Étape 7 - vendredi 9 janvier 2009 | Mendoza > Valparaiso
- Liaison 80 km
- Spéciale 419 km
- Liaison 317 km
Le film de l’étape
Chaleco à l’heure chilienne, VW en pointe

Avant la journĂ©e de repos durant laquelle le Dakar sera basĂ© Ă Valparaiso, Francisco Lopez a remportĂ© la première spĂ©ciale de sa carrière sur le Dakar. Juste avant de passer la frontière chilienne, l’ancien champion du monde en 450 cc a passĂ© un cap dans sa carrière. En auto, le festival Volkswagen continue. Carlos Sainz s’est octroyĂ© une 3ème victoire d’étape prenant au passage le commandement du gĂ©nĂ©ral. Le tenant du titre StĂ©phane Peterhansel a Ă©tĂ© contraint Ă l’abandon, moteur cassĂ©. Les camions ont eux fait route en liaison jusqu’au Pacifique, leur spĂ©ciale ayant Ă©tĂ© annulĂ©e.
Francisco Lopez n’est pas le genre d’homme Ă appuyer sur la poignĂ©e de frein pour remettre ses victoires Ă plus tard. Il a juste le timing parfait. Le jour oĂą le Dakar rentre pour la première fois de son histoire sur le territoire chilien, l’espoir le plus prometteur du pays sur l’épreuve arrache sa première victoire de spĂ©ciale sur le Dakar. Avec un retard de près de 2h00 sur Marc Coma au classement gĂ©nĂ©ral, « Chaleco » a pris conscience qu’il lui restait Ă briller sur quelques spĂ©ciales pour transformer son Dakar en succès. L’entrĂ©e au Chili dans la peau d’un vainqueur devrait dans un premier temps lui assurer une rente populaire durant la traversĂ©e du pays. Mais le « Chaleco Tour » pourrait aussi s’accompagner d’une remontĂ©e du pilote chilien dans la hiĂ©rarchie dans les deux Ă©tapes qui suivront la journĂ©e de repos. Car le podium n’est plus qu’à 35 minutes.
L’enjeu de la première place du classement général n’a pas été perturbé par cette spéciale raccourcie, disputée sur un terrain parfois boueux qui a rappelé à certains des cessions de championnats d’enduro. Marc Coma, parti en deuxième position, est constamment resté au contact de Cyril Despres, chargé aujourd’hui d’ouvrir la piste. Avec le deuxième temps du jour, sa régularité au long cours continue de payer. La journée de repos s’annonce des plus sereines pour l’Espagnol, assis sur un épais matelas de 51 minutes d’avance sur Jonah Street. L’Américain, qui a un peu musardé en route (près de 15’ de retard sur le chrono de Lopez), est maintenant talonné par David Frétigné. Le pilote Yamaha, à l’aise sur ce type de spéciale, revient également dans le coup grâce aux problèmes de pneumatiques connus par Jordi Viladoms, qui rétrograde en cinquième position.
La course auto a une nouvelle fois connu un sérieux rebondissement sur cette pourtant courte spéciale avant le repos. Après l’abandon de Nasser Al Attiyah, alors leader du général, la veille au soir, la journée a été bien difficile pour le tenant du titre Stéphane Peterhansel. Le récit de sa journée a tout du cauchemar : kilomètre 57, sa Mitsubishi Lancer Racing prend feu mais une fois le début d’incendie maitrisé le sextuple vainqueur en auto repart ; une vingtaine de kilomètres plus tard, le véhicule rouge est une nouvelle fois à l’arrêt avec des soucis de surchauffe moteur. L’aventure de Peter s’achève hélas quelques instants plus tard sur une apparente casse moteur. Le team Mitsubishi aura donc vécu 48 heures de galère. Après l’abandon de Luc Alphand hier, la firme japonaise ne peut plus compter que sur le seul Joan Roma.
Une aubaine pour le team Volkswagen qui voit un nouveau rival s’écarter de son chemin triomphal. En route vers la frontière chilienne, le gourmand Carlos Sainz s’est rassasié avec un troisième succès sur cette 31ème édition. Parti juste derrière ses coéquipiers De Villiers et Miller, le Madrilène s’est fait un plaisir de réaliser les temps de référence à chaque pointage chronométrique. Il devance finalement Miller de 3’41 et Robbie Gordon, enfin avec les meilleurs, de 4’13.
Carlos Sainz s’empare au passage du commandement de l’épreuve, profitant de la légère contre-performance de De Villiers, 6ème de l’étape à plus de 7 minutes. Au général, l’espagnol possède seulement 9’’ d’avance sur son coéquipier sud-africain. Un troisième VW, Miller, complète le podium provisoire. Le rival le plus menaçant pour la firme allemande est à présent Nani Roma à une demi-heure.
Dans la catégorie T2 des voitures de production, le japonais Jun Mitsuhashi a remporté la septième étape. Il termine, en valeur absolue, à 47’15’’ de Carlos Sainz et devance Nicolas Gibon qui boucle la spéciale 10’ 20’’ plus tard. L’autre prétendant au titre de la catégorie, l’espagnol Xavier Foj, arrive à 1h31’’ de son compatriote et perd donc plus d’une demi-heure sur l’étape. Au général particulier Gibon conserve la tête devant Foj, qui pointe cependant dorénavant à plus d’une heure du français.
