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Étape 13 - vendredi 15 janvier 2010 | San Rafael > Santa Rosa

  • Liaison  76 km
  • Spéciale 368 km
  • Liaison 281 km

Échos

Dabrowski, bien épaulé

Copyright A.S.O. / Amaury Sport Organisation

Il y a six mois, Marek Dabrowski n’aurait jamais imaginé prendre le départ du Dakar à moto, encore moins être 36ème du général à deux spéciales du terme de la course. Une vilaine blessure à l’épaule contractée, ironie du sort, dans les dunes de Copiapo en 2007, a fait vivre au motard polonais un vrai calvaire. « J’ai subi une première opération avant d’être victime d’une infection qui a nécessité 5 autres interventions chirurgicales. L’os de l’épaule était nécrosé », se rappelle le 9ème du Dakar 2003. Suivront de nombreuses infiltrations, une douleur omniprésente et surtout un long tunnel noir sans trouver d’issue. « Je suis allé voir des spécialistes en Russie, en Autriche, aux Etats-Unis. Pour tous, il n’y avait pas de solution. C’était 600€ pour me dire que j’étais condamné à ne plus faire de moto en compétition ». Ultime tentative en juin dernier : Montpellier et le docteur Tessier, spécialiste de l’épaule. Deux semaines plus tard, le Polonais passait sur le billard, pour la pose d’une prothèse en titane, et « deux jours après, je n’avais plus aucune douleur, plus besoin non plus de prendre la moindre pilule ». Guéri, Dabrowski est immédiatement remonté sur sa moto, et bien que légèrement préparé, a pu prendre le départ du Dakar. « Je ne suis pas à mon meilleur niveau mais je suis là. Merci la France ! »

Les partenaires au cœur du Dakar !

Copyright A.S.O. / Amaury Sport Organisation

Le Dakar, véritable plateforme de communication, offre à ses partenaires une visibilité médiatique d’exception. Il leur permet également de développer de nombreuses opérations à destination de leurs clients. Ainsi, plus de 100 000 produits ont été distribués à Buenos Aires, au cœur du Village, pour les 110 000 visiteurs de La Rural, ou encore sur l’aire du podium départ, au pied de l’Obélisque, où se sont réunis 300 000 spectateurs. De grandes entreprises se sont associées à l’épreuve : Total, Personal, Arcor, Watts, Accor, Red Bull, Michelin avec BF Goodrich, Henkel avec Loctite, Red Bull, LAN, …
Volkswagen, qui joue les premiers rôles sur la piste avec ses Race Touareg, ne s’est pas trompé non plus sur le terrain de la communication en profitant du Dakar pour lancer son nouveau pick-up, l’Amarok. Et dans le défi logistique que mène chaque jour l’organisation, le Dakar est là aussi accompagné par ses partenaires : Sodexo sert 2000 repas chaque jour, Personal fournit l’ensemble des téléphones portables, Total se charge du carburant, et VW des véhicules de l’organisation.

Coup de chaud à l’arrivée

Copyright A.S.O. / Amaury Sport Organisation

Eduardo Alan avait déjà des choses à raconter après son premier Dakar, couru l’an dernier. Il était allé au bout de lui-même sur une des plus dures étapes de l’édition, pour arriver, seul et perdu, sur le bivouac de Mendoza plongé dans la nuit. Comme une âme en peine, au milieu des câbles et de tentes, éparpillés dans la zone administrative, il cherchait la solution pour valider son étape. Hier, c’est sous un soleil de plomb qu’il a rejoint l’arrivée de la spéciale, avec son pote Federico Cola. Et pas en meilleure forme. Les deux ont galéré au milieu de la 2ème spéciale pour un banal problème d’essence. « Au km 70, au milieu de la spéciale, on a eu des problèmes avec les réservoirs. Les deux ! On s’est arrêté plusieurs fois. Il faisait tellement chaud ! Moi, c’est la chaîne qui a percé celui de gauche à l’arrière », explique Eduardo. A l’ombre du bus CH Arrivée, Federico demande de l’eau, puis à manger. Eduardo s’évanouit. Le motard reprend ses esprits aux cris du public. « Vamos Eduardo ! Vamos Eduardo ! », scandent les spectateurs pendant que Eduardo, allongé, est aspergé d’eau par les services médicaux. 100 mètres plus loin, les 2 compères s’arrêtent au refueling. Federico répare comme il peut les deux motos. Eduardo accède à l’ordre du toubib et laisse tomber « D’accord prenez moi la pression ». Les pneus ou sa personne, on ne sait plus ce qui compte vraiment pour un concurrent sur le Dakar. 19h04, le 138 et le 70, démarrent leur liaison vers San Rafael. Ensemble, comme dans les dunes.

La foule au milieu de nulle part

Copyright A.S.O. / Amaury Sport Organisation

On croyait les mouvements de foule réservés aux présentations, type Buenos Aires, le 1er janvier, quand les véhicules rutilent et que chacun est au mieux : les spectateurs endimanchés et les concurrents sur leur 31 sportif. Quelque part entre Mendoza et San Rafael près de 10.000 personnes sont venues contredire cette impression. Bravant la poussière et le soleil, certains étaient là depuis 2 jours pour ne rien perdre. Le sable n’était plus un obstacle, les buissons d’épine non plus : dans ce no man’s land improbable, la passion Dakar primait, hier, sur tout. Chaque lointain nuage de poussière soulevait des cris d’enthousiasme et déclenchait des courses pour mieux voir quel véhicule se présentait. A l’image des familles Lopez, Maron, ou encore Baltolini, c’est en groupe que l’on est venu : « Moi, ce sont les camions et les Hummer qui m’impressionnent », dit le jeune Barraco. Les enfants en bas âge sont propulsés sur les motos qui refont le plein le temps fugace d’une photo sur portable. Partout des tentes approximatives, pour se protéger du soleil, ont poussé. Sur les 100 mètres spécialement balisés pour les interviews télé, les barrières, comme les vigiles, n’ont joué qu’un rôle symbolique. On interpelle Carlos Sainz. On se précipite sur la voiture de Orlando Terranova. On fait la ola aux deux premiers camions qui arrivent, les Kamaz de Kabirov et Chagin. Le milieu de nulle part, hier, était le centre du monde.