Dakar

Philippe Boutron : « Au-delà de la 50e place, c'est un autre Dakar ! »

Dès la portière ouverte pour valider le carton en sortie de 3e spéciale, la question fuse : « il nous reste combien jusqu'au bivouac ? » L'envie d'en finir vite ? Non, une vraie incertitude pour Philippe Boutron et Mayeul Barbet, qui connaissent un début de Dakar particulièrement mouvementé !

    « Ca fait deux jours que nous sommes en galère… Dès le 1er jour, on a cassé les deux amortisseurs avant ! Histoire de bien commencer », sourit le pilote Philippe Boutron, « et puis hier on a eu un problème de courroie et un vérin qui s'est arraché. Donc on s'est retrouvé complètement bloqué et, nous avons dû passer la nuit dans les dunes ! C'était sympa, cela dit, il faisait un ciel étoilé magnifique, et nous étions plusieurs, mais bon, on aurait quand même préféré être au bivouac ! Enfin, on a pu repartir ce matin et rentrer pour directement repartir à l'assaut de la 3e étape. Mais on nous a donné les modifications pour le roadbook moto et pas auto, et évidemment on s'en est aperçu en route ! Du coup, on a roulé toute la journée au jugé, en suivant les traces, et en espérant que tout se passe bien ! Et ça l'a fait… Mais c'est très difficile de partir derrière parce que le parcours est labouré par les camions, notamment les zones de fesh-fesh, et comme, en plus, on a eu des problèmes de vapor lock, on a dû se faire tracter une fois ou deux par des camions pour passer… Vraiment au-delà de la 50e place, c'est un autre Dakar ! Enfin, aujourd'hui nous sommes partis très tard et on arrive encore de jour, donc le temps doit être correct, alors on partira moins loin demain… » L'interview s'arrête là : un camion passe qui va au bivouac, une roue à suivre comme voie de salut pour l'équipage 388…

    Lucio Alvarez : « Dakar is Dakar »

    La mine est pâle, le regard noir. Pour ses débuts en pilote officiel Ford, Lucio Alvarez espérait un tout autre scénario que trois journées consécutives avec des problèmes mécaniques. Arrivé au terme de la 3éme spéciale juste avant 21h, l'Argentin aura bouclé les 245 km du jour en 9h31, soit environ 6h30 de plus que le vainqueur Nani Roma.

      « Nous avons des gros problèmes tous les jours », soupire d'une voix fatiguée celui qui a fini 5e en 2012 et 10e en 2013. « Aujourd'hui nous avons cassé un bras de suspension, et comme nous n'avions pas la pièce avec nous, il a fallu attendre le camion d'assistance…Et encore une fois, nous perdons énormément de temps, et sur un problème différent de la veille. Sincèrement, je me demande ce qui nous attend demain ! » sourit-il tristement, avant de reprendre. « On a besoin de travailler sur la voiture, faire plus de tests, plus de petites courses pour la développer et arriver au niveau suffisant pour affronter le Dakar. Pour l'instant ce n'est pas le cas !... » Un dernier mot avant de rentrer enfin au bivouac : que ressent un pilote professionnel qui vit une course d'habitude réservée aux amateurs ? « Dakar is Dakar. C'est un défi… pour tout le monde… » La portière claque et le Ford Ranger démarre… Reste que Valparaiso est encore bien loin…

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      250 - Patronelli abandonne

        Il disait à l'issue de la 2e étape qu'il avait remporté. « Le Dakar vient de commencer. » Hier c'était déjà fini pour le double vainqueur argentin de l'épreuve (2011 et 2009). Victime tout à la fois de la chaleur du jour, de l'altitude et des circonstances de course, Marcos Patronelli laisse la voie libre à une explication entre Sonik et Casale pour la victoire finale non sans avoir eu son content d'émotions hier. Au sortir d'une courbe entamée avec trop de vitesse Patronelli bloquait son quad au bord d'un ravin conséquent. La machine ne répondait plus à sa demande de gaz, sans doute à cause de l'aaltitude et glissait avant de basculer dans le vide tandis que le pilote avait le temps de sauter. Quad abîmé en contrebas, lucidité réduite par un début de déshydratation, l'aventure s'est terminée subitement pour le cadet des Patronelli, particulièrement remonté contre le sort un peu plus tard au bivouac de San Juan. 









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