Pour la 3ème fois Etienne Lavigne, Directeur du Dakar a remis, au nom de l'organisation du Dakar, une contribution de 157.000 dollars à l'association ‘Un Techo para mi Pais'. Grâce à ces trois donations 450 maisons ont été construites en Argentine et au Chili depuis 2009 pour des familles en difficulté, auprès de qui des milliers de bénévoles (25.000 au Chili) dispensent aussi cours et formations. Rencontre avec Pablo Contreras l'un d'entre eux.
Pablo Contreras est coordinateur pour la région d'Arica et Parinacota pour la Fondation ‘Un techo para mi Pais.' Il explique pour dakar.com son travail et sa trajectoire.
Pablo Contreras : « Je suis ingénieur agronome de formation. J'ai 30 ans et je fais partie de ‘Un Techo para mi Pais' depuis 2002. En fait tout a commencé avec ‘Un Techo para Chile' qui a été fondé en 1997. Au début des années 2000 c'était déjà devenu ‘Un Techo para mi pais' et des amis qui en étaient membres me demandaient d'y entrer pour que je sorte un peu de mes études et que je m'ouvre plus sur les autres. Le projet me plaisait, car il avait un aspect social très marqué ainsi qu'un accompagnement. Il ne s'agissait pas simplement de faire une dotation à des familles en difficulté, mais aussi de doubler l'attribution d'une maison d'une proposition d'éducation et de formation.
Pablo Contreras : « Je suis resté car l'ensemble du projet répondait à mes aspirations. Et j'en suis devenu responsable pour la ville d'Arica et sa région, Parinacota. Je commence toujours mes journées par le travail administratif. Les gens travaillent, et les familles chez qui nous intervenons ne sont disponibles, avec les enfants, que l'après-midi à partir de 17h00. L'essentiel de mon travail consiste à coordonner et organiser tout le suivi éducatif après une donation. Nous sommes 32 bénévoles sur Arica à mettre ainsi en application le projet éducatif que nous avons défini en dialoguant avec la famille. Ils demandent le plus souvent du soutien scolaire pour leurs enfants ou pour eux. Essentiellement lire et écrire. Les interventions sont divisées en trois types de niveau : enfants, adolescents ou bien parents.
Pablo Contreras : « A Arica nous sommes actuellement 32 volontaires permanents. Nous sommes parfois plus nombreux car certains viennent ponctuellement. Personnellement, je donne 80% de mon temps au projet. Je ne suis pas rétribué. Et je m'arrange pour accomplir mes missions professionnelles en bloquant par exemple une semaine entière, afin de gagner le nécessaire. Les difficultés qui ont été vécues dans le pays ont eu comme conséquence de créer une sensibilisation à l'ensemble des problèmes sociaux et beaucoup de monde est venu vers nous. Certains pour s'engager d'autres pour savoir quoi faire de temps en temps. C'est bien et cela montre que l'on a bien travaillé. Ce n'est pas évident et c'est toujours long avant de faire bouger les consciences.

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