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Étape 7 - vendredi 9 janvier 2009 | Mendoza > Valparaiso

  • Liaison  80 km
  • Spéciale 419 km
  • Liaison 317 km

Échos

Le meilleur mastic du monde !

Copyright A.S.O. / Amaury Sport Organisation

Le team BMW X-Raid a perdu un de ses camions d’assistance rapide en course. ConfrontĂ© Ă  de sĂ©rieux problèmes dans la spĂ©ciale de l’étape 9, Guerlain Chicherit a trouvĂ© une solution de repli particulièrement avantageuse en faisant confiance Ă  des spectateurs argentins. Avec un gros trou dans le radiateur de son X3, grossièrement rĂ©parĂ© avec la pâte maison, Chicherit a dans un premier temps Ă©tĂ© contraint de s’arrĂŞter tous les 500 m pour remplir d’eau son rĂ©servoir. La progression s’est faite dans ces conditions pendant près de cent kilomètres, mais une rencontre providentielle a changĂ© le destin de l’équipage. « Un spectateur m’a sorti une espèce de produit complètement bizarre, qu’il m’a dit de tremper dans l’eau pour ensuite colmater le trou. Avec Mathieu, nous nous sommes dit « on ne va quand mĂŞme pas mettre ce truc sur notre voiture », puis on a tentĂ© le coup. Et finalement, ça a parfaitement tenu sur les 100 derniers kilomètres. Il nous a sauvĂ© notre course, et je ne connais mĂŞme pas son nom ! Ce mĂ©cano, il est gĂ©nial ».

Mendoza tierra de futebal

Copyright A.S.O. / Amaury Sport Organisation

Bien que les résultats du Sportivo Godoy Cruz, seule équipe de la province de Mendoza en première division argentine, ne soient pas enthousiasmants (12ème du dernier championnat), Mendoza n’en demeure pas moins une terre de football. Les concurrents du Dakar s’en sont rendus compte en accédant au bivouac où un large panneau rappelle que c’est ici même qu’avait eu lieu en 1978 certaines rencontres de la Coupe du Monde. A quelques centaines de mètres se trouve en effet l’Estadio Mendoza. Pour l’anecdote, c’est dans cette enceinte qu’a été marqué le 1000ème but en Coupe du Monde, l’œuvre de Robert Rensenbrink lors de la victoire des Pays-Bas sur l’Ecosse 3-2.

L’Alpe d’Huez, version argentine

Copyright A.S.O. / Amaury Sport Organisation

Les concurrents et suiveurs du Dakar avaient dĂ©jĂ  Ă©tĂ© bluffĂ©s par la foule invraisemblable rĂ©unie autour du podium de dĂ©part Ă  Buenos Aires, les scènes de liesse Ă  l’entrĂ©e du bivouac de Mendoza ont Ă  nouveau surpris et ravi les acteurs du rallye. Le public s’écartant au passage des motards rappelait une Ă©tape du Tour de France dans l’ascension mythique de l’Alpe d’Huez, le tout avec un respect infini pour les hĂ©ros du Dakar. Pour certain, c’était plutĂ´t l’enduro du Touquet. « C’est mĂŞme pire et c’est gĂ©nial », s’exclamait Thierry Bethys vainqueur de la fameuse Ă©preuve du Pas-de-Calais. Patrice Carillon profitait du moment en faisant rugir sa KTM pour le plus grand plaisir des aficionados. « Je n’ai jamais vu autant de monde rĂ©uni Ă  Mendoza », expliquait Ramon, 20 ans, appareil photo autour du cou et drapeau argentin Ă  la main. Menuda fiesta !

Une histoire de Jobard !

Dans le petit village de La Junta, Willy Jobard franchit la ligne d’arrivĂ©e de la spĂ©ciale en poussant sa moto : « j’avais rĂ©parti l’essence sur les rĂ©servoirs avant et arrière, et je n’ai pas fait la bascule au bon moment, alors Ă  100 m de l’arrivĂ©e, plus rien. Mon calcul Ă©tait bon, Ă  100 m près ». Pour cette fois, la mĂ©saventure est sans consĂ©quence, mais quelques jours plus tĂ´t, le motard a perdu plusieurs heures en course. C’est seulement grâce Ă  l’aide d’un spectateur argentin que Willy a pu Ă©viter un abandon prĂ©maturĂ© : « Mon pneu arrière Ă©tait totalement dĂ©truit, et soudain un spectateur est venu me voir en me disant qu’il avait une moto chez lui. "Quelle moto ?"
"Une Honda 600 XR" "Alors tu peux peut-ĂŞtre m’aider" »
Une heure et demi plus tard, le bon samaritain revient avec le fameux deux roues, qui n’avait plus roulĂ© depuis des lustres. MalgrĂ© cela, la rĂ©paration a pu ĂŞtre faite, et Willy pouvait reprendre sa longue route vers l’arrivĂ©e du jour : « Pendant la liaison, le pneu Ă©tait tellement vieux que des crampons partaient les uns après les autres. Enfin, je suis allĂ© au bout, et dans la soirĂ©e j’ai revu mon sauveur. J’ai voulu le payer, ou lui offrir une paire de roues, mais il ne voulait rien. Il Ă©tait juste content de m’avoir dĂ©pannĂ© »