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Étape 11 - mercredi 13 janvier 2010 | Santiago > San Juan

  • Liaison 211 km
  • Spéciale 220 km
  • Liaison  3 km

Échos

Encore une mission pour Smulevici

Copyright A.S.O. / Amaury Sport Organisation

Il a joué les rôles de jeunes premiers, puis a suivi à distance les meilleurs pilotes dans les tempêtes de sable de l’époque algérienne ou nigérienne du Dakar. Etienne Smulevici, qui présente à son palmarès une 16ème place au classement général final en 2004, a surtout 27 Dakar à son actif. Il est avant toute chose fier de son taux de réussite phénoménal, après avoir bouclé 19 fois le parcours dans son intégralité. Mais cette année, un autre virage a été pris par le recordman, qui s’est vu confier une mission d’assistance rapide pour les véhicules du team SMG de Philippe Gache : « cela fait quelques temps que j’avais envie de mettre mon expérience au service des autres. On se rend bien compte que c’est utile de tenir ce rôle. Sur la troisième étape, Philippe a eu un problème de radiateur, et nous l’avons tracté pendant 60 kilomètres pour rejoindre l’arrivée. Il a gagné trois heures par rapport au T4 qu’il aurait dû attendre si nous n’avions pas été là ». Si Gache a entre temps été contraint à l’abandon, Smulevici poursuit sa route avec Errandonea et Soloviev comme protégés : « je me suis plusieurs fois arrêté pour aider Soloviev. Je lui ai fait gagner du temps, mais je ne peux pas dire que je l’ai sorti de situations totalement extrêmes. En tout cas, c’est la première fois que je fais le Dakar sans regarder mon classement ! »

Un retour inespéré au pays

Copyright A.S.O. / Amaury Sport Organisation

Débutant sur le Dakar, ce n’est jamais un statut très confortable. L’apprentissage est même parfois douloureux, comme ce fut le cas au début de l’aventure pour Gaston Gonzalez et Christian Rudi : « Le premier jour nous avons mis du diesel au lieu de l’essence dans notre voiture. Le deuxième jour nous avons eu des problèmes électriques. Et le troisième jour, pour l’étape des dunes de Fiambala, nous n’avions plus que deux roues motrices, car nous avons cassé l’arbre de transmission », détaille le copilote avec le sourire. Après avoir tâtonné dans les grandes largeurs, les deux Argentins ont trouvé un semblant de rythme de croisière, mais ne sont toujours pas parvenus à dompter totalement la machine et le terrain chilien : « En fait nous avons eu des problèmes presque tous les jours ! Et en route vers Santiago, nous avons perdu la roue arrière gauche, que nous avons mis plus de trois heures à bricoler pour la refixer. Alors nous sommes quasiment derniers aujourd’hui, mais avec tout ce que nous avons vécu, c’est déjà un miracle de revoir le pays ».

Olivier Pain, amateur avant tout

Copyright A.S.O. / Amaury Sport Organisation

Cela pourrait s’appeler une progression fulgurante. Mais Olivier Pain, à peine 28 ans, n’en rajoute pas à ce niveau. Champion du monde de rallye raid, catégorie 450, en 2009, son Dakar a pris un tour spectaculaire après la journée de repos quand il est rentré dans le Top 10 du classement général. « C’était l’objectif » dit-il simplement. Il est vrai que le jeune pilote a démarré directement sa carrière avec le Dakar, en 2006, dans le Team Euromaster, en compagnie de Ludivine Puy et Eric Croquelois, et qu’il est ici en pays de connaissance. Et de performance. 28ème puis 16ème en 2007, il n’a subi qu’un abandon, sur chute, l’an dernier, alors qu’il était 9ème. « Je suis un vrai amateur. Comme Alain (Duclos) » précise-t-il. Entre l’entreprise familiale de menuiserie et la recherche de sponsors (une trentaine démarchés localement), le temps est souvent compté. Alors sa 8ème place actuelle il s’en réjouit : « Si je finis comme ça à Buenos Aires, ça ira. Ce n’est que mon 4me rallye… ». Reste que la septième place lui tend les bras. Et il le sait : « J’étais à une demi-heure de Jonah Street, il y a 2 ou 3 jours. Et il n’est qu’à 7 minutes… » Un dernier défi sur ce Dakar. Avant le suivant, annoncé pour dans 6 mois. « On attend un petit avec ma femme Sandra. Il faudra agrandir la maison. » Apparemment, cela va de pair avec la progression sportive.

Santiago, une mobilisation 100% Dakar

Copyright A.S.O. / Amaury Sport Organisation

C’est une habitude. Sous la bulle blanche de la représentation touristique chilienne, tous les soirs sur le coup de 19h00, c’est l’heure du protocole et des discours. Hier, le Gouverneur de la région et le Directeur régional des sports ont remercié Etienne Lavigne et appelé de leurs vœux un retour du Dakar en 2011. Malgré les efforts et la course contre la montre que la capitale du Chili a mené : « Nous avons eu une première réunion en septembre. Et tout s’est enchaîné très vite. Il a fallu que je coordonne une douzaine d’administrations ! » Nelson Zarate, a mobilisé ses énergies et celles de son administration sportive pour faire de ce camp de base, une réussite : « Trois municipalités sont impliquées. Le terrain a dû être aplani, préparé. Les services sanitaires et de l’équipement sollicités. Et puis sans l’appui des carabiniers, nous n’aurions pas pu gérer cet afflux. » A 40 kilomètres de Santiago, la foule a en effet répondu en masse à l’appel du Dakar. « C’est l’événement le plus important que j’aie eu à gérer » confesse Nelson Zarate. Etienne Lavigne revient lui sur « l’extraordinaire semaine chilienne vécue par le Dakar ». La course semble chez elle ici. Quand un bivouac ressemble à une maison familière.