Étape 8 - dimanche 10 janvier 2010 | Antofagasta > Copiapo
- Liaison 96 km
- Spéciale 472 km
Le film de l’étape
Lopez passe la deuxième, « Peter » au travail

A Copiapo, « Chaleco » remporte une deuxième étape chilienne cette année, et prend place sur le podium provisoire du Dakar, au sein du quel Ullevalseter a aussi grimpé d’un rang. A une distance toutefois importante de Despres. C’est aussi un poursuivant de l’impossible qui s’est imposé en autos : Stéphane Peterhansel, 4ème au classement général à plus de deux heures de Sainz, signe sa 54ème victoire d’étape. Vladimir Chagin, en camions, a lui aussi été le pus rapide pour la 54ème fois sur le Dakar.
La donne de la course motos a largement changé avec la rétrogradation de Marc Coma de la 2ème à la 24ème place du classement général. Si la pénalité laisse la voie libre à Cyril Despres, à condition d’éviter les grosses erreurs et de contrôler à distance ses poursuivants, la lutte peut devenir féroce pour la conquête de la 2ème place. Assez loin derrière le leader, trois pilotes se tenaient ce matin en 11 minutes, avec un léger avantage pour Helder Rodrigues sur Pal-Anders Ullevalseter et Francisco Lopez. Dans cette bagarre à trois, la bonne opération du jour a été effectuée par « Chaleco », qui a déjà dépassé son rival portugais sur la route de Copiapo. Pour y parvenir, le Chilien a remporté une nouvelle étape sur son territoire, la troisième de sa carrière, en faisant plus nettement la différence sur la deuxième partie du parcours.
Lopez se retrouvera donc demain avec la responsabilité d’ouvrir la piste. C’est-à-dire dans le rôle assumé aujourd’hui par Cyril Despres. Le double vainqueur du Dakar a dû faire face aux difficultés de navigation, qui s’ajoutaient à des problèmes avec les jantes de ses roues, fendues à l’avant comme à l’arrière. Ce n’est qu’au CP3, après 245 kilomètres de course, qu’il a pu récupérer une de celles de son porteur d’eau Ruben Faria, et terminer dans de meilleures conditions. Sur la ligne, il se classe en 5ème position du classement du jour, à 6’43’’ de « Chaleco », mais l’essentiel est préservé. Il s’élancera dans l’étape de demain avec une avance toujours confortable de 1h20’ sur le Norvégien Pal-Anders Ullevalseter.
Sur quatre roues, la hiérarchie interne à Volkswagen n’a pas réellement évolué. Les risques de crevaison ont rendu les leaders « frileux ». Carlos Sainz, qui avait effectué ses deux changements de roues après 300 km, s’est montré particulièrement prudent dans les 200 derniers, qu’il avait à boucler sans « cartouche ». De même, Nasser Al Attiyah s’est arrêté à deux reprises sur crevaison, et n’a donc pas pu profiter de l’allure relativement sobre de Sainz. L’étape aurait toutefois pu revenir à une Race Touareg, puisque Giniel De Villiers, écarté du débat des chefs après avoir perdu plus de quatre heures, signait le meilleur temps intermédiaire après 300 kilomètres. Mais lui aussi laissait échapper son lot de minutes sur crevaison, pour prendre finalement la 4ème place du jour.
Spectateur de cette explication molle comme le sable du désert d’Atacama, Stéphane Peterhansel a pris la situation en mains assez rapidement, passant l’essentiel de la journée en tête du rallye, après avoir dépassé Al Attiyah. A l’aise sur les pistes roulantes comme dans les dunes, le Français a pu se rapprocher très légèrement du trio de tête des VW. Il déloge également de la quatrième place du classement général son coéquipier Guerlain Chicherit, signataire du meilleur temps intermédiaire au CP1 mais qui s’est ensuite débattu entre des crevaisons et des problèmes de coupures électriques. Avec ce succès à Copiapo Peterhansel pointe à 2h02’05’’ de Sainz, mais trône sur une collection de victoire dont le total continue d’impressionner : 54 !
En camions, la razzia continue pour Vladimir Chagin. Le Russe remporte à Copiapo sa 7ème étape sur 8 ! Sa collection s’agrandit pour monter, comme Stéphane Peterhansel, à 54 unités. Mais le Tsar envisagera avec beaucoup plus de sérénité la conquête d’un nouveau titre en fin de rallye. Il a pour l’instant 1h16’ d’avance sur son premier poursuivant au général, qui n’est autre que son coéquipier Firdaus Kabirov.


