Étape 8 - dimanche 10 janvier 2010 | Antofagasta > Copiapo
- Liaison 96 km
- Spéciale 472 km
Interviews
Marc Coma : « Un bon rythme après le ravitaillement »

La journĂ©e a Ă©tĂ© difficile. Surtout Ă cause d’hier avec ce problème de la pĂ©nalitĂ©. C’était vraiment une journĂ©e de repos spĂ©ciale, dure, atypique. Aujourd’hui, je suis remontĂ© sur la moto pour essayer, comme toujours, de faire du mieux possible et pour oublier tout cela aussi. L’étape Ă©tait belle, avec des dunes magnifiques dans le final alors que l’on avait eu beaucoup de pierres au dĂ©but. Jusqu’au ravitaillement essence j’ai roulĂ© avec les autres. Après j’étais devant en maintenant un bon rythme et avec une bonne navigation. Je suis content de la journĂ©e.
Francisco « Chaleco »Lopez : « La moto a bien rĂ©pondu »

J’ai roulé vite. Surtout que j’avais fini la 7ème étape un peu moins bien. Là , après le jour de repos, j’avais envie de bien finir l’étape pour tous ces gens qui m’attendent. Je suis content d’offrir au peuple chilien, qui m’accompagne, cette étape. Aujourd’hui il y avait un peu de tout : des pierres, de la navigation, des dunes. Je suis content car tout s’est bien passé et que la moto a bien répondu.
Cyril Despres : « La journĂ©e a Ă©tĂ© incroyable »

Je me la suis animée tout seul, l’étape ! Je me sentais tranquille sur la moto, solide, costaud, pas trop fatigué. J’ai pris 2 cailloux, 1 fois à l’avant, 1 fois à l’arrière. Je n’ai pas réellement réalisé. Arrivé au kilomètre 245, j’ai vu l’état des 2 jantes ! Fendues en 2 ! Fracassées ! Et là j’ai eu de la chance car Ruben (Faria), le 2ème pilote du team Red Bull, est arrivé. On a échangé les jantes avant. J’ai estimé que l’arrière n’en avait pas besoin. En repartant j’ai quand même assuré dans les cailloux pour préserver l’arrière. Alors, je suis super content d’être là . Sur le Dakar tout peut arriver et je n’ai pas pris de risque. On avait 15’ à l’essence. Ruben, par chance, est arrivé 2 ou 3 minutes après mois. Il avait bien roulé et pas trop tapé dans les jantes. La journée a vraiment été incroyable.
Marcos Patronelli : « Impossible d’aller vite »

On a vécu une étape avec 400 kilomètres de pierres. C’était dur. Il n’a même pas été possible de se reposer en étant un peu moins concentré. J’ai démarré tranquillement et j’ai crevé. J’ai perdu une dizaine de minutes. Il était impossible d’aller vite. C’est finalement une bonne journée. Je pense que c’est encore tôt pour penser à autre chose qu’à chaque étape qui se présente.
StĂ©phane Peterhansel : « On enchaĂ®ne les spĂ©ciales »

C’était du sérieux aujourd’hui, avec des endroits caillouteux où il fallait rouler comme sur des œufs pour ne pas crever. Il y avait aussi beaucoup de navigation. Pas évidente à réaliser d’ailleurs. On a trouvé aussi les dunes du final, pas évidentes non plus à passer, surtout qu’on ne s’est pas arrêté pour dégonfler. Comme on avait beaucoup de pression pour les cailloux, on a dû les passer avec 3 kilos, ce qui n’est pas simple. On sait que les Volkswagen sont les plus rapides. Entre Nasser (Al-Attiyah) et Carlos (Sainz) c’est vraiment la bagarre pour la 1ère place. Nous, on ne peut pas jouer les arbitres car on est encore trop loin. Mais on enchaîne les spéciales et on fait du mieux possible.
Carlos Sainz : On a passĂ© les Ă©tapes les plus dures »

J’ai eu quelques frayeurs aujourd’hui. J’ai crevé 2 fois et je n’avais ensuite plus de roue de secours. Il restait 180 kilomètres. Alors j’ai contrôlé la vitesse pour essayer d’arriver. C’est une bonne étape car je creuse un peu sur Nasser (Al-Attiyh). Mais demain, il part derrière moi et je suis sûr qu’il va récupérer. Mais je suis très content parce qu’on a passé les étapes les plus dures. Jamais je n’ai vu une spéciale avec autant de pierres. Que des pierres ! Incroyable aussi la quantité de monde sur les 15-20 derniers kilomètres. Il y avait vraiment beaucoup de spectateurs et de voitures qui, finalement, indiquaient par où passer.
Guerlain Chicherit : « La voiture ne voulait plus du tout avancer ! »

Je commence à perdre patience. Ça fait 5 jours qu’on me dit que le problème est réglé, qu’on a trouvé la panne, et en fait non ! Aujourd’hui, je suis parti sur un super rythme. J’étais en tête au début, je roulais bien, sans prendre de risque. Après, la voiture s’est mise à avoir de gros soucis et sur les 30 derniers kilomètres, dans les dunes, elle ne voulait plus du tout avancer. Elle se coupait, elle s’arrêtait. Chaque fois qu’il y avait de grosses dunes, je devais les contourner. Vraiment c’est frustrant. Mais on est encore là . On avance. Mais je voulais vraiment la gagner, cette étape ! J’étais parti pour et ça ne veut pas le faire.
Vladimir Chagin : « Je pense seulement Ă rouler »

L’étape qui suit le jour de repos est toujours délicate. On a toujours des inquiétudes car les mécaniciens ont procédé à une révision totale et on ne sait pas si on va retrouver les mêmes sensations. Mais ils ont fait hier, un super boulot. Aucun problème technique à signaler sur cette spéciale. L’étape était difficile et intéressante à la fois, mais il y avait énormément de pierres. Pour l’instant je ne veux pas penser à la victoire. Je pense seulement à rouler. Sur le Dakar tout peut arriver et il reste encore 5 jours de course.
Marc Coma (Esp - 1 - KTM) [versión española]
Marc Coma (Esp - 1 - KTM) [versión catalan]
Cyril Despres (Fra - 2 - KTM) [version française]
Alain Duclos (Fra - 14 - KTM) [version française]
David Fretigne (Fra - 12 - YAMAHA) [version française]
Pal Anders Ullevalseter (Nor - 4 - KTM) [english version]
Nasser Al Attiyah (Qat - 306 - VOLKSWAGEN) [english version]
Guerlain Chicherit (Fra - 307 - BMW) [version française]
Giniel Devilliers (Zaf - 300 - VOLKSWAGEN) [english version]
Mark Miller (USA - 305 - VOLKSWAGEN) [english version]
Carlos Sainz (Esp - 303 - Volkswagen) [versión española]
Stéphane Peterhansel (Fra - 301 - BMW) [version française]


