Aboutissement d’un travail de plusieurs années qui accompagne la restructuration de la discipline entreprise avec la FIA et la FIM, les règlements du Dakar 2022 seront également applicables sur toutes les autres manches des Championnats du monde de rallye-raid. La double volonté de s’inscrire dans un mouvement de transition énergétique et de maintenir le suspense tout au long de la saison s’ajoute à la recherche permanente de davantage d’équité et de sécurité.

Marquer des points jusqu’au bout

Afin d’assurer tout au long de l’année l’intensité des débats dans les championnats du monde de rallye-raid FIA et FIM, le règlement du Dakar autorise désormais le départ d’une étape à un pilote ou équipage qui n’aurait pas bouclé l’intégralité du parcours de la précédente. Moyennant une lourde pénalité qui le privera de jouer les premiers rôles au classement général du Dakar, un pilote peut donc continuer la course et accumuler des points sur les étapes en fonction de son classement, avec la possibilité de rester en lice pour le titre de champion du monde par exemple. La formule « Dakar Experience » est ainsi étendue à l’ensemble du plateau, avec des limites similaires : pas plus de trois jours avant la reprise de la course ; pas plus de trois étapes non terminées ; avis favorable du service médical.

Autos et camions : roadbook électronique pour tout le monde

La vision de la navigation sur le Dakar a été repensée depuis l’arrivée de la couleur sur les roadbooks puis leur distribution immédiatement avant le départ des spéciales, qui a été généralisée en janvier dernier. Sur le Dakar 2021, ce sont aussi les « tablettes », version électronique des roadbooks, qui ont fait leur apparition dans les habitacles des équipages de l’élite. Cette année, l’outil remplace le papier et équipera l’intégralité des véhicules

Road Book illustration during the Dakar 2021’s Administrative and Technical scrutineering in Jeddah, Saudi Arabia from January 1 to 2, 2021
Road Book illustration during the Dakar 2021’s Administrative and Technical scrutineering in Jeddah, Saudi Arabia from January 1 to 2, 2021 © A.S.O./F.Le Floc'h/DPPI

Catégories : une grille unique pour toute l’année

  • T1-Ultimate, la voie de l’avenir. La perspective d’un plateau autos composé dès 2026 de véhicules à motorisations alternatives pour les élites est confirmée par la création de la catégorie T1-U. Avec un nombre restreint de véhicules en année 1, elle est amenée à évoluer très rapidement grâce à l’engagement de nombreux constructeurs et préparateurs soucieux de s’impliquer dans le défi du « Dakar Future ».
  • T1+, un match à armes égales. Une volonté de favoriser l’équilibre entre les divers véhicules de pointe a conduit les équipes sportives du Dakar, en collaboration avec les instances de la FIA, à modifier les règlements techniques de la catégorie T1. De façon à se hisser au niveau de performance des buggys notamment, les 4x4 prototypes pourront notamment être équipés de roues plus larges et plus hautes et également travailler sur leur débattement.
  • T3 / T4, les véhicules légers en deux camps. Les buggys légers, c’est le format qui monte en rallye-raid, donnant accès à des courses de prestige avec un budget contrôlé et favorisant le passage des motards à l’auto. Pour clarifier la situation entre des véhicules aux niveaux de performance très variés, ils sont séparés en deux catégories. Les T4, qui conservent l’appellation SSV séries, sont des buggys très proches du modèle de série commercialisé par le constructeur. Dans la catégorie T3, les Proto légers, la performance peut être augmentée par des modifications plus importantes (bride d’arrivée d’air, châssis, etc.)
  • Rally GP, pour les motos de l’élite. Une liste de pilotes de pointe, évoluant pour beaucoup au sein de structures officielles, constitue l’élite de la discipline, sur le modèle des Moto GP, la catégorie reine sur les circuits. De même, les autres pilotes se départageront au sein de la catégorie Rally 2, avec ses différentes classes.

Sécurité : poursuivre les efforts

  • Les mesures adoptées en 2021 pour diminuer la vitesse et réduire les risques d’accidents graves ont été reconduites. Par exemple, des « slow zones » sur certaines portions présentant un danger seront à nouveau signalées et les éventuels excès de vitesse sanctionnés. L’obligation du gilet airbag pour les motos et quads s’appuie par ailleurs sur des progrès techniques réalisés par les équipementiers qui les commercialisent.
  • Les équipes du Dakar ont entamé en collaboration avec la FIM une réflexion sur la conception des casques et la rédaction de nouvelles normes techniques. Une mesure temporaire impose un poids minimum de 1,1 kg, excluant ainsi certains casques ultra-légers dont le niveau de protection a été estimé insuffisant.

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