Dakar

Uyuni, the place to be !

    Pas plus de 16.000 habitants mais une activité trépidante! La ville d'Uyuni a mis les petits plats dans les grands et s'est transformée en un centre du monde improbable pour accueillir le Dakar. Les spectateurs, les commerçants, sont venus de partout. Les habitants ouvrent kiosques et boutiques. Les badauds et les familles déambulent sous le regard des nombreuses forces de police qui prennent place à tous les croisements de rues. Le Dakar c'est la grande occasion de vendre de l'artisanat, de montrer  les produits  vedettes du cru : la feuille de coca comme la quinoa ! C'est l'événement qu'il faut voir et où il faut être. Roxana est venue de La Paz en voiture avec son mari, Alvaro, son frère Cesar et sa mère Polonia : « C'est tellement beau pour notre pays cette course ! », dit-elle après avoir posé devant le méga trophée Dakar planté en centre-ville et devant lequel tout le monde se fait tirer le portrait. Il en coûte 10 Bolivianos pour avoir un tirage papier instantané et ils sont nombreux les photographes locaux à avoir pisté la bonne affaire. Anita, aussi, a succombé à la pose. Avec sa tenue verte flashy  elle est venue de Oruro l'autre grande ville de la province: «On est là avec notre orchestre pour jouer dans les rues en attendant les concurrents. » La ville se veut tellement pimpante que les jardiniers municipaux ont aussi été mobilisés et ce dimanche matin, de bonne heure, ils plantent encore des hortensias et des « crêtes de coq » sur les espaces de la seule rue piétonne. Quand aux militaires du Régiment d'infanterie 4 Loa ils sont en grande tenue d'apparat : uniforme blanc, fourragère multicolore et guêtres rouges !

    Rencontres percutantes pour Nicolas Gibon

    Leader du classement production avec la 29e place du général au départ de la 6ème étape, Nicolas Gibon aura perdu une grande partie de ses espoirs de victoire entre San Miguel de Tucuman et Salta. La faute à des rencontres « percutantes », mais qui en auront cependant permis une autre plus sympathique.

      « Dès le km 50 de la 1ère spéciale de la 6ème étape, j'en ai eu assez d'être dans la poussière d'un concurrent qui, malgré le Sentinel, s'obstinait à ne pas vouloir me laisser passer, alors je l'ai doublé… mais à cet endroit c'était impossible, et je me suis retrouvé dans le fossé, où un arbre m'a violemment arrêté », explique le vainqueur du Dakar 2009 en Production. « Un camion m'a tiré de ce mauvais pas, mais j'ai alors constaté l'étendue des dégâts : tout l'avant droit de la voiture était totalement enfoncé, le radiateur était percé et la crémaillère de direction cassée, donc plus de direction assistée ! Nous sommes repartis, mais quelques kilomètres plus loin, nous avons dû encore nous arrêter pour améliorer la réparation du radiateur. Et là, des locaux nous ont proposé de nous aider, pour rendre à l'avant de la voiture une forme un peu plus normale. Ils sont allés chercher un tracteur derrière lequel on a sanglé la carrosserie de notre voiture et on a pu presque tout redresser. Les gens sont d'une gentillesse incroyable ici… Enfin, ça dépend lesquels ! Parce qu'il faut dire qu'en rentrant très en retard sur la 2e spéciale, et sans pouvoir rouler très vite, le soir commence à tomber et donc on tombe sur les spectateurs qui s'en vont… par la piste que l'on prend en course !!! J'ai croisé au moins 10 voitures, dont 3 en contresens ! D'ailleurs, j'en ai percuté une, côté gauche cette fois… »

      - moto

      033 - Juan Manuel Pellicer n'a jamais eu aussi chaud !

        Le Dakar 2003 est bien loin. Pellicer terminait l'épreuve en 12e position cette année-là. Depuis il a honoré 7 fois la compétition avec des fortunes diverses (20e en 2012 quand même) mais toujours en montrant la même détermination et un savoir-faire de vrai dakarien. La veille de l'arrivée à Salta il a cependant dû se résigner à ne pas poursuivre. « Je venais de passer le rio. On était au kilomètre 143 et il fallait trouver un autre passage près d'un autre rio. C'était tout en hors-piste et il devait me rester 10 kilomètres dans cette zone de fesh-fesh. Le sable était très meuble entre les épineux et on s'enfonçait. La moto souffrait énormément. J'étais en 2e et en 3e et le moteur montait très haut dans les révolutions. Il n'y avait pas de possibilité de faire souffler la machine. Et le moteur a rendu l'âme… » Juan Manuel habitué aux ardeurs du soleil de Castellon, sa ville natale, se retrouve pris au piège de la journée dure du Dakar 2014 où les températures atteignent des niveaux inédits sur l'épreuve. « Il était 10h00 du matin et j'ai dû me mettre sous les branches du fesh-fesh, les couvrir de mes habits de motard pour être un peu protégé du soleil. Quand j'entendais une voiture je pouvais avoir un peu d'eau. Le médical est passé, puis j'ai attendu le balai. Le camion est arrivé à 23h00. C'était incroyable. Je n'ai jamais eu aussi chaud de ma vie ! »

        « Techo » : la solidarité concrète du Dakar

          C'est une tradition bien établie depuis que le Dakar a pris ses quartiers en Amérique du Sud : le groupe A.S.O., organisateur de l'épreuve, maintient une collaboration fructueuse avec l'ONG « Techo » et contribue à l'aide apportée aux plus mal logés, dans le cadre de l'opération « Unete a la carrera contra la pobreza » (« Rejoins la lutte contre la pauvreté »). Cette année encore, Étienne Lavigne a remis un chèque d'un montant de 112 000 dollars. Sur le bivouac de Salta, et à l'occasion de la journée de repos, la cérémonie a réuni, pour cet acte solidaire, aussi bien le gouverneur de la région que le maire de la ville ainsi que le ministre argentin du Tourisme, Enrique Meyer.  Au total depuis 2009, ce sont 661 000 dollars qui ont été apportés par le Dakar à l'association qui a ainsi pu construire 180 maisons, 9 centres  et 4 espaces communautaires, au Pérou, en Argentine ou au Chili. Depuis deux ans, cette prise de conscience est également relayée par le pilote Nasser Al Attiyah qui, au cours de la même cérémonie à Salta, a remis en son nom propre un chèque de 100.000 dollars. Venue témoigner  de la réalité de cette action solidaire, la famille de Sebastian Ruiz était au grand complet aux côtés du Directeur du rallye et du pilote qatari. Avec sa femme, Paola Saldivia et ses trois enfants (Isabela, Valentina et Francisco), ce natif de Salta a raconté comment sa vie a changé depuis que « Un Techo para mi pais » a pris contact avec lui : « Nous vivions  dans une petite baraque, puis sous une tente et enfin dans une seule pièce en matériaux divers. Un jour « Un Techo » est venu nous voir. Je n'osais pas y croire. Et puis, en mars dernier, nous avons reçu les clés de notre nouvelle maison. Depuis, avec ma femme, nous sommes devenus membres de « Un Techo » pour aider d'autres personnes. » Dans le barrio La Ceramica, de Salta, une famille, parmi des centaines d'autres, a enfin trouvé une vie meilleure. Et le Dakar n'y est pas pour rien.









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