car je ne pouvais pas quitter le Dakar sans remettre mon titre en jeu. Mais je suis de la gĂ©nĂ©ration de Shinozuka san qui, lui, arrĂŞte cette annĂ©e. Alors… Pour ma vingtième participation, je veux surtout me faire plaisir, j’adore conduire dans le dĂ©sert. J’ai tellement de bons souvenirs sur ce rallye raid ».
09:37
« VĂ©rifs » : les favoris Ă l’appel
Le programme de la deuxième journée de vérifications est à la fois chargé et attrayant pour les visiteurs du centre culturel de Belem désireux de faire connaissance avec les favoris de la course. Dans la course motos, l’ensemble des gros bras se croiseront, les KTM Repsol de Coma et De Gavardo effectuant une partie de circuit commencé la veille, tandis que les KTM Gauloises de Cyril Despres et Isidre Esteve Pujol se présenteront en fin d’après-midi. Un peu plus tard, les regards se porteront sur le nouveau Race Touareg de Volkswagen, pressenti par beaucoup comme le seul véhicule capable de concurrencer Mitsubishi. La mission est confiée à Saby, Kleinschmidt, De Villiers et au nouveau venu Carlos Sainz. Du côté des camions, les deux écuries de pointe seront sur les ponts : Kamaz avec le quadruple vainqueur Vladimir Tchaguine et le tenant du titre Firdaus Kabirov ; les DAF avec De Rooy père et fils.
