Étape 9 - lundi 11 janvier 2010 | Copiapo > La Serena
- Spéciale 338 km
- Liaison 209 km
Interviews
Marc Coma : « Une journĂ©e inhabituelle »

La journée n’était pas habituelle avec ce départ en ligne. Mais c’était un départ super. Tout le monde était devant. Ensuite on a roulé ensemble avec Ullevalseter sur un bon rythme avec deux autres motards. La spéciale était intéressante au début, avec des dunes, de la navigation. Finalement je fais un bon résultat. C’était un jour de rallye de plus un jour en moins avant la fin. Je suis content. Et les pneus sont comme neufs.
Cyril Despres : « Une question d’honneur… »

Une étape très sympa. Ce n’est pas souvent que l’on arrive à faire des départs en ligne comme ce matin. Même si la spéciale a été courte, ça a été intense. Chacun a pris le relai, moi je suis resté un peu derrière au début. Dans les 70 derniers kilomètres, on s’est tiré une bourre. Un coup, c’était Marc Coma en tête, un coup moi. On a dû se doubler une quinzaine de fois. A l’arrivée, il y avait deux possibilités, on a chacun pris une piste et on arrive quasiment dans le même temps. Personne ne voulait rien lâcher et c’est la preuve que nos niveaux de pilotage sont très proches. Dans le rallye-raid, il y a très très peu de sprints finaux. Là , c’était une question d’honneur…
Francisco Lopez : « Je ne cours contre personne »

Il s’agit plus de prendre et de passer les étapes jour après jour que de lutter pour la seconde place. Je suis dans les 3 premiers. Alors on peut faire des calculs, mais il peut toujours se passer des choses. J’ai parfois des jours bons d’autres moins bons. Je suis 3ème et pour le moment j’en suis content. Mais, moi je ne cours contre personne. C’est uniquement par rapport à moi que je conçois ma stratégie. Je fais en sorte de bien naviguer, que la moto arrive bien. Et Mon classement à la fin, quel qu’il soit, sera le bienvenu.
Christophe Declerck : « La machine et le bonhomme sont dans le rythme »

J’avais gagné 2 étapes l’an dernier. La 1ère et le 2ème. Et là j’y arrive sur la 9ème spéciale. C’est que j’ai eu des problèmes tous les jours depuis le départ. De la mécanique, de la malchance aussi. Ce Dakar c’était un début moyen pour moi. J’ai beaucoup mécaniqué sur la piste. J’ai même réparé un ventilo. Mais depuis 2 ou 3 jours, je sentais que la machine et le bonhomme allaient bien. J’étais dans le rythme. Je suis parti 5 minutes derrière les Patronelli et je les ai rattrapés vers le km 120. Et j’ai fait la course en tête jusqu’à ce que mon étrier de frein arrière se bloque. Ils m’ont alors redoublé et j’ai ensuite simplement veillé à rester sous les 5 minutes d’écart et je savais comme ça que je gagnais.
Nasser AL Attiyah : « Je ne veux pas de consignes »

Après hier, je me suis dit, je dois reprendre 6 minutes à Carlos Sainz. Si j’avais perdu du temps sur lui aujourd’hui, alors peut-être que l’équipe aurait donné des consignes. Moi, je ne veux pas de consignes. La victoire est possible. Il y a 8 minutes d’écart. Le combat continue. Je suis là pour gagner la course et je ferais de mon mieux. Demain, la spéciale sera de type WRC, sans sable. Ça ne posera pas de problèmes d’ouvrir la route sur ce genre d’étape. Aujourd’hui, j’ai fait la différence dans le sable en attaquant dès le départ. J’ai d’abord rattrapé De Villiers puis Miller. Je suis vraiment content parce que, de toute ma vie, je n’ai jamais autant attaqué. Jamais…
StĂ©phane Peterhansel : On a loupĂ© une bonne occasion »

C’était une belle étape. Courte mais belle. Pour nous, ça c’est mal passé.Je me suis laissé bloqué dans un endroit très lent. Avec de l’herbe à chameaux. Je suis tombé dans un trou et je suis resté le nez dans une touffe d’herbe et l’arrière dans une touffe d’herbe. On a mis un long moment à bouger la voiture, centimètre par centimètre. On a dû rester bloqué 20’. Une mauvaise journée, donc. C’était une journée où il était facile de faire des erreurs. He bien, parmi les voitures de tête je suis le seul à avoir fait une erreur...Maintenant, il faut surtout compter sur les erreurs des autres à cause des écarts qui sont énormes. Je suis 4ème et les autres sont loin. Même si j’avais fait une étape parfaite je n’aurais pas repris beaucoup de temps. Ils n’ont pas fait d’erreurs, c’est ce qui était important. Aujourd’hui il y avait de quoi faire quelque chose. Mais, on a loupé une occasion. C’est une double mauvaise opération car on perd du temps et car, pour demain, on va partir derrière alors que c’est une étape poussièreuse…
Guerlain Chicherit : « Pas possible de gagner une spĂ©ciale »

C’était bien aujourd’hui. Malheureusement, le problème du moteur est récurrent. Ça ne nous sa pas pénalisé car ça coupait un court instant. Donc ça allait. Les mécaniciens ont tout regardé. Ça doit être un petit fil quelque part. Mais ce n’est pas ce qui nous a gênés aujourd’hui. On a fait une erreur de navigation. On est passé derrière une crête et on ne pouvait pas remonter. J’ai essayé de trouver une passe. On a visité un peu le pays ! La voiture ne me permet pas de gagner une spéciale. Donc, le but c’est clairement d’arriver.
Firdaus Kabirov : « Ce n’est pas la dernière ! »

C’était 100% de sable aujourd’hui, avec 30% de dunes. Une étape rapide quand même. Difficile à cause des dunes, précisément. Notamment pour aller chercher certains Way Points. Il y en avait 2 ou 3 assez compliqués. L’une des difficultés, c’est qu’un camion ne peut pas toujours suivre les traces et passer là où sont passées les voitures et les motos. On a beaucoup gonflé et dégonflé aussi. Mais je suis très content de cette victoire et ce n’est pas la dernière !
Marc Coma (Esp - 1 - KTM) [versión catalan]
Cyril Despres (Fra - 2 - KTM) [version française]
David Fretigne (Fra - 12 - YAMAHA) [version française]
Alain Duclos (Fra - 14 - KTM) [version française]
Francisco Lopez Contardo (Chl - 9 - APRILIA) [versión española]
Olivier Pain (Fra - 16 - YAMAHA) [version française]
Nasser Al Attiyah (Qat - 306 - VOLKSWAGEN) [english version]
Guerlain Chicherit (Fra - 307 - BMW) [version française]
Stéphane Peterhansel (Fra - 301 - BMW) [version française]


