La course au sommeil

14 janvier 2019 - 17:36 [GMT -5]

Il était préparé, et surtout extrêmement déterminé. Dans sa vie de tous les jours, Gregory Stuart dirige une exploitation de noix de macadamia en Afrique du Sud. Mais sa grande passion, c’est le Dakar, l’épreuve qui le fascine depuis qu’il a débuté la moto il y a plus de vingt ans. Cette année, il s’est décidé à se lancer dans son grand défi. Et le grand gaillard piment encore un peu plus la partie en s’engageant en « Original by Motul », c’est-à-dire sans aucune structure d’assistance. En achevant l’étape de la reprise, il affiche la même mine semi-décomposée que la plupart des collègues qui se posent à côté de leurs malles. Les dunes de Tanaka ont bien été à la hauteur de leur réputation : « J’ai passé plus de quatre heures à franchir ces 80 kilomètres de dunes. Sur certaines, je m’y reprenais à six ou sept reprises pour les passer, ça m’a exténué ». Après environ 15 heures sur sa moto, Greg est conscient d’avoir coché une case importante de son tableau de marche, mais se montre encore prudent sur ses chances de remplir son pari : « Il y encore 4 jours très difficiles, et tout peut encore arriver. Parce que je me sens vraiment très fatigué ». Bien entendu, le rythme de vie des Original y est pour beaucoup, explique le débutant qui apprend à se faire violence : « Je dors en moyenne 4 heures par jour… mais le jour de repos j’ai réussi à dormir 5 heures ! C’est encore plus dur que ce que je pensais, surtout avec ces dunes, auxquelles je ne suis pas du tout habitué en Afrique du Sud. En tout cas je vais faire le maximum, garder confiance, et faire attention à ma moto. Il faut être à l’arrivée tous les jours ».

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