Dakar

Un Dakar sans vitesse...

Sur les quelques 9 500 km du parcours 2014, les concurrents auront, dans toutes les catégories, attraper des ampoules à la main droite à force de manier le levier de vitesse de leurs montures, au rythme de plusieurs milliers par jour. Tous ? Non ! En effet, les « petits poucets » du peloton auto, les Polaris RZR du Team Xtrem+ ont comme particularité de ne pas imposer de changements de vitesse à leurs pilotes ! Explications…

    Souvent appelés «les golfettes » dans le bivouac, les buggys Polaris sont en effet des petits véhicules 4 roues motrices du commerce équipés d'un moteur de quad 900cc et développés par le Team Xtrem Plus. À mi-chemin donc entre les voitures et les quads, les RZR 900 détonnent esthétiquement dans le peloton, mais également techniquement, puisque ils ne disposent que de…3 vitesses : marche arrière, marche avant courte et marche avant longue ! De quoi bigrement simplifier la vie de son pilote…

    « C'est un avantage dans les dunes, car le couple reste constant, et même si le moteur ne fait que 95 chevaux, comme on ne fait que 900 kg, c'est fabuleux », avoue Willy Alcaraz, 23 Dakar au compteur et vainqueur de la catégorie solo lors des deux dernières éditions au volant du Polaris. « En fait, c'est même notre terrain favori, car contrairement aux autres voitures, nous n'avons pas de risques de rater un rapport, ou de trop accélérer ou pas assez. Le variateur s'occupe de tout, il met le couple là où il faut. Le seul souci, c'est qu'en descente, il n'y a pas de frein moteur, alors dans les dunes, il faut jouer avec les gaz, en plus du frein, pour éviter que le derrière ne passe devant. Et puis bien sur avec 110km/h de vitesse de pointe, contre 150 aux autres, dans le vite, on est « un peu » pénalisé, mais dès que ça devient technique, c'est génial. Et comme en plus, il n'y a pas de pédale d'embrayage, on peut freiner pied gauche, comme en karting ! C'est vraiment facile d'accès ».

    Techniquement en revanche, c'est un peu plus compliqué comme nous l'explique Nicolas Garnier, responsable du développement du Polaris chez Xtrem Plus. « En fait, le seul inconvénient des variateurs, le point faible, c'est la courroie qui peut chauffer jusqu'à la rupture sur les longues étapes et dans les conditions extrêmes de poussière et de sable que proposent le Dakar. Donc nous avons beaucoup travaillé pour mettre au point un carter étanche ainsi qu'un système de refroidissement spécifique avec des sondes qui donne la température dans le carter au pilote. Et ça fonctionne parfaitement puisque, cette année, nous n'en avons pas cassé une seule! Et pourtant, nous utilisons toujours des courroies d'origine que, par précaution, nous remplaçons quand même tous les soirs. D'ailleurs, hormis le refroidissement, nous n'utilisons que des pièces du commerce Polaris, ce qui est logique puisque notre bloc moteur et variateurs est directement issue de la série. En fait, nous avons deux variateurs, un primaire sur le moteur, un secondaire sur la boite de vitesse qui sont reliés par une courroie. Et ces deux variateurs travaillent simultanément pour être toujours dans la bonne plage de couple et de puissance du moteur. Les autres doivent utiliser leur boite de vitesse pour toujours être au bon rapport et au bon régime moteur, chez nous, c'est automatique ! En début de spéciale, le pilote passe sur la vitesse longue et ensuite, il n'a plus qu'à s'occuper du volant ! C'est quand même plus simple !»

    Et efficace puisque si les deux « golfettes » font sourire dans le bivouac, elles sont toutes deux à l'arrivée à Valparaiso, et dans le top 40 s'il vous plait ! Tous les gros cubes présents à Rosario, ne peuvent en dire autant…









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