Joan Pujolar : « Il faut prendre les chemins les plus faciles »
C’est l’histoire d’un enfant de Llagostera. Un village tranquille de 7000 habitants, où vivent aussi deux mécaniciens très qualifiés. Pere Maini de l’équipe Muxu, est l’un d’eux. Joan Pujolar, l’autre. Il continue de vivre là-bas, et rien ne le ferait changer d’avis car ce coin de Catalogne rassemble tout ce qui donne du goût à sa vie. Un endroit magique : mi-médiéval avec ses fortifications et mi- touristique avec ses restaurants dans lesquels il va avec sa femme et ses deux enfants, après avoir nagé ou plongé. Il y a aussi les montagnes de Cerdaña, des Garrotas du Ripollès, où il aime marcher. En d’autres termes, Joan a tout sous la main. Mais sa passion pour la mécanique lui a fait rencontrer le Dakar. Un autre environnement, d’autres paysages. Un monde différent auquel il se consacre à nouveau, après une première expérience catastrophique. Ce premier Dakar, disputé en 1996, aurait pu le démoraliser définitivement. Avec Maule Plaza, ils ont dû abandonner et endurer des journées interminables pour rapatrier la voiture. Joan, comme tout bon Catalan, ne s’est pas pour autant avoué vaincu. Depuis, Il a rallié l’arrivée à cinq reprises, notamment en tant que copilote de Josep-Maria Servia ou de Xavier Foj, accrochant même la 28ème place du classement général l’année dernière. Pour sa neuvième participation, il se lance dans la course dans des conditions optimales : pilote officiel de Toyota.