Maroc
Débarquer en Afrique. Pour l'ensemble des participants, l'arrivée sur le port de Tanger est déjà lourde de sens : une fois le détroit de Gibraltar traversé, le défi prend forme. Premières pistes, premières dunes et aussi premiers pièges au programme. Si certains peuvent s'y méprendre, il ne s'agit pas d'une phase de transition. Sur une erreur de navigation, les meilleurs peuvent perdre toute chance de victoire finale, alors que les non-initiés sont déjà confrontés à des situations délicates.
ÉTAPE 3 : GRENADE > RABAT
Dimanche 2 janvier 2005
Liaison : 6 km -
Spéciale : 10 km -
Liaison : 507 km
Total : 523 km
Avant de quitter l'Espagne, les concurrents se jaugent une dernière fois sur une spéciale rapide et spectaculaire de 10 km, disputée sur un terrain militaire à proximité de Grenade. La liaison jusqu'à Algeciras, port d'embarquement, comprend un CP à Anquetera. Après la traversée, les premiers tours de roue sur le continent africain sont des plus calmes, avec une portion d'autoroute de Tanger à Rabat, où l'arrivée peut toutefois être tardive. Le Dakar plante son bivouac pour la 4ème fois de son histoire dans la capitale marocaine après 1994, 1999 et 2002.
ÉTAPE 4 : RABAT > AGADIR
Lundi 3 janvier 2005
Liaison : 122 km -
Spéciale : 123 km -
Liaison : 421 km
Total : 666 km
La courte liaison mène les pilotes au départ d'une première spéciale africaine d'emblée piégeuse, dont le tracé est à 70% inédit. Dans la première moitié, qui emprunte une forêt de chênes-liège vallonnée, les spécialistes pourront faire valoir leur talent de pilote de rallye. Ensuite, bien que le sable et le désert soient encore loin, les premières difficultés de navigation apparaissent. Beaucoup de changements de direction, dans un paysage où les points de repère manquent : les pertes de temps sont probables,
y compris pour les meilleurs. Et avant d'atteindre Agadir, porte du Sud, il reste 430 km de liaison.
ÉTAPE 5 : AGADIR > SMARA
Mardi 4 janvier 2005
Liaison : 240 km -
Spéciale : 381 km -
Liaison : 33 km
Total : 645 km
Avant de s'attaquer à la première longue spéciale, la mise en action s'effectue sur une route goudronnée jusqu'à Guelmin. Le début du secteur sélectif, à travers les collines, autorise de grandes vitesses mais les pistes qui suivent, très caillouteuses, forceront les pilotes à réduire l'allure. On franchit ici un nouveau palier dans la difficulté. La suite de la spéciale propose une alternance de passages lents et rapides, sur une piste majoritairement sinueuse. Cette deuxième moitié, nouvelle pour tous les concurrents, s'achève sur un très long chott. Des possibilités de creuser des écarts se présenteront dès cette étape.